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Top 5 des films coup de poing sur l’univers carcéral

Avec l’arrivée du printemps, nous nous sommes dit qu’il serait bon de faire un top sur les films qui se déroulent en prison. La raison ? Vous faire réaliser combien il est bon d’être libre et de gambader dans les prés.

« Les portes du pénitencier, bientôt vont se fermer, et c’est là que je finirai ma vie, comme d’autres gars l’ont finie… ». Trêve de plaisanterie, la prison abrite toute sorte de criminels, qu’il s’agisse du petit dealer de drogue au plus dangereux des serial killer. Certes certains sont en isolement quand d’autres font leur promenade quotidienne à l’unisson mais qu’importe les conditions… La zonzon reste un lieu qu’il vaut mieux ne pas connaître, pas même en transition après avoir commis une infraction.

Le 7éme art s’est bien souvent servi de cet endroit hostile comme décor principal à ses intrigues, entre alliances dans l’optique de s’évader, amitiés pour survivre, ennemis dans la baraque et clopes comme monnaie. La taule, le bagne, le trou, la geôle, qu’importe le nom que l’on prête à cet établissement de misère. L’univers carcéral demeure l’une des grandes sources d’inspiration des cinéastes depuis la naissance de leur art. Outre Clint Eastwood dans L’Évadé d’Alcatraz (1979), voici notre top 5 des meilleurs films dédiés à l’univers carcéral.

1) La Grande Évasion : prenez le tunnel toujours tout droit

En 1943, des aviateurs britanniques, canadiens, australiens, polonais et américains qui ont déjà essayé de s’évader se retrouvent dans un camp de prisonniers de la Luftwaffe. Ils profitent de leurs conditions de vie relativement confortables pour organiser une fuite collective via un tunnel, prévue pour 250 personnes. Avant même que l’alerte ne soit déclenchée, ces officiers alliés récidivistes de l’évasion parviennent à faire s’échapper soixante-quinze prisonniers.

C’est en 1963 que sortait le drame aventureux La Grande Évasion de John Sturges. Près de 3h de course contre la montre avec Steve McQueen, James Garner et Richard Attenborough en première ligne. Entre humour savamment dosé et action ininterrompue, le film nous maintient en haleine tout du long. Les personnages sont aussi charismatiques qu’attachants, particulièrement touchants tant nous parvenons aisément à nous mettre à leur place. À voir ou à revoir absolument.

2) Midnight Express : la perpétuité pour l’exemple

Billy Hayes (Brad Davis), jeune touriste américain, est en vacances avec sa petite amie Susan (Irene Miracle), en Turquie. Espérant se faire un peu d’argent, il tente de rentrer aux États-Unis avec deux kilogrammes de haschich répartis sur son corps et dissimulés sous ses vêtements. Le 6 octobre 1970, alors qu’il est sur le point de monter dans l’avion, il est, comme les autres passagers, soumis à une fouille de sécurité par des douaniers qui trouvent la drogue. Débute alors pour « Billy » un cauchemar le conduisant à la prison de Sağmalcılar, à Bayrampasa (district d’Istanbul). D’abord condamné à quatre ans de prison pour détention de drogue, il est rejugé pour l’exemple et se retrouve condamné à trente ans de prison pour trafic de stupéfiants.

Midnight Express d’Alan Parker sortait en 1978. En dépit de critiques liées aux clichés racistes et xénophobes, le drame est avant tout un film humaniste qui pousse à la réflexion. Pour rappel, le Midnight Express est le terme employé par les prisonniers pour désigner l’évasion. Malheureusement, l’« Express de minuit » ne passe pas à Sağmalcılar. L’injustice est insupportable et la tension à son paroxysme. Inoubliable.

3) Les Évadés : l’amitié au sommet

En 1947, Andy Dufresne (Tim Robbins), un jeune banquier, est condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa femme et de son amant. Ayant beau clamer son innocence, il est emprisonné à Shawshank, le pénitencier le plus sévère de l’Etat du Maine. Il y fait la rencontre de Ellis Boyd Redding dit « Red » (Morgan Freeman), un homme noir désabusé, détenu depuis vingt ans. Commence alors une grande histoire d’amitié entre les deux hommes

C’est en 1995 que sortait Les Évadés de Frank Darabont, inspiré du roman court Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank de Stephen King. Le réalisateur nous conte magistralement l’injustice et la dignité humaine. Du scénario complexe doublé d’une atmosphère oppressante à souhait résulte un film puissant et envoûtant, misant beaucoup sur l’idée de ne jamais perdre espoir.

4) La Ligne verte : l’injuste couloir de la mort

Paul Edgecomb (Hanks), pensionnaire centenaire d’une maison de retraite, est hanté par ses souvenirs. Gardien-chef du pénitencier de Cold Mountain en 1935, il était chargé de veiller au bon déroulement des exécutions capitales en s’efforçant d’adoucir les derniers moments des condamnés. Parmi eux se trouvait un colosse du nom de John Coffey (Duncan), accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. Intrigué par cet homme candide et timide aux dons magiques, Edgecomb va tisser avec lui des liens très forts.

Cinq ans plus tard, Frank Darabont remettait le couvert de l’univers carcéral et de l’amitié entre hommes avec le cultissime La Ligne verte, inspiré du roman éponyme de Stephen King. Michael Clarke Duncan et Tom Hanks ont offert aux spectateurs des prestations inoubliables via une émotion palpable. Plus de 3h de récit humaniste conclu sur une issue fatale, prévisible, que nous aurions de tout cœur souhaité différente…

5) Les Poings contre les murs : un récit de survie décapant

Eric (Jack O’Connell) est un jeune délinquant violent prématurément jeté dans le monde sinistre d’une prison pour adultes. Alors qu’il lutte pour s’affirmer face aux surveillants et aux autres détenus, il doit également se mesurer à son propre père, Nev (Ben Mendelsohn), un homme qui a passé la majeure partie de sa vie derrière les barreaux. Eric, avec d’autres prisonniers, apprend à vaincre sa rage et découvre de nouvelles règles de survie, mais certaines forces sont à l’œuvre et menacent de le détruire.

Le drame Les Poings contre les murs signé David Mackenzie sortait en 2014. Un film violent et accablant dans un huit-clos magnifiquement huilé. Un récit de survie au réalisme perturbant, dont nous ne sortons pas indemnes.

Et aussi :

Côté cellules françaises, Jacques Audiard nous offrait en 2009 Un prophète, avec Tahar Rahim en tête d’affiche. Entre clans existants et réseau personnel monté en toute discrétion, la gueule d’ange tombée en enfer a fait vibrer nos nerfs et mis nos émotions à feu et à sang. D’autres films sur l’univers carcéral qui auraient particulièrement touché votre corde sensible ? A vos commentaires !

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