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Cinq films d’horreur français à regarder pour Halloween

Si pour vous la soirée d’Halloween rime avec marathon de films d’horreur, que diriez-vous de découvrir (ou redécouvrir) cinq pépites du genre made in France ? Entre slasher, home invasion, drame psychologique et invasion de zombies, il y en a pour tous les goûts ! Bon par contre, on ne vous garantit pas une nuit paisible après…

Le cinéma d’horreur français est souvent mal-aimé (à tort) par le public hexagonal, souvent plus friand de franchises américaines horrifiques comme (la très bonne) Conjuring ou Paranormal Activity. Il regorge pourtant de pépites, de propositions de cinéma singulières exécutées par des cinéastes inspirés, et inspirants. Nous en avons choisi cinq, il en existe évidemment beaucoup d’autres.

Martyrs (Pascal Laugier, 2008)

De quoi ça parle ?

France, début des années 70.
Lucie, une petite fille de dix ans, disparue quelques mois plus tôt, est retrouvée errant sur la route. Son corps maltraité ne porte aucune trace d’agression sexuelle. Les raisons de son enlèvement restent mystérieuses. Traumatisée, mutique, elle est placée dans un hôpital où elle se lie d’amitié avec Anna, une fille de son âge.
15 ans plus tard.
On sonne à la porte d’une famille ordinaire. Le père ouvre et se retrouve face à Lucie, armée d’un fusil de chasse. Persuadée d’avoir retrouvé ses bourreaux, elle tire.

Pourquoi on vous le conseille ?

Comment ne pas commencer ce top par cette pépite signée Pascal Laugier ? Sorti en 2008, Martyrs a bien failli ne jamais trouver le chemin des salles obscures en échappant de peu à une interdiction aux moins de 18 ans (il sera finalement interdit aux moins de 16 ans, lui permettant une distribution plus large). La raison ? Des scènes d’une très grande violence, quasi insoutenables, et qui participent néanmoins à faire naître une immense émotion chez le spectateurs. Contrairement à ce que beaucoup de ses détracteurs lui reproche, la violence chez Pascal Laugier n’est jamais gratuite, ni complaisante puisque pas utilisée de manière fun comme peut l’être le torture porn. La violence chez Laugier sert de levier pour faire naître l’émotion chez le spectateur, et aide au basculement du récit vers le drame psychologique. Dès lors, l’horreur vécue par les personnages sert un propos beaucoup plus profond, qui choque autant qu’il bouleverse. Il utilise d’ailleurs le même procédé dans son récent film, Ghostland, la véritable claque horrifique de l’année 2018.

Haute tension (Alexandre Aja, 2003)

De quoi ça parle ?

Marie, une étudiante de vingt ans, révise ses examens dans la ferme isolée des parents de sa meilleure amie. En l’espace d’une nuit, un tueur, qui ignore son existence, assassine à tour de rôle les membres de cette famille…

Pourquoi on vous le conseille ?

En rendant clairement un hommage appuyé aux classiques du genre comme Massacre à la tronçonneuse ou encore Evil Dead, le réalisateur français Alexandre Aja signe un long-métrage horrifique d’une efficacité redoutable qui ne lésine pas sur la violence et l’hémoglobine (le film est d’ailleurs interdit aux moins de 16 ans). Sorti en 2003, le film va participer au renouveau du cinéma d’horreur français, qui enchaînait jusqu’alors les échecs. Haute tension est un pur film d’horreur, qui ne ménage pas son spectateur, et l’entraîne au coeur d’un cauchemar dont il ne sortira pas indemne. Vous voilà prévenus.

À l’intérieur (Alexandre Bustillo / Julien Maury, 2007)

De quoi ça parle ?

Depuis la mort tragique de son mari dans un accident de voiture, Sarah est seule et malgré une mère omniprésente, c’est seule qu’elle passera son réveillon de Noël. Seule et enceinte. Cette nuit est la dernière que la jeune femme passera chez elle. Le lendemain matin, celle-ci doit entrer à l’hôpital pour accoucher. Dans sa maison, tout est calme. Jusqu’au moment où quelqu’un vient frapper à sa porte. Derrière, une femme prête à tout pour arracher l’enfant qu’elle porte en elle…

Pourquoi on vous le conseille ?

Après Haute tension, on continue dans l’horreur pure et gore made in France. Radical et viscéral, À l’intérieur nous secoue jusqu’aux entrailles avec des scènes parfois insoutenables (inutile de vous préciser qu’il est également interdit aux moins de 16 ans) portées par un duo d’actrices (Béatrice Dalle et Alysson Paradis) époustouflant. Frôlant parfois le grotesque dans son final, le film a le mérite de ne faire aucune concession et de prendre des risques dans sa réalisation. Une proposition horrifique ambitieuse à conseiller à tous les amateurs de cinéma gore. Pour les autres, on vous conseille de ne pas tenter le diable.

Ils (David Moreau / Xavier Palud, 2006)

De quoi ça parle ?

Lucas et Clémentine, un couple trentenaire expatrié en Roumanie, habite depuis peu une maison isolée en banlieue de Bucarest.
Elle, professeur de Français, lui, romancier, vivent un bonheur paisible…
Pourtant, un soir, dans leur maison, tout va basculer…
La pluie battante fait rage à l’extérieur…
Le téléphone retentit, des voix lointaines au bout du fil… incompréhensibles.
Le couple n’est pas seul… Le cauchemar commence…
ILS sont là…

Pourquoi on vous le conseille ?

Le pitch vous dit quelque chose ? C’est normal. Si vous avez vu le film américain The Strangers sorti en 2008, vous remarquerez que les deux histoires sont similaires : un jeune couple se fait harceler par des intrus dans leur maison. La bonne nouvelle ? Ils est aussi efficace et malsain que The Strangers. Ce pur home invasion est un véritable cauchemar pour ceux qui flippent le soir quand ils sont seuls chez eux (spoiler : le fait d’être accompagné ne vous sauvera pas plus). Pourquoi ? Car il est terriblement réaliste et pourrait très bien arriver à n’importe qui. Ce qui le rend particulièrement terrifiant.

La nuit a dévoré le monde (Dominique Rocher, 2018)

 

De quoi ça parle ?

En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s’organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il vraiment le seul survivant ?

Pourquoi on vous le conseille ?

Film de zombies français, La nuit a dévoré le monde de Dominique Rocher s’inscrit dans la droite ligne de l’héritage de George A. Romero, et nous offre à la fois un pur survival horrifique et une bouleversante réflexion sur l’existence. Si chez Romero, les zombies sont une métaphore du racisme aux États-Unis, ici ils représentent ceux que le personnage principal redoutent le plus : les autres. Enfermé dans une bulle au coeur d’une immense ville, Sam, misanthrope invétéré, illustre le profond mal-être que peuvent ressentir les habitants de Paris ou plus largement des grandes villes, lorsque la proximité avec l’autre se fait étouffante. Loin d’être seulement une réflexion existentielle, le film doit sa réussite à cet équilibre toujours respecté entre le pur survival horrifique qui ne lésine pas sur l’hémoglobine et le cheminement psychologique du personnage qui emmène à se demander si l’être humain est capable de survivre seul au monde indéfiniment. Un must see !

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