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John Woo : Gros plan sur la filmographie du maître des films d’action – partie 2

Après s’être consacré à de nombreux films à Hong Kong, John Woo a rejoint les studios américains en 1993 afin d’apporter son savoir faire à Hollywood. Le cinéaste chinois a multiplié les projets ambitieux. Le rêve américain ne permit malheureusement pas au réalisateur d’obtenir des critiques dithyrambiques. Au milieu des années 2000, John Woo a donc cherché un nouveau souffle en Chine.

Après avoir consacré les débuts de sa carrière à des films de kung-fu pour la Golden Harvest et à de nombreux polars dans les années 1980, John Woo décide de s’installer à Los Angeles en 1992. Il va multiplier les projets avec les plus grands acteurs du moment à Hollywood.

Le rêve américain ? Un cauchemar pour John Woo…

Les studios hollywoodiens ont courtisé le réalisateur chinois après ses multiples succès à Hong Kong. John Woo a rapidement répondu au chant des sirènes des studios hollywoodiens. Le cinéaste est parti travailler aux USA dès le début des années 1990. Le premier film américain du maître de l’action a éveillé la curiosité du public européen. Chasse à l’homme a en effet offert un rôle en or à Jean-Claude Van Damme. Le réalisateur poursuit sur sa lancée et franchit plusieurs paliers. Les différents long-métrages qui se succèdent pour lui à Hollywood sont à chaque fois de plus grande ampleur que le précédent. John Woo est ainsi passé de Chasse à l’homme à Broken Arrow, pour se mesurer ensuite au défi de la science-fiction avec Volte / Face et finir en apothéose avec Mission Impossible 2Ses deux dernières incursions à Hollywood, Windtalkers et Paycheck, ont été malheureusement mal accueillies aux Etats-Unis.

La mue de John Woo à Hollywood n’a pas prise. Le talent du cinéaste, complètement bridé, a été la victime collatérale de la politique des studios. Son exil à Hollywood fut assez décevant et contre-productif. Ses différents films aux USA n’ont jamais atteint le dynamisme et le souffle épique de ses polars hong kongais. Le réalisateur est donc reparti chercher un nouveau souffle dans son pays natal. John Woo a signé de nouvelles réalisations tournées vers l’Asie au milieu des années 2000.

CHASSE A L’HOMME – HARD TARGET – 1993

Chasse à l’homme constitue donc la toute première incursion de John Woo à Hollywood ! Le cinéaste a tenu à intégrer l’acteur le plus bankable à l’époque et le plus talentueux dans le domaine des films d’action : l’acteur belge Jean-Claude Van Damme.

Chance Boudreaux (JCVD), un sans abri de la Nouvelle Orléans, accepte d’aider Natasha Binder (Yancy Butler) à retrouver son père. Il ne tarde pas à découvrir le corps de ce dernier, un ancien officier des Forces Spéciales, éliminé par un gang qui se livre à un genre de safari un peu spécial pour riches fortunés en manque de sensations fortes. Ils traquent en effet des vétérans laissés pour compte, devenus SDF pour la plupart. Ces « chasseurs d’hommes » sont dirigés par le cruel Emil Fouchon. Les choses vont se corser lorsque ce dernier lance son gang après Chance.

Les fans inconditionnels de Jean Claude Van Damme ne seront donc pas déçus en découvrant Chasse à l’homme. Ce film d’action permet d’ailleurs de retrouver le comédien Lance Henriksen (Bishop dans Aliens, le retour) dans un rôle de méchant impitoyable à consonance française, le perfide Emil Fouchon. Le comédien Arnold Vosloo (La Momie, Le retour de la momie) incarne un impitoyable membre du gang de Fouchon.

Le film comporte un nombre astronomique de séquences d’action tournées au ralenti, des bijoux de mise en scène permettant de profiter des prouesses de Jean-Claude Van Damme en terme d’art martial. Chasse à l’homme dispose également d’une scène culte et assez surréaliste lors d’une poursuite en moto. Ce tout premier film d’action de John Woo à Hollywood reste un bon divertissement taillé sur mesure pour Jean-Claude Van Damme. Chasse à l’homme est accessible dans le catalogue français de Netflix.

BROKEN ARROW – 1996

Le capitaine Riley Hale, pilote d’essai dans l’armée américaine, est en fervente admiration devant le major Vic Deakins, avec lequel il fait équipe. Sa ferveur est stoppée net le jour ou, en mission ultrasecrète à bord d’un bombardier furtif B-3 qui transporte deux missiles à ogives nucléaires opérationnels, Deakins le menace d’un pistolet et l’ejecte de l’appareil a la limite de l’Utah et de l’Arizona.

Broken Arrow est une série B d’action qui ne laissera pas un souvenir impérissable aux spectateurs. Même si le duo Christian Slater (vu récemment dans Mr. Robot) – John Travolta (Pulp Fiction) fonctionne à merveille, John Woo peine à retrouver l’énergie, l’adrénaline et les qualités de ses polars hong kongais dans son expérience hollywoodienne pour ce second film pour un studio américain sur fond de menace d’explosion nucléaire.

VOLTE / FACE – FACE / OFF – 1997

Volte / Face est l’œuvre la plus aboutie et la plus maîtrisée de John Woo à Hollywood. John Woo retrouve John Travolta après leur collaboration sur son précédent film Broken Arrow. Nicolas Cage va mener la vie dure à Travolta tout au long de ce film épique au scénario décoiffant. Le film constitue d’ailleurs un classique dans la filmographie de Nicolas Cage et de John Travolta, deux acteurs légendaires à Hollywood.

Castor Troy, un dangereux terroriste, est tombé dans le coma à la suite d’un affrontement avec Sean Archer, agent de la CIA. Grâce à une intervention chirurgicale et aux progrès de la science, Archer prend le visage et la voix de Troy pour faire avouer au frère de ce dernier l’emplacement d’une bombe. Mais Troy va sortir du coma. Bien décidé à se venger, le véritable Castor Troy va prendre à son tour le visage de son pire ennemi, Sean Archer.

A l’origine, ce film devait être beaucoup plus axé sur la partie science-fiction. Le casting promettait un affrontement titanesque entre deux autres monuments à Hollywood ! Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger ont en effet été annoncés pendant un temps pour le casting de Volte / Face. Pour des raisons budgétaires, le projet prit davantage la forme d’un polar avec le duo Nicolas Cage – John Travolta.

Le film parvient à soulever des interrogations et des réflexions sur des thématiques fortes comme l’identité, la rédemption, la perte d’un enfant, la transmission ou bien encore les progrès de la science. Volte / Face va à rebours du manichéisme classique des blockbusters américains entre les forces du bien et du mal. L’échange d’apparence entre Castor Troy, un criminel notoire, et Sean Archer, un agent de la CIA, va donner lieu tout au long du film à des séquences cultes et à des quiproquos mémorables qui font tout le sel du long-métrage et permettent d’apporter des rebondissements diaboliques à l’intrigue.

La fin du film est une véritable apothéose et un monument de cinéma d’action. La séquence à l’église contient tous les codes déjà présents dans The Killer (la démesure de la fusillade, plusieurs personnages qui se braquent mutuellement l’arme à la main, l’utilisation des ralentis et des plans sur les trajectoires des balles, la présence de colombes et la forte thématique religieuse). La poursuite en bateau et son issue exceptionnelle restent une prouesse visuelle et sur le plan de la mise en scène dont seul John Woo a le secret.

MISSION IMPOSSIBLE II – 2000

L’agent Ethan Hunt va devoir récupérer un virus génétiquement modifié, baptisé Chimera. Sean Ambrose, qui fut son élève avant de devenir son ennemi juré, s’est emparé de l’antidote et se terre dans un laboratoire secret de Sydney. Son ex-maîtresse, Nyah Hall, pourrait s’avérer utile dans les tentatives d’infiltration de l’agent Hunt au sein de ce QG hautement protégé. Le casting de choix réunit les comédiens Tom Cruise, Dougray Scott, Thandie Newton, Ving Rhames, John Paulson, Dominic Purcell et Anthony Hopkins dans ce second volet de l’adaptation cinématographique de la série télévisée culte.

A la manière de Chasse à l’homme ou de Paycheck, Mission Impossible 2 continent une inoubliable séquence de cascades à moto. John Woo a tenu à repousser les codes et les limites de l’action dans cette super production hollywoodienne. John Woo semble être le réalisateur à avoir instillé le goût du risque chez Tom Cruise pour des cascades qui défient l’entendement humain dans chaque nouveau volet de la saga Mission Impossible.

L’une des scènes les plus impressionnantes du film a contraint Tom Cruise à assurer une séquence à couper le souffle au-dessus du vide. John Woo est resté bluffé et très impressionné par le sang-froid et le professionnalisme de l’acteur d’Eyes Wide Shut. John Woo avouait à l’époque avoir :

encore la chair de poule. Tom était suspendu à cette falaise à plusieurs centaines de mètres de haut, traqué par un hélicoptère dont les pales le frôlaient. Mais il ne s’est pas contenté d’une prise, il a exigé qu’on refasse la scène encore et encore jusqu’à ce qu’elle soit parfaite. Mais je comprends et j’admire son perfectionnisme.

John Woo a permis de dépoussiérer la licence Mission Impossible et de dynamiter les codes des blockbusters hollywoodiens avec M : I 2.

WINDTALKERS, LES MESSAGERS DU VENT – 2002

John Woo s’attaque à un véritable film de guerre avec Windtalkers après s’être essayé au genre avec notamment Une balle dans la tête ou bien encore Les larmes d’un héros. John Woo expose une page méconnue de l’histoire militaire américaine avec ce long-métrage. Windtalkers : Les Messagers du vent prend pour héros les Indiens Navajos chargés des transmissions au sein de l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1944, face à l’ennemi japonais, les Etats-Unis ont utilisé une méthode de codage : le langage Navajo, uniquement compris et parlé par certains soldats indiens. Cette méthode ingénieuse porta un coup fatal aux japonais et permit aux américains de remporter la Guerre du Pacifique.

Le marine Joe Enders sort blessé d’une bataille sanglante sur les îles Salamon. Après avoir récupéré dans un hôpital, il est chargé d’une nouvelle mission consistant à assurer la sécurité de deux soldats navajos, Ben Yahzee et Charlie Whitehorse, et à « protéger le code à tout prix » pour l’empêcher de tomber aux mains de l’ennemi. En clair : sacrifier, si besoin est, leurs frères d’armes. Durant ce périple, Joe se voit accompagner d’Ox Anderson et d’autres soldats. En pleine bataille de Saïpan, des liens d’amitié se tissent alors entre les Navajos et leurs « anges gardiens ».

John Woo a tenu à raconter cette page méconnue et poignante de l’histoire américaine tout en accentuant le côté humain, le sens du devoir et le sacrifice de ces militaires.

C’est la dimension émotionnelle de cette histoire et sa résonnance humaine qui m’ont séduit. Je cherchais depuis quelque temps à sortir du domaine du pur film d’action, et ce projet cadrait parfaitement avec les objectifs de notre nouvelle société de production.

 

Dans Windtalkers, les acteurs ont évoqué l’intensité du tournage de ce film de guerre. Les comédiens faisaient beaucoup de cascades eux-mêmes. Christian Slater, déjà impliqué sur un film de John Woo avec Broken Arrow, s’était confié sur les conditions de tournage extrêmes.

Ce fut une succession quasi ininterrompue de scènes à risques, parfaitement terrifiantes. Nous devions parfois courir de longues distances en suivant des itinéraires très précis au milieu des mines et des explosions. Cela demandait une concentration et une prudence extrêmes.

Le comédien Mark Ruffalo avait évoqué son admiration pout le talent de John Woo dans le cadre de ce film épique.

John Woo est incroyable ! Je me souviens d’un plan séquence, tourné à la steadycam le long d’une tranchée, où des dizaines d’entre nous se livraient à un féroce corps à corps. Décidé à tourner cela sans aucune coupe, John avait chorégraphié chaque seconde de main de maître. Le résultat est aussi dense et haletant qu’on peut l’espérer.

Le casting de Windtalkers est complété par Nicolas Cage, Roger Willie, Adam Beach, Peter Stormare.

PAYCHECK – 2003

John Woo s’est consacré à l’adaptation de l’œuvre littéraire de Philip K. Dick avec Paycheck. Le film s’attaque au débat sur les dangers des progrès de la science et des technologies. L’intrigue permet également de s’interroger sur la question de la destinée.

Le casting de choc de Paycheck rassemble les comédiens Ben Affleck, Uma Thurman, Aaron Eckhart, Paul Giamatti ou bien encore Peter Friedman. John Woo a également intégré au casting de Paycheck l’acteur Colm Feore qui jouait le scientifique dans Volte / Face. C’est également un plaisir de retrouver dans le film le comédien Joe Morton qui incarnait l’ingénieur de Skynet dans Terminator 2 (Miles Dyson) et le tout premier rôle de l’acteur Michael C. Hall (le célèbre anti-héros de la série Dexter). Ils incarnent deux agents du FBI, dans Paycheck, chargés de retrouver Michael Jennings (Ben Affleck).

L’ingénieur Michael Jennings travaille sur des projets top-secrets, commandités par des sociétés de haute technologie. A l’issue de chaque mission, sa mémoire est « effacée » par contrat pour l’empêcher de divulguer la moindre information confidentielle. Un chèque d’un montant important lui est alors remis en contrepartie de son travail effectué. Mais cette fois, l’enveloppe ne contient aucune somme d’argent mais regorge d’objets hétéroclites. Selon la compagnie, Jennings aurait renoncé par avance à ses honoraires habituels. Michael Jennings va pourtant très vite découvrir que ces objets vont s’avérer décisifs. Ils sont autant d’indices relatifs à son passé, un passé « remis à zéro » dont sa mémoire n’a gardé que d’infimes traces. Son seul espoir pour percer ce mystère est la femme avec qui il travaille et qu’il aime depuis trois ans : Rachel Porter, une biologiste de grand talent. Une course contre la montre s’engage alors. Jennings n’a que quelques heures pour recomposer le puzzle de sa vie et échapper à la vengeance de son implacable employeur, Jimmy Rethrick.

Paycheck a été tourné principalement dans des studios à Vancouver. La séquence exceptionnelle de la fuite à moto dans les rues de Vancouver fut minutieusement préparée sur story-board par le réalisateur de seconde équipe Brian SmrzPaycheck est un film de science-fiction qui ne tient pas toutes ses promesses malheureusement.

L’expérience des studios semble avoir laissé un goût amer et une sensation d’inachevé à John Woo. Il décide donc de revenir en Chine afin de se mesurer à un défi fou !

LES 3 ROYAUMES – RED CLIFF – 2008

Pour son retour en Chine, John Woo s’est attaqué à l’adaptation de la légende des Trois Royaumes. La bataille légendaire des Trois royaumes est très célèbre en Chine. Elle a été retranscrite dans un ouvrage, L’Histoire des Trois Royaumes de Luo Guanzhong. Ce roman historique a été écrit au XIIIème siècle. Depuis plus de vingt ans, John Woo rêvait de porter cette épopée au cinéma. Les moyens financiers et technologiques ne permettaient pas de réaliser un projet d’une telle ampleur dans les années 1980 et 1990. L’opportunité s’est enfin présentée en 2004. Depuis son long-métrage A toute épreuve de 1992, John Woo n’avait plus tourné en Chine, ni en mandarin ou en cantonnais. Le tournage de cette super production a débuté en avril 2007 et s’est étalé sur huit mois. Trois équipes de tournage séparées étaient mobilisées pour cette fresque en costumes.

En 208 après J.-C., l’empereur Han Xiandi règne sur la Chine pourtant divisée en trois royaumes rivaux. L’ambitieux Premier ministre Cao Cao rêve de s’installer sur le trône d’un empire unifié, et se sert de Han Xiandi pour mener une guerre sans merci contre Shu, le royaume du sud-ouest dirigé par l’oncle de l’empereur, Liu Bei. Liu Bei dépêche Zhuge Liang, son conseiller militaire, comme émissaire au royaume de Wu pour tenter de convaincre le roi Sun Quan d’unir ses forces aux siennes. A Wu, Zhuge Liang rencontre le vice-roi Zhou Yu. Très vite, les deux hommes deviennent amis et concluent un pacte d’alliance. Furieux d’apprendre que les deux royaumes se sont alliés, Cao Cao envoie une force de 800 000 soldats et 2 000 bateaux pour les écraser. L’armée campe dans la Forêt du Corbeau, de l’autre côté du fleuve Yangtze qui borde la Falaise Rouge où sont installés les alliés. Dans un déluge de puissance et de génie tactique, la bataille de la Falaise Rouge va rester comme la plus célèbre de l’Histoire et changer le destin de la Chine pour toujours.

John Woo a souhaité réaliser Les Trois royaumes afin de démontrer au monde entier que la Chine était capable de rivaliser avec les grosses productions hollywoodiennes.

Malgré l’engouement que les spectateurs du monde entier ont montré ces dernières années pour le cinéma chinois, les films d’époque chinois atteignent encore rarement l’ampleur et le niveau technique des blockbusters hollywoodiens. Le cinéma chinois expose de nombreux aspects de notre héritage culturel, dont l’esprit des arts martiaux. A travers nos films, nous pouvons exprimer nos idéaux et faire partager notre culture. […] Grâce au talent de nos équipes et aux dernières innovations technologiques que nous avons utilisées, nous avons pu donner à cette épopée une ampleur au moins égale à un blockbuster hollywoodien. Grâce aux décors en extérieurs et aux effets visuels, la bataille est d’un réalisme absolument saisissant. Jamais aucun film chinois n’avait proposé un spectacle aussi impressionnant.

Le cinéaste n’a pas uniquement fait ce long-métrage à destination du public chinois. John Woo souhaitait proposer cette fresque historique afin de démontrer que le cinéma chinois pouvait rivaliser avec les blockbusters américains. Avec Les Trois Royaumes, John Woo semble prendre sa revanche suite à son expérience en demie-teinte à Hollywood. Il s’émancipe définitivement des studios américains.

Mon objectif avec ce film était de franchir les barrières culturelles et historiques de façon à donner au public occidental le sentiment de regarder « une guerre de Troie asiatique », tout en proposant aux spectateurs orientaux un autre regard sur cette histoire qui leur est familière. Je voulais aussi prouver qu’en Chine, nous sommes capables de faire des films du même calibre que les grosses productions hollywoodiennes. Pour moi, l’aspect le plus intéressant de L’histoire des Trois Royaumes – le livre du XIIIème siècle qui raconte cette fameuse bataille – n’est pas le côté idéalisé et surhumain de ses héros, mais l’héroïsme véritable dont font preuve ses personnages.

Le casting regroupe les acteurs Tony Leung, Takeshi Kaneshiro, Fengyi Zhang, Chen Chang, Wei Zhao, Jun Hu, Yong You ou bien encore Chiling Lin. La version des Trois royaumes distribuée dans les salles occidentales est une version raccourcie qui dure 2h25. En Asie, le film de John Woo est divisé en deux parties pour un total de près de 4h40.

THE CROSSING – 2014 – 2015

John Woo a tourné une nouvelle fresque historique sur fond de romance en 2014 et en 2015. Dans The Crossing, le cinéaste chinois explore les destins de trois couples originaires de milieux différents qui ont survécu à un naufrage durant la Seconde Guerre Mondiale et qui cherchent à prendre un nouveau départ. Malheureusement pour les personnages principaux, il n’y a jamais eu de période plus dangereuse pour tomber amoureux. The Crossing a été décliné en deux films, proposés dans les salles en 3D. Le casting regroupe les comédiens Ziyi Zhang, Hye-kyo Song, Xiaoming Huang, Masami Nagasawa, Takeshi Kaneshiro, Feihong Yu ou bien encore Dawei Tong.

L’incursion de John Woo à Hollywood reste un symptôme flagrant de la difficulté d’adaptation de nombreux cinéastes étrangers face au carcan hollywoodien. John Woo n’est jamais parvenu à retrouver le souffle épique et la qualité de ses polars des années 1980 dans ses projets aux USA. Seuls Volte / Face et Mission Impossible 2 ont permis de dépoussiérer le cinéma d’action américain et de dynamiser les codes des blockbusters.

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