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Top 5 des adaptations au cinéma de Stephen King

Avec presque cinquante adaptations, Stephen King est l’auteur de roman le plus adapté au cinéma. La dernière en date est le remake de « Simetierre », sorti le 10 avril 2019. Cet artiste emblématique de la littérature et plus largement de la pop culture est omniprésent, ce qui nous a donné envie de faire un top 5 des meilleures adaptations de ses œuvres.

Avec 48 adaptations cinématographiques, Stephen King est l’artiste le plus adapté au cinéma. Des œuvres emblématiques comme Carrie ou Misery, mais aussi quelques ratages en bonne et due forme comme La Tour Sombre. Faire un choix dans toutes ces adaptations est une entreprise fastidieuse et surtout relativement subjective. Pourtant, nous avons sélectionné cinq films adaptés de Stephen King.

1) Dead Zone – Quand Cronenberg rencontre l’œuvre de Stephen King

Pas forcément le roman le plus célèbre de Stephen King, ni même l’adaptation cinématographique la plus connue non plus. Pourtant, en 1984, le cinéaste imposant David Cronenberg se lance dans l’adaptation de Dead Zone, roman publié en 1979. En France, il fait son apparition en 1983 sous le titre l’Accident. Portée par Christopher Walken, l’histoire est basée sur la vie du psychologue Peter Hurkos, qui a déclaré avoir acquis des pouvoirs de divination après être tombé d’une échelle et s’être violemment cogné la tête. Quelque part entre le thriller, le fantastique et empruntant quelques codes à l’épouvante, Dead Zone mélange les genres. Film à ambiance passionnant, c’est le premier film américain de David Cronenberg qui se fait connaître aux yeux du monde. Un long-métrage passionnant, qui réserve des visions fantasmagoriques dans une atmosphère oppressante. La présence du tueur plane sans arrêt au-dessus du long-métrage, dans un climat étouffant. Tout en simplicité, le cinéaste crée une histoire lancinante et électrisante. Un concept salvateur, parfaitement exploité, sans esbroufe artificielle.

2) Les Évadés – Un film de légende

A la base, Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank est une longue nouvelle sortie en 1982. Un classique instantané, adapté en 1995 par Frank Darabont. Évidemment, le long-métrage prend des libertés sur le livre, mais permet à Tim Robbins et Morgan Freeman d’offrir certainement l’une de leurs meilleures prestations. Les Évadés est le premier long-métrage de Frank Darabont, qui en 1983 avait déjà adapté en court-métrage une nouvelle de Stephen King intitulée The Woman in the room. Son film est devenu un classique important du septième art, surtout dans le cœur des spectateurs. Le cinéaste offre une adaptation extrêmement touchante, pleine d’humanité. Nommé à de nombreuses reprises aux Oscar, il repartira pourtant bredouille, mais bénéficie d’une place de choix dans la conscience cinéphilie populaire. Un classique indémodable, captivant encore des années après.

3) La Ligne Verte – Frank Darabont de retour dans le milieu carcéral

En 2000, le réalisateur de Les Évadés retourne dans le milieu carcéral pour adapter La Ligne Verte. Il s’agit à la base d’un roman-feuilleton fantastique édité en six épisodes en 1996. Comme son prédécesseur, La Ligne Verte est un classique au panthéon des spectateurs, mais a été boudé par la presse et les Oscar. Frank Darabont n’aura donc rien récolté de ses deux immenses classiques de sa carrière. Des films pourtant extrêmement appréciés par le public. Réunissant un casting imposant composé de Tom Hanks, le regretté Michael Clarke Duncan, Sam Rockwell ou encore James Cromwell, La Ligne Verte est un classique indémodable, une aventure humaine de plus de trois heures, aujourd’hui terriblement culte. Comme pour Les Évadés, il ne s’agit pas tant d’une histoire sur le milieu carcéral, mais plus d’une histoire DANS le milieu carcéral. Parce que même si le cinéaste dénonce la peine de mort, son film est avant tout une histoire sur des personnages passionnants et ambigus.

4) The Shining – L’adaptation détestée par Stephen King

Nous y voilà. En 1980, Stanley Kubrick adapte le Shining de Stephen King (1977). Porté par Jack Nicholson, le long-métrage est un monstre sacré du cinéma. Le genre de film inévitable dans une culture cinématographique. Le genre de film inratable. Un classique indémodable, terrifiant, passionnant. La vision artistique d’un cinéaste aliéné et libre. La vision personnelle d’un roman culte. Shining a bien des histoires, et on conseille vivement Room 237, le documentaire de Rodney Ascher qui tente de mettre en lumière la vision crépusculaire d’un cinéaste inatteignable. Apparitions fantastiques, hallucinations, meurtres, violence, le tout orchestré par une musique toujours magnifique et une photographie parfaite, Shining est une œuvre profonde et insondable. Une tension dingue règne sur cet hôtel, et les visions artistiques sont sublimes. Pourtant, Stephen King déteste cette adaptation pour son manque de fidélité à son œuvre. Stanley Kubrick a pris de nombreuses libertés avec le roman, notamment dans sa conclusion. Le film a totalement éclipsé la vision du romancier, a tel point que ce dernier, énervé, a écrit et produit sa propre adaptation de Shining pour concurrencer le chef d’œuvre de Kubrick. En 1997 sort Shining : Les Couloirs de la Peur, réalisé par Mick Garris. Bien sûr, cela ne suffit pas à oublier la première adaptation. Encore aujourd’hui, Stephen King déteste la version de Kubrick.

5) Ça – L’inattendue surprise de 2017

Il y a déjà eu une version téléfilm de Ça en 1990. Adaptation relativement respectée pour reprendre la terrible histoire de Pennywise racontée en 1987 par Stephen King. Mais l’adaptation la plus réussie demeure celle de Andy Muschietti sortie en septembre 2017. Le cinéaste offre un traitement intelligent entre horreur pure et une approche relativement grand public. Un remake efficace qui marque de par une scène d’ouverture ultra violente. Un nouveau clown est né et c’est une figure démoniaque charismatique. Grippe-Sou est dépoussiéré et devient une image pop. Certains effets de mise en scène valent le détour mais c’est surtout cette figure du clown qui marquera le plus grâce à un maquillage excellent, une utilisation du monstre intelligente et surtout une prestation inoubliable de Bill Skarsgard. Tandis que la seconde partie sort en septembre prochain, Ça est une honnête adaptation du génie de Stephen King.

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