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Top 5 des films québécois les plus savoureux

À l’occasion de la sortie le 26 juin à venir de la comédie « La femme de mon frère », nous nous sommes dit qu’il serait bon de faire un tour d’horizon des films québécois les plus tordants. Si vous ne l’êtes pas déjà, vous allez tomber en amour avec nos cousins du pays des caribous.

L’actrice québécoise Monia Chokri (Les Amours Imaginaires, Réparer les vivants) est cette année passée à la réalisation avec sa comédie La femme de mon frère. L’histoire se déroule à Montréal et suit Sophia (Anne-Elizabeth Bossé), jeune et brillante diplômée sans emploi qui vit chez son frère Karim (Patrick Hivon). Ce séducteur invétéré va tomber éperdument amoureux de la gynécologue de sa sœur, Eloïse (Evelyne Brochu), ce après que Sophia l’ait rencontrée dans le cadre d’un avortement…. La relation fusionnelle de la fratrie va être mise à mal. Une intrigue somme toute banale mais o combien attrayante au vu de la bande-annonce. Un duo attachant, hilarant, horripilant. Une jeune femme sans filtre face à un jeune homme plus sensible, en dépit des apparences. Rappelons d’ailleurs que le film a reçu le prix du jury dans la section « Un certain regard » au Festival de Cannes. Prêts pour notre top 5 des meilleures comédies made in Québec ? C’est parti !

1) La Grande Séduction

Le québécois Jean-François Pouliot nous régalait en 2003 avec sa comédie dramatique La Grande Séduction. Un remake canadien anglophone, intitulé La Grande Séduction à l’anglaise (2013), a pour rappel été réalisé par Don McKellar et Ken Scott. La pépite québécoise a également été reprise du côté de l’hexagone par Stéphane Meunier sous le nom Un village presque parfait! (2015). Lorànt Deutsch campait le médecin et Didier Bourdon le maire désireux de faire revivre son village pyrénéen. Une intrigue séduisante dans laquelle il est aisé de se projeter via des personnages touchants, des situations tordantes et des enjeux poignants. En résumé, « c’est tiguidou ! » (« c’est génial ! »).

Sainte-Marie-la-Mauderne est un petit village situé en Basse-Côte-Nord, accessible uniquement par les voies aériennes et maritimes (c’est le village réel de Harrington Harbour qui tient lieu de plateau de tournage). Traditionnellement axée vers la pêche, l’économie est complètement à plat dans cette bourgade de 120 habitants. Un projet d’implantation d’une usine de contenants de plastique permettrait de relancer ce village où l’exode se fait fort, et redonner une fierté perdue à tous les habitants. Toutefois, un obstacle se dresse quant à l’arrivée de cette industrie à Sainte-Marie : Aucun médecin n’y réside. Nouveau maire du village, Germain Lesage (Raymond Bouchard), aidé de son ami pêcheur Yvon Brunet (Pierre Collin) et du directeur « guichet automatique » de la caisse populaire du coin, Henri Giroux (Benoît Brière), de leurs femmes et de tous les habitants du village, tentera de convaincre le docteur Christopher Lewis (David Boutin) de Montréal, grand amateur de cricket et de free-jazz, de s’installer à Sainte-Marie-la-Mauderne. Les techniques utilisées par le maire et les habitants ressemblent toutefois à une grotesque tromperie, une grande séduction qui ne tient qu’à un mince fil.

2) Camping sauvage

André Ducharme et Guy A. Lepage nous offraient en 2004 leur comédie Camping sauvage. Le phrasé est aussi incompréhensible pour les non-initiés que l’intrigue rocambolesque. Le film est la promesse d’une franche rigolade entre blagues qui fusent et jeu d’acteurs désopilant. Si vous n’avez pas encore vu ce petit bijou venu tout droit de chez nos cousins, impossible de « vous en calisser tabarnak, c’est pas pire ! » (« impossible de vous en ficher, c’est très bien »).

Pierre-Louis Cinq-Mars (Guy A. Lepage) est un prospère courtier en placements. Il mène une vie rangée – cotes de la bourse, voiture performante, ordinateur dernier modèle – à la limite de la platitude. Suite à un événement impliquant la police et la justice, Pierre-Louis se retrouve au camping Pigeon. Jackie Pigeon (Sylvie Moreau), propriétaire du Camping Pigeon, est une fille d’action, à qui rien ne résiste. Sa vie est tout le contraire de celle de Pierre-Louis. Forcé de rester quelque temps au camping, Pierre-Louis y découvrira un monde qui lui est totalement étranger. Sa vie en sera chambardée, son système de valeurs remis en question, se retrouvant avec Jackie au cœur d’un thriller farfelu et romantique.

3) Bon Cop, Bad Cop

C’est en 2006 que le réalisateur québécois Erik Canuel nous offrait son film d’action Bon Cop, Bad Cop, dont la suite, signée Alain Desrochers, est sortie en 2017. Si vous ne l’avez pas encore découvert, vous allez « capoter ben raide » (« éprouver un vif plaisir » de par chez nous) face à ce duo de choc qui met en exergue la fameuse dualité nationale canadienne. Le choc des cultures est hilarant et l’intrigue saisissante. Une course poursuite à couper le souffle ponctuée de répliques et de scènes délassantes. À consommer sans modération.

David Bouchard (Patrick Huard) et Martin Ward (Colm Feore) ne pourraient être plus différents : l’un parle français et est originaire de Montréal, l’autre est un anglophone de Toronto. L’un obéit à la loi, l’autre fait la sienne. Lorsqu’ils seront forcés de travailler ensemble sur une enquête dont la juridiction géographique est aussi nébuleuse que les motivations de l’auteur du crime, leurs différences vont à la fois mettre en péril l’enquête et les aider à élucider le mystère.

4) De père en flic

2009 marqua la sortie de la comédie De père en flic, signée Emile Gaudreault. En 2015, le réalisateur met en scène une adaptation de son film pour la France intitulé Père fils thérapie !, avec l’aide de Philippe de Chauveron et Guy Laurent (Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?). Bien plus qu’une simple comédie policière, De père en flic est comme son nom l’indique une comédie sur les relations père/fils. Imprévisible, invraisemblable, le film nous a fait « ben tripper » (« prendre du plaisir »).

Jacques (Michel Côté) et son fils Marc (Louis-José Houde) sont deux policiers qui ne peuvent se supporter mais qui doivent travailler ensemble. Leur mission : sauver la vie d’un de leur collègue kidnappé par les motards. La réussite de leur mission passe par Charles Bérubé (Rémy Girard), l’avocat des motards qui est en pleine crise de conscience et semble mûr pour collaborer avec la police. Mais l’avocat est inapprochable. Jacques et Marc changent d’identité, deviennent agents immobilier pour essayer de se rapprocher de lui lors d’une thérapie père/fils en forêt. Réussiront-ils à mettre Bérubé en confiance et le convaincre de dire tout ce qu’il sait ?

5) Starbuck

Le québécois Ken Scott nous dévoilait en 2011 sa comédie Starbuck, magnifiquement menée par Patrick Huard. Le seul, l’unique, l’incontournable. La frontière entre crises de rire et crises de larmes est mince tant le réalisateur jongle avec nos nerfs, joue avec nos sentiments et nous entraîne dans une spirale infernale dont nous ne ressortons pas indemnes. La version française intitulée Fonzy, réalisée par Isabelle Doval avec en tête d’affiche José Garcia, est sortie en 2013. Un conseil, « attachez vos tuques ! » (« tenez-vous prêts ! »).

David Wozniak (Huard) est un adulte peu responsable qui découvre, ayant été donneur de sperme, qu’il est le géniteur de 533 enfants. Livreur pour la boucherie familiale, il est également poursuivi par des gangsters parce qu’il leur doit la somme de 80 000 $. Enfin, sa petite amie Valérie (Julie Le Breton) est enceinte de son enfant mais croit qu’il n’est pas assez mûr pour être père. Cependant, 142 de ses descendants essayent de forcer la clinique de fertilité à révéler la véritable identité de « Starbuck », le pseudonyme que David utilisait lorsqu’il donnait du sperme. Mais lorsqu’il reçoit les dossiers des individus en question, il ne peut résister à la tentation de les parcourir pour découvrir qui ils sont

Alors chers lecteurs, que pensez-vous de notre liste non exhaustive ? D’autres comédies québécoises qui auraient particulièrement marqué vos esprits ? A vos commentaires !

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