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Top 5 des films mettant en vedette des boulets

« Tanguy, le retour » d’Etienne Chatiliez est sorti le 10 avril 2019. L’occasion pour nous de replonger dans les films mettant en vedette des boulets, des vrais. A vos dvdthèques donc, pour à nouveau vous délecter de situations aussi burlesques que gênantes.

En 2001, sortait la comédie Tanguy de Chatiliez. Paul (André Dussollier) et Edith (Sabine Azéma) Guetz, un riche couple de cinquantenaires, ne supportent plus que Tanguy (Eric Berger), leur grand fils modèle de 28 ans, vive toujours au domicile familial. Ce dernier a beau être brillant et charmant, ses parents vont faire de son existence un enfer pour le forcer à quitter leur luxueux appartement… 16 ans plus tard, Tanguy, qui a maintenant 44 ans, revient chez ses parents avec sa fille Zhu (Emilie Yili Kang) sous le bras. En effet, Meï Lin (Weiting Chao) du premier volet l’a quitté. Catastrophés de voir leur « tout-petit » dans cet état, Paul et Édith font tout pour lui redonner goût à la vie, sans réaliser que ce faisant, ils tressent la corde pour se pendre. Car Tanguy recommence à se sentir bien chez ses parents… Notre homme représente un tel fardeau que son prénom est passé en nom commun dans le langage de tout à chacun, « un Tanguy » étant par définition un homme qui vit encore chez ses parents. Mais au-delà de l’archétype du squatteur, le septième art offre toute une palette de boulets tout aussi hilarants et attachants les uns que les autres. C’est parti pour notre top 5 des poids lourds ou petits boulets au pied, c’est selon le degrés de patience de chacun.

1) La Chèvre : ah mais qu’il est con alors !

Ou le ressenti de Depardieu lorsque son boulet se gare n’importe où…

La malchanceuse Marie (Corynne Charbit), fille du grand PDG Bens (Michel Robin), se fait enlever alors qu’elle est en vacances au Mexique. Pour la retrouver, son père, conseillé par son psychologue d’entreprise, utilise un de ses employés aussi malchanceux qu’elle, François Perrin (Pierre Richard), comptable, dans l’espoir qu’il lui arrive les mêmes malheurs qu’à sa fille et qu’il la retrouve. Le détective privé et gaffeur invétéré Campana (Gérard Depardieu), chargé de l’enquête malgré son scepticisme, devra donc faire équipe avec Perrin, ce qui ne sera pas de tout repos car non seulement il devra en rattraper les innombrables bourdes mais devra en plus bien souvent partager sa poisse et même, de temps à autre, en subir seul les conséquences, au point que son cartésianisme initial n’en sortira pas intact.

Après l’inoubliable tandem Lino Ventura/Jacques Brel dans L’Emmerdeur (1973) que Francis Veber, nous avons eu droit au duo Pierre Richard/Gérard Depardieu. En effet, 1981 marquait la sortie de la comédie d’aventure policière La Chèvre signée Veber. Une comédie divertissante qui réunissait pour la première fois notre tandem de choc. Fous rires garantis à chaque rediffusion tant le décalage entre nos deux héros est poilant. Les gros bras face au fluet en résumé. Veber retrouvera le tandem Richard/Depardieu dans Les Compères (1983) et Les Fugitifs (1986). Les spectateurs ont ainsi à plusieurs reprises pu savourer la confrontation entre un personnage « sérieux » et un autre « comique », le premier perdant progressivement pied face au comportement du second. Au fil des œuvres, le personnage de l’« Auguste » s’appelle le plus souvent Perrin ou Pignon, tandis que le « clown blanc » alterne parfois entre les noms de Lucas ou de Campana.

2) Le Dîner de cons : il est mignon M. Pignon, il est méchant M. Brochant !

Ou le ras-le-bol de celui qui a pris l’autre pour un con…

Tous les mercredis, Pierre Brochant (Thierry Lhermitte) et ses amis organisent un dîner où chacun doit amener un con. Celui qui a trouvé le plus spectaculaire est déclaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il est sûr d’avoir trouvé la perle rare, un con de classe mondiale : François Pignon (Jacques Villeret), comptable au ministère des Finances et passionné de modèles réduits en allumettes. Ce qu’il ignore c’est que Pignon est passé maître dans l’art de déclencher des catastrophes. Catherine Frot, Alexandra Vandernoot, Francis Huster et Daniel Prévost étaient également de la partie.

C’est en 1998 que sortait la comédie culte Le Dîner de cons, de nouveau signée Francis Veber. Adapté de la célèbre pièce de théâtre, le film est un bijou d’acteurs épatants et de dialogues délicieux. Le réalisateur ne laisse aucune place au temps mort tant l’humour noir nous guide tel un fil d’Ariane tout au long de l’intrigue. Tel est pris qui croyait prendre, quand l’éditeur parisien constate que son simple d’esprit de compétition n’en est pas vraiment un. Tout en émotion et sensibilité, nous culpabilisons presque d’avoir tant ri de la situation. Notre boulet est ici attachant, au fond bien plus intelligent que ceux qui voulaient l’humilier.

3) The Big Lebowski : y’a un chinois qui a pissé sur mon tapis…

« Tu veux que je lui présente l’addition peut-être ? », demande le Duc. Ce à quoi Walter répond entre autres que « chinois » n’est plus le terme en vigueur aujourd’hui. « On dit américain d’origine asiatique. ».

Jeff Lebowski (Jeff Bridges), prénommé le Duc, est un paresseux qui passe son temps à boire des coups avec son copain Walter (John Goodman) et à jouer au bowling, jeu dont il est fanatique. Un jour deux malfrats le passent à tabac. Il semblerait qu’un certain Jackie Treehorn (Ben Gazzara) veuille récupérer une somme d’argent que lui doit la femme de Jeff. Seulement Lebowski n’est pas marié. C’est une méprise, le Lebowski recherché (David Huddleston) est un millionnaire de Pasadena. Le Duc part alors en quête d’un dédommagement auprès de son richissime homonyme

Joel et Ethan Coen nous offrait en 1998 la comédie policière The Big Lebowski. Célibataire sans emploi dénué d’ambition, notre Duc passe la majeure partie de son temps à jouer au bowling en consommant des russes blancs et de la marijuana. Son acolyte Walter est quant à lui un vétéran de la guerre du Viêt Nam, converti au judaïsme par son ex-femme. Son manque de sang-froid nous a collé des fous rire, au même titre que sa maladresse lors de la dispersion des cendres en haut de la falaise. Saturé de malentendus et de situations grotesques, le film est un joyau dédié à la bêtise humaine. Walter est l’attachant boulet de Jeff et vice versa, tant le Duc se défend pas mal non plus côté lourdeur et sottise. Un régal !

4) Le Boulet : rira bien qui rigolera vers la fin…

Ou la réplique culte de Jamel Debbouze, dans la peau d’un maton malien !

Moltès (Gérard Lanvin), un détenu, joue chaque semaine au loto. C’est Reggio (Benoît Poelvoorde), un gardien de prison maladroit, qui valide ses bulletins. Un jour, Moltès apprend qu’il a gagné le jackpot : quinze barres !!! Mais Reggio croit que Pauline (Rossy de Palma), sa femme infirmière, est partie avec le ticket gagnant en Afrique sur un rallye. Moltès s’évade alors de prison destination Bamako pour récupérer le billet en question. Il force Reggio à l’accompagner et se retrouve poursuivi en plein désert par Le Turc (José Garcia), un redoutable gangster qui veut sa peau, et Le Meg (Gary Tiplady), son gigantesque garde du corps.

Comme son nom l’indique, la comédie d’action d’Alain Berbérian et de Frédéric Forestier sorti en 2002 parle d’un boulet. Le tandem de choc Lanvin / Poelvoorde nous offrait un pur moment de divertissement, entre franche rigolade et action hilarante. Ici, le Boulet est plus un poids mort qu’autre chose, un individu épuisant qui vous fait péter des câbles et regretter d’avoir fui la prison.

5) Camping : on n’attend pas Patrick ?

Ou l’appel à l’apéro de l’incontournable campeur en slip de bain moulant, porteur d’une dent de requin et bouffeur de Benco.

Au camping des Flots Bleus, ça débarque de toute la France. Comme tous les ans, c’est le moment des retrouvailles autour de l’apéro d’usage pour les familles d’habitués. Sauf que cette année, les Pic (Mylène Demongeot et Claude Brasseur) n’ont plus leur emplacement 17, les Gatineau (Mathilde Seigner et Antoine Duléry) font tente à part, et Patrick Chirac (Franck Dubosc), le playboy de Dijon, se fait plaquer par sa femme. C’est dans ce camping que Michel Saint Josse (Gérard Lanvin), chirurgien esthétique à Paris, se retrouve bien malgré lui pour y subir les problèmes existentiels d’une espèce jusqu’alors inconnue de lui : le campeur

Fabien Onteniente délivrait en 2006 sa comédie devenue culte Camping. Après Poelvoorde, Lanvin se coltine à nouveau un boulet en la personne de Dubosc. En effet, le séducteur représentait le lourdingue par excellence, celui que tout le monde fuit mais que personne n’ose rembarrer. Bien plus qu’un film bien franchouillard saturé de déjà-vu, le film nous contait les drames familiaux et sentimentaux qui se jouent en famille. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs en résumé, ni au camping ni ailleurs, et chacun traîne avec lui ses boulets. Nous parlons ici des problèmes, bien que le boulet à proprement parler sévisse aussi bien lors de la danse des tongs qu’aux sanitaires communs. Chacune des situations présentées sent le vécu et comme l’avait à l’époque écrit Le Figaroscope, « Tout le monde, il est beauf, certes, mais tout le monde il est gentil. ». Hilarant.

Alors, heureux de ce top aux saveurs de lourdeurs ? D’autres films qui auraient particulièrement retenus votre attention en terme de boulets notoires et confirmés ? À vos commentaires !

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