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Top 5 des films de serial killers les plus réalistes

Le biopic dramatique Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile est disponible sur Netflix depuis le 3 mai. Le film se centre sur le tueur en série des seventies Ted Bundy, considéré comme un sociopathe sadique, sorte de démon sans cœur qui fit trembler l’Amérique. L’occasion pour nous de revenir sur les meilleurs films dédiés aux serial killers.

En premier lieu présenté au festival de Sundance le 26 janvier 2019, le thriller signé Joe Berlinger est depuis quelques semaines disponible sur Netflix. Zac Efron se glisse dans la peau de l’inhumain et charismatique Ted Bundy, Lily Collins campe sa petite amie Liz Kendall tandis que John Malkovich incarne Edward Cowart, le juge présidant le procès de Ted Bundy. Pour information, le titre Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile renvoie à une phrase prononcée par le juge lors du procès du tueur en série : « The crimes were extremely wicked, shockingly evil, vile, and the product of design to inflict a high degree of pain and utter indifference to human life » (« Les crimes étaient extrêmement pernicieux, scandaleusement diaboliques et vils, dans le but d’infliger une très grande souffrance et sans aucune considération pour la vie humaine »). Après plus d’une décennie à nier les faits et peu de temps avant son exécution sur la chaise électrique, Bundy a admis avoir commis trente homicides dans sept états différents entre les années 1974 et 1978. Séduisant et éloquent, le prédateur parvenait sans mal à appâter ses proies qu’il violait, violentait jusqu’à ce que mort s’en suive, allant parfois même jusqu’à les décapiter et pratiquer des actes nécrophiles sur les dépouilles… Un monstre un vrai, qui a autant fasciné que révulsé le plus grand nombre par son absence d’empathie et ses évasions spectaculaires. Retour sur cinq des plus grands films de serial killers que le 7e art nous ait proposé.

1) Henry, portrait d’un serial killer de John McNaughton (1991)

Hanté par une enfance martyre, Henry Lee Lucas (Michael Rooker) tue. Il s’agit là de la seule manière pour lui de se libérer de ses démons. Avec la complicité de Otis Toole (Tom Towles), il écume les routes des Etats-Unis, choisissant ses victimes au hasard

John McNaughton délivrait en 1991 son drame horrifique Henry, portrait d’un serial killer. Le film s’inspire de l’effroyable parcours du tueur en série Henry Lee Lucas (1936 – 2001) qui déclara avoir tué environ 360 personnes. 199 meurtres furent confirmés. Le sadique s’en prenait particulièrement à des auto-stoppeurs ou des employés de stations-services qu’il étranglait, poignardait (en particulier les femmes) tandis que son complice tuait plutôt les hommes à l’aide d’armes à feu. Le film devait à l’origine sortir en salle en 1986 mais se vit censuré jusqu’en 1990 à cause de la violence véhiculée. Henry, portrait d’un serial killer deviendra culte grâce à son réalisme et son authenticité. Henry II de Chuck Parello sortit en 1998.

2) Le Silence des Agneaux de Jonathan Demme (1991)

Un psychopathe connu sous le nom de Buffalo Bill (Ted Levine) sème la terreur dans le Middle West en kidnappant et en assassinant de jeunes femmes. Clarice Starling (Jodie Foster), une jeune agent du FBI, est chargée d’interroger l’ex-psychiatre Hannibal Lecter (Anthony Hopkins). Psychopathe redoutablement intelligent et porté sur le cannibalisme, Lecter est capable de lui fournir des informations concernant Buffalo Bill ainsi que son portrait psychologique. Mais il n’accepte de l’aider qu’en échange d’informations sur la vie privée de la jeune femme. Entre eux s’établit un lien de fascination et de répulsion.

C’est en 1991 que Jonathan Demme nous offrait son thriller Le Silence des agneaux, adaptation du deuxième opus d’une tétralogie écrite par Thomas Harris. Les trois autres romans ont également été transposés au cinéma : Dragon rouge (2002), qui se déroule avant Le Silence des agneaux, Hannibal (2001), la suite directe tandis que Hannibal Lecter : Les Origines du mal (2007) revient sur les causes du cannibalisme chez Hannibal adolescent.

Captivante, envoûtante, dérangeante et déroutante de manipulation, Le Silence des agneaux rafla cinq Oscars en 1992 (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté, meilleur acteur et meilleure actrice).

3) Tueurs nés d’Oliver Stone (1994)

Tous deux victimes de mauvais traitements de la part de leurs parents respectifs, Mickey (Woody Harrelson) et Mallory (Juliette Lewis) tuent par plaisir toutes les personnes présentes dans un fast-food de bord de route. Ils laissent cependant un employé en vie pour qu’il raconte les faits et participe ainsi à construire leur légende. Ils prennent ensuite la route pour trouver de nouvelles victimes. Le détective Jack Scagnetti (Tom Sizemore), un policier dépourvu de scrupules et lui-même tueur de prostituées à ses heures, se lance à la poursuite du couple. Les médias suivent la virée sanglante du couple de très près, la transformant en une sorte de spectacle en temps réel. Tout le monde oscille ainsi entre la condamnation et la fascination morbide. Tommy Lee Jones campait le directeur de la prison et Robert Downey Jr un présentateur télé spécialisé dans les documentaires racoleurs sur les tueurs en série, désireux d’interviewer le célèbre couple de tueurs nés.

Oliver Stone dévoilait en 1994 son film d’action policier Tueurs nés, un film satirique visant à critiquer les médias. Le scénario original est l’œuvre de Quentin Tarantino qui en vendit les droits pour 10 000 $ avant de tenter, sans succès, de le réaliser lui-même pour 500 000 $ de budget. Le script sera finalement vendu à la Warner et découvert par Oliver Stone qui recentra l’attention sur les deux tueurs en série et les médias tout en conservant quasiment mot pour mot les dialogues de Tarantino. Insatisfait de la nouvelle version, le réalisateur de Reservoir Dogs (1992) renia la paternité du scénario final. L’homme fut toutefois mentionné au générique pour la création de l’histoire originale et déclara n’avoir aucune animosité envers Oliver Stone.

4) Seven de David Fincher (1996)

Fraîchement transféré à la brigade criminelle, David Mills (Brad Pitt) doit un temps faire équipe avec celui qu’il va remplacer : William Somerset (Morgan Freeman), un officier de police judiciaire blasé affecté aux homicides. C’est toutefois à une semaine de prendre sa retraite que Somerset se voit confier l’affaire d’un psychopathe sadique peu ordinaire. Prénommé John Doe (Kevin Spacey), l’assassin a décidé de nettoyer la société des maux qui la rongent en commettant sept meurtres basés sur les sept péchés capitaux : la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère. Les deux hommes vont devoir faire équipe et affronter l’impensable…

David Fincher nous offrait en 1996 son thriller policier Seven. Âmes sensibles s’abstenir… Le film est choquant, glauque à souhait, à la limite du supportable. Vicieux par nature, l’esprit humain se complait pourtant à contempler la détresse d’autrui, se rassurant en pensant que tout ceci n’arrive qu’aux autres. Mais au fond on ne peut s’empêcher de trembler en se projetant dans les mises en scènes horrifiques pensées par le tueur. Une œuvre qui effraie, qui pousse à la réflexion, à voir et à revoir sans modération.

5) Zodiac de David Fincher (2007)

Zodiac, l’insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 60 et répandit la terreur dans la région de San Francisco, fut le Jack l’Eventreur de l’Amérique. Prodigue en messages cryptés, il semait les indices comme autant de cailloux blancs, et prenait un malin plaisir à narguer la presse et la police. Il s’attribua une trentaine d’assassinats, mais fit bien d’autres dégâts collatéraux parmi ceux qui le traquèrent en vain. Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal), jeune et timide dessinateur de presse, n’avait ni l’expérience ni les relations de son brillant collègue Paul Avery (Robert Downey Jr), spécialiste des affaires criminelles au San Francisco Chronicle. Extérieur à l’enquête, il n’avait pas accès aux données et témoignages dont disposait le charismatique Inspecteur David Toschi (Mark Ruffalo) et son méticuleux partenaire, l’Inspecteur William Armstrong (Anthony Edwards). Le Zodiac n’en deviendrait pas moins l’affaire de sa vie, à laquelle il consacrerait dix ans d’efforts et deux ouvrages d’une vertigineuse précision

David Fincher nous resservait en 2007 un thriller basé sur les serial killers avec Zodiac. Inspiré de faits réels, le film retrace l’enquête sur le tueur du Zodiaque, mystérieux tueur en série qui écuma la région de San Francisco. Une intrigue fournie issue d’une affaire jamais élucidée. D’une précision renversante, Zodiac dévoile aux spectateurs l’intelligence du serial killer en plaçant ses atrocités en marge. Une mise en scène magistrale privilégiant le soucis du détail au sensationnalisme. Poignant.

Pour les amateurs de films à l’esthétisme propre aux années 60 – 70, n‘hésitez pas à revoir Psychose (1960), Massacre à la tronçonneuse (1974) ou encore Halloween : la Nuit des masques (1978). D’autres films dédiés aux tueurs en série qui vous auraient particulièrement secoués ? À vos commentaires !

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