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Top 5 des films de Tim Burton les plus poétiques

À l’occasion de la 21ème édition du Printemps des Poètes qui se déroulait du 9 au 25 mars dernier, ainsi que de la journée mondiale de la poésie organisée par l’UNESCO le 21 mars, et surtout de la sortie récente de « Dumbo », nous avons eu envie de rendre hommage à Tim Burton, bien connu pour ses univers poétiques et ses personnages tourmentés, tantôt sombres tantôt bien plus colorés.

L’étrange et le bizarre sont sa marque de fabrique, au même titre que le merveilleux et l’excentrique. Burton, on aime ou on déteste, mais une chose est sûre : on ne peut passer à côté de ses œuvres aussi originales que décalées. Au-delà de l’incontournable film d’animation L’Étrange Noël de Monsieur Jack (1993) que Burton a scénarisé et des Noces Funèbres (2005) qu’il a réalisé, ce touche à tout aux doigts d’or a fait bien plus que créer des créatures aux mains d’argent et des cavaliers sans tête. Le thème de la 21ème édition du Printemps des Poètes étant cette année la Beauté, nous avons sélectionné les pépites burtoniennes, alliant poésie et esthétisme.

1) Big Fish

L’histoire à la fois drôle et poignante d’Edward Bloom (Albert Finney), un père débordant d’imagination, et de son fils William (Billy Crudup). Ce dernier retourne au domicile familial après l’avoir quitté longtemps auparavant, pour être au chevet de son père, atteint d’un cancer. Il souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu’il ne soit trop tard. L’aventure débutera lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant. Ewan McGregor campait Edward Bloom jeune et Helena Bonham Carter, muse et ancienne épouse de Burton qui lui offrit deux enfants, la sorcière. Jessica Lange et Alison Lohman étaient également présentes au casting.

Librement inspiré du roman de Daniel Wallace Big Fish : A Novel of Mythic Proportions, Big Fish (2003) distille un sentiment rassurant, qui vient titiller l’enfant sommeillant en nous. Il nous entraîne dans les méandres de l’imagination, nous égarant aux frontières du réel et du fictif, du fantasmé et du vécu. Un film magique, féérique, haut en couleurs, à voir ou à revoir absolument tant les touchantes retrouvailles entre le père et le fils se fondent à merveille avec le passé du mourant.

2) Charlie et la chocolaterie

Charlie (Freddie Highmore) est un enfant issu d’une famille pauvre. Travaillant pour subvenir aux besoins des siens, il doit économiser chaque penny, et ne peut s’offrir les friandises dont raffolent les enfants de son âge. Pour obtenir son comptant de sucreries, il participe à un concours organisé par l’inquiétant Willy Wonka (Johnny Depp), le propriétaire de la fabrique de chocolat de la ville. Celui qui découvrira l’un des cinq tickets d’or que Wonka a caché dans les barres de chocolat de sa fabrication gagnera une vie de sucreries.

Adapté du roman de Roald Dahl sorti en 1964, Charlie et la chocolaterie (2005) est une explosion de couleurs et de saveurs dont raffolent les petits et les grands. Burton nous a offert un véritable rêve éveillé avec en tête d’affiche son acteur vedette Johnny Depp, un bonbon dont on se délecte sans retenue en entrée, en plat et en dessert. En digestif aussi, tant l’intrigue est aussi savoureuse que les décors extravagants. Un pur régal d’esthétisme, le conte dans toute sa splendeur, avec cette touche enchanteresse de délicatesse et de naïveté face à la dureté d’un monde assombri en dehors de la chocolaterie.

3) Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street

Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker (Johnny Depp) s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin (Alan Rickman) qui le condamna pour lui ravir sa femme, Lucy (Laura Michelle Kelly), et son bébé, Johanna (Jayne Wisener). Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett (Helena Bonham Carter). Lorsque son flamboyant rival Pirelli (Sacha Baron Cohen) menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l’égorger. L’astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l’encombrant cadavre, elle lui propose d’en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires…

Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street (2007) est adapté de la comédie musicale éponyme de 1979, elle-même inspirée de la légende de Sweeney Todd, barbier londonien qui assassinait ses clients avec son rasoir tandis que sa complice, Mrs. Lovett, se débarrassait des corps en les utilisant pour garnir ses tourtes à la viande. Tout en chansons et en frissons, en humour funèbre et en esthétisme gothique, le film colle la nausée et les hauts le cœur à la fois. Entre passion et folie, quête de vengeance et pur génie, Sweeney nous entraîne dans les entrailles d’un Londres en putréfaction pour mieux nous délivrer une fin édulcorée. Splendide.

4) Alice au pays des merveilles

Désormais âgée de 19 ans, Alice Kingsleigh (Mia Wasikowska), qui n’a aucun souvenir du Pays des Merveilles, y retourne en suivant le Lapin blanc. Elle fait à nouveau connaissance avec tous les personnages de cette curieuse contrée, devenue sombre et inquiétante : Chess, le Chat du Cheshire, le Lièvre de Mars, les jumeaux Tweedle-Dum et Tweedle-Dee et le Chapelier Fou (Johnny Depp). Alice apprend qu’après son départ, la Reine Rouge Iracebeth (Helena Bonham Carter) a pris le pouvoir en relâchant le Jabberwocky, son animal de compagnie. Pour que le bien et la paix puissent régner de nouveau au Pays des Merveilles, Alice devra s’allier au déjanté Chapelier et à l’excentrique Reine Blanche Mirana (Anne Hathaway) afin de se débarrasser de la tyrannique Reine Rouge et rétablir la justice.

Après l’adaptation en long métrage d’animation Alice au pays des merveilles en 1951, Tim Burton s’est en 2010 relancé dans l’aventure en œuvrant sur une nouvelle adaptation des romans de Lewis Carroll, intitulés Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (1865). Son second roman, De l’autre côté du miroir (1871), se verra adapté en 2016 par James Bobin. Alice au pays des merveilles est, comme son nom l’indique, merveilleux. Aussi étonnant que déroutant, tant et tellement que l’on ne sait plus dans quel monde nous nous trouvons. Enchantement pour les yeux, le film nous entraîne dans une spirale de bizarreries aux couleurs chatoyantes. Un rêve qui tourne au cauchemar mais qui toujours, nous ramène à la surface avec en prime de la mélancolie plein le cœur.

5) Miss Peregrine et les Enfants particuliers

À la mort de son grand-père (Terence Stamp), Jacob (Asa Butterfield) découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine (Eva Green) pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs … et leurs puissants ennemis menés par Mr. Barron (Samuel L. Jackson). Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis.

Adapté du roman éponyme de Ransom Riggs, Miss Peregrine et les Enfants particuliers (2016) est sans surprise un enchantement visuel et narratif. Burton nous offre sur un plateau d’argent les ingrédients qui ont fait son succès, entre humour noir et extravagance, le tout via de belles séquences épiques et poétiques. Le film est une véritable féérie bizarroïde, une étrange aventure dans laquelle nous plongeons sans modération.

Nous conclurons ce top sur le magnifique Dumbo, qui vient fraîchement de prendre son envol ce 27 mars. Là encore, Burton signe une œuvre magistrale, toute en poésie et mélancolie. Holt Farrier (Colin Farrell) est veuf, père de deux enfants et ancienne vedette de cirque. Il est engagé par Max Medici (Danny DeVito), propriétaire d’un cirque itinérant en grande difficulté, pour s’occuper d’un petit éléphant prénommé Baby Jumbo. Mais les choses tournent mal lors de la présentation au public du nouveau-né. L’éléphanteau est séparé brusquement de sa mère, la célèbre Madame Jumbo. Racheté par le propriétaire du Dreamland Circus de New York, il se retrouve pris au piège et obligé de voler aux côtés de la trapéziste française Collette Marchant (Eva Green). D’autres films signés Burton qui vous auraient particulièrement touchés en terme esthétique et poétique ? A vos commentaires !

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