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Top 5 de la crème des films mêlant fiction et faits réels

Avec la sortie le 14 août dernier du neuvième film de Quentin Tarantino « Once Upon a Time in Hollywood », nous nous sommes dit qu’il serait bon de faire un tour d’horizon des meilleurs films mêlant fiction et réalité. Souvent inspirées de serial killers, de faits historiques ou de personnages célèbres via des biopics, les fictions basées sur des faits réels tiennent une place majeure au cinéma.

Certains films respectent scrupuleusement la réalité quand d’autres se permettent certaines libertés. Le scénariste et/ou le réalisateur modifie la fin, ajoute des personnages totalement inventés, sublime le tout par un aspect fantastique, etc. Once Upon a Time… In Hollywood se déroule en 1969. La comédie dramatique de Tarantino suit la star de télévision fictive Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) et son cascadeur et doublure de longue date Cliff Booth (Brad Pitt). Tous deux poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus tandis qu’en parallèle, nous assistons à l’apogée du mouvement hippie et à la vie de Sharon Tate (Margot Robbie), épouse de Roman Polanski (Rafal Zawierucha) enceinte de huit mois à la fin du film. L’actrice et le réalisateur se trouvent être les voisins de Rick Dalton. Tarantino revient avec brio sur le fait divers barbare qui a fait trembler la planète entière et mit un terme au « Power Flower » : les meurtres perpétrés par les disciples du gourou Charles Manson (Damon Herriman). Cette histoire déroulée au cœur du « nouvel Hollywood » mêle magnifiquement le drame que nous connaissons tous à des personnages totalement inventés. Un duo de choc hilarant, touchant, attachant, que nous suivons en parallèle de hippies sanguinaires. Voici notre liste non-exhaustive des cinq films qui nous ont particulièrement marqués dans l’art de mélanger fiction et réalité.

1) Donnie Brasco

En 1978 à New York, l’agent spécial Joe Pistone (Johnny Depp) est désigné par le FBI pour infiltrer le clan Bonanno, une des familles les plus puissantes de la côte Est. Il contacte un modeste porte-flingue de l’organisation, Lefty Ruggiero (Al Pacino), auprès duquel il se fait passer pour un spécialiste en joaillerie du nom de Donnie Brasco. Coupé de son milieu, Donnie va peu à peu s’identifier à ceux qu’il doit détruire.

Mike Newell délivrait en 1996 son thriller policier Donnie Brasco. Le film s’appuie sur l’histoire vraie de Joseph D. Pistone, un agent du FBI ayant infiltré l’une des cinq familles de la mafia new-yorkaise à la fin des années 1970. Le scénariste Paul Attanasio (qui reçut d’ailleurs l’Oscar du meilleur scénario adapté) a toutefois pris quelques libertés pour rendre l’histoire encore plus exaltante. Ainsi, et contrairement à ce qu’annonce le message à la fin du film, il n’y a plus de contrat de 500 000 dollars sur la tête de Pistone. Celui-ci a été retiré à la suite de négociations entre le FBI et la mafia. Nicky Santora n’a par ailleurs pas été tué et est toujours vivant aujourd’hui.

2) Arrête-moi si tu peux

Dans les années soixante, le jeune Frank Abagnale Jr. (Leonardo DiCaprio) est passé maître dans l’art de l’escroquerie, allant jusqu’à détourner 2,5 millions de dollars et à figurer sur les listes du FBI comme l’un des dix individus les plus recherchés des Etats-Unis. Véritable caméléon, Frank revêt des identités aussi diverses que celles de pilote de ligne, de médecin, de professeur d’université ou encore d’assistant du procureur. Carl Hanratty (Tom Hanks), agent du FBI à l’apparence stricte, fait de la traque de Frank Abagnale Jr. sa mission prioritaire, mais ce dernier reste pendant longtemps insaisissable… Notons que le véritable escroc fait une brève apparition dans le film, sous les traits d’un policier français.

L’histoire vraie de Frank Abagnale Jr. est tellement incroyable qu’elle ne pouvait que devenir un film. C’est donc en 2002 que Steven Spielberg nous a offert son thriller dramatique Arrête-moi si tu peux. Autant Spielberg s’en est inspiré, autant il y a ajouté pléthore d’éléments fictionnés. À titre d’exemples, Abagnale ne forgeait pas lui-même ses chèques tandis qu’il fut arrêté dans le calme par deux policiers, non encerclé par une horde de voitures avec un agent du FBI en négociation. La relation entre Abagnale et l’agent du FBI ne fut à ce propos pas du tout la même en réalité. Les deux hommes n’eurent aucun contact avant l’extradition aux États-Unis après la capture. La manière dont Abagnale a opéré diffère souvent avec la réalité tandis que notre homme a eu de très nombreuses relations éphémères au fil de ses mensonges (DiCaprio a une ou deux liaisons seulement dans le film). Pour finir sur les contradictions, et alors qu’il se fait passer pour un pédiatre, Abagnale quitte volontairement l’hôpital dans le film. En réalité, il fut effrayé au point de s’enfuir après avoir pratiquement laissé un bébé mourir d’asphyxie.

3) Le Pianiste

Durant la Seconde Guerre mondiale, Wladyslaw Szpilman (Adrien Brody), un célèbre pianiste juif polonais, échappe à la déportation mais se retrouve parqué dans le ghetto de Varsovie dont il partage les souffrances, les humiliations et les luttes héroïques. Il parvient à s’en échapper et se réfugie dans les ruines de la capitale. Wilm Hosenfeld (Thomas Kretschmann), un officier allemand qui apprécie sa musique, l’aide et lui permet de survivre.

Roman Polanski délivrait en 2002 son drame historique Le Pianiste. Bien que le film s’inspire du roman autobiographique du pianiste Wladyslaw Szpliman (écrit en 1946 mais publié en 2000, après avoir été censuré pendant des décennies par les autorités communistes), les spectateurs ont sans en avoir forcément conscience également pu découvrir la jeunesse du réalisateur. Ce dernier s’est effectivement échappé du ghetto de Cracovie, tant et si bien que sa propre histoire s’entrechoque avec celle du pianiste. Pour la petite anecdote, Steven Spielberg, grand ami de Polanski, lui avait proposé de filmer La Liste de Schindler. Polanski avait refusé, trouvant la blessure trop forte. Il rencontra par la suite le pianiste et replongea dans cette période traumatisante de sa vie. Szpliman meurt en 2000 durant l’écriture du scénario.

4) Le Terminal

Viktor Navorski (Tom Hanks) est l’un de ces milliers de touristes, venus des quatre coins du monde, qui débarquent chaque jour à l’Aéroport JFK de New York. Mais, à quelques heures de son arrivée, voilà qu’un coup d’État bouleverse sa petite république d’Europe Centrale, mettant celle-ci au ban des nations et faisant de Viktor… un apatride. Les portes de l’Amérique se ferment devant lui, alors même que se bouclent les frontières de son pays : Viktor est bel et bien coincéCatherine Zeta-Jones et Stanley Tucci étaient également à l’affiche.

Steven Spielberg nous offrait en 2004 sa comédie romantico-dramatique Le Terminal. Un bel exemple de réalité mêlé à la fiction, de nombreuses modifications ayant été apportées au scénario. Notre Viktor Navorski, originaire d’un pays imaginaire d’Europe de l’Est appelé la Krakozie, n’a en réalité jamais existé. En effet, la source d’inspiration du réalisateur s’appelle en vérité Mehran Karimi Nasseri, réfugié iranien sans papiers et déchu de sa nationalité, bloqué à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaule de 1988 à 2006. Nasseri, surnommé Sir Alfred, qui a depuis écrit sa biographie, The Terminal Man, sera généreusement rétribué pour être l’inspirateur du scénario.

5) Neverland

Londres, début du XXe siècle. L’écrivain James M. Barrie (Johnny Depp) est en quête d’un nouvel élan, dans sa vie comme dans son œuvre : son mariage avec la comédienne Mary Ansell (Radha Mitchell) est dans l’impasse, et le public londonien boude sa dernière pièce. C’est en arpentant les allées de Kensington Gardens qu’il rencontre Mme Llewelyn Davies (Kate Winslet) et ses quatre jeunes fils. Une complicité immédiate se noue entre l’écrivain et les enfants sous l’œil ravi de leur mère, jeune veuve désemparée qui trouve en lui un véritable ami. Son intimité avec la famille Llewelyn Davies grandissant chaque jour davantage, James M. Barrie retrouve son âme d’enfant auprès de ceux qui sont désormais sa plus précieuse source d’inspiration. Il tisse avec eux la trame fantastique, visionnaire et subtilement mélancolique de Peter Pan.

C’est en 2004 que sortait Neverland, signé Marc Forster. Le drame fantastique s’inspire directement du célèbre écrivain écossais James M. Barrie (1860 – 1937) qui a créé le personnage de Peter Pan. L’homme fut réellement un ami très intime de la famille Llewelyn Davies, surtout des enfants, qui lui inspirèrent son personnage mythique. Lorsque Arthur Llewelyn Davies mourut en 1907, Barrie fournissait aux Davies un soutien financier, les revenus de sa pièce Peter Pan et d’autres travaux, pourvoyant largement aux besoins de subsistance et d’éducation des enfants. Il proposa à Sylvia de l’épouser, ce qu’elle refusa. Cette période de sa vie est retracée dans le film, avec quelques adaptations et l’aspect fantastique en plus.

Du côté de l’hexagone, nous avons bien entendu Intouchables (2011) d’Olivier Nakache et Eric Toledano, avec François Cluzet et Omar Sy en têtes d’affiche. La comédie s’inspire de Philippe Pozzo di Borgo (auteur du livre Le Second Souffle), tétraplégique depuis 1993, et de sa relation avec Abdel Yasmin Sellou, son aide à domicile. Le film présente toutefois leur histoire dans une version romancée et condensée dans le temps. D’algérien, le personnage de l’auxiliaire de vie est de surcroît devenu sénégalais. Et vous, d’autres films mêlant fiction et réalité qui vous auraient particulièrement touchés ? À vos commentaires !

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1 commentaire
  1. Vous auriez pu évoquer Moneyball un film sur le baseball qui est le bioptique de Billy Beane un joueur prometteur qui ne concretisa pas son talent sur le terrain mais dans les coulisses en devenant manager des Athletics Oakland en optant pour une approche révolutionnaire pour l’époque se basant sur les statistiques des joueur pour pouvoir s’offrir une équipe capable de participer aux play off avec le 10eme du budget des New-York Yankees (l’équipe la plus riche de la ligue) offrant une saison de tout les records dont le nombre de victoires consécutive en championnat (20 victoire) cette dernière s’étant révélée egalement incroyable (menant d’abord 0-10 il se font rejoindre à 11 11 lors de la dernière manche, l’entraîneur fait monter sur le terrain un joueur du banc pour frapper et il marque le point de la victoire. Si on avait pas les images d’archive on pourrait imaginer que c’est inventé trop beau pour être vrai mais le match c’est bel et bien déroulé ainsi en septembre 2002)

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