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Top 5 des meilleurs films sur la vie scolaire

Après « Patients » (2017), Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, s’allie de nouveau à Mehdi Idir pour nous offrir « La Vie scolaire ». Sorti ce 28 août dans nos salles, la comédie dramatique se penche sur les préjugés des uns et les talents cachés des autres.

La Vie scolaire suit Samia (Zita Hanrot), une jeune CPE novice fraîchement débarquée de son Ardèche natale dans un collège réputé difficile de la ville de Saint-Denis. Elle y découvre les problèmes récurrents de discipline, la réalité sociale pesant sur le quartier, mais aussi l’incroyable vitalité et l’humour, tant des élèves que de son équipe de surveillants. Parmi eux, il y a Moussa (Moussa Mansaly), le Grand du quartier et Dylan (Alban Ivanov) le chambreur. Samia s’adapte et prend bientôt plaisir à canaliser la fougue des plus perturbateurs. Sa situation personnelle compliquée la rapproche naturellement de Yanis (Liam Pierron), ado vif et intelligent, dont elle a flairé le potentiel. Même si Yanis semble renoncer à toute ambition en se cachant derrière son insolence, Samia va investir toute son énergie à le détourner d’un échec scolaire annoncé et tenter de l’amener à se projeter dans un avenir meilleur… N’hésitez d’ailleurs pas à relire notre article au sujet de cette immersion dans un collège. Retour sur les meilleurs films liés aux quartiers réputés difficiles, et au décrochage scolaire associé.

1) Esprits rebelles

Ancienne US marine, Louanne Johnson (Michelle Pfeiffer) postule pour un emploi d’enseignante à l’école secondaire dans Carlmont en Californie. Elle est surprise et heureuse de se voir offrir le poste, avec effet immédiat. Elle commence à enseigner dès le lendemain et se trouve confrontée à une classe d’adolescents difficiles, tous issus du milieu populaire, et de minorités ethniques de la ville. La plupart est impliquée dans la guerre des gangs et des drogues. Elle se bat chaque jour pour que ses protégés reprennent confiance en eux et progressent : c’est le seul moyen de sauver leur vie.

Signé John N. Smith, le biopic dramatique sortait en 1995. Esprits rebelles s’inspire de l’autobiographie My Posse Don’t Do Homework d’une ancienne US marine, Louanne Johnson, qui fut engagée en tant qu’enseignante en 1989. La plupart de ses élèves étaient des adolescents afro-américains et hispaniques de East Palo Alto. Le thriller policier fut un tel succès qu’il entraîna la création d’une série télévisée du même nom.

2) Le plus beau métier du monde

Pour se rapprocher de ses enfants à la suite de son divorce, Laurent Monier (Gérard Depardieu), professeur d’histoire-géographie dans un paisible lycée d’Annecy, accepte un poste dans un collège sensible de la banlieue parisienne. On lui attribue la classe la plus dure, la quatrième techno, et il trouve un appartement à la cité des Muriers, un quartier particulièrement difficile. Le professeur va découvrir une classe où coexistent quelques enfants travailleurs et plusieurs brutes qui terrorisent la cité et entendent imposer leurs lois. Entre les deux, quelques enfants qui se cherchent, davantage chahuteurs que vraiment mauvais, mais parfois avec des conséquences désastreuses.

Gérard Lauzier délivrait en 1996 sa comédie dramatique Le plus beau métier du monde. Le film abordait sous un angle tragi-comique deux fléaux toujours d’actualité : le divorce et le « problème des banlieues » et de l’éducation en zone sensible : élèves difficiles, dépression des professeurs, racket et violence au quotidien, pauvreté, manque de repères et d’éducation. Depardieu y est touchant, attachant, et l’histoire prenante en dépit de quelques clichés inévitables.

3) Half Nelson

Brillant professeur dans un lycée de Brooklyn, Dan Dunne (Ryan Gosling) enseigne avec passion à des adolescents en difficulté. Cependant dans sa vie privée, Dan est au bord du gouffre, il s’enfonce chaque jour un peu plus dans le désespoir et la drogue. Un jour après les cours, Drey (Shareeka Epps), l’une de ses jeunes élèves surprend son professeur en train de fumer du crack. En dépit de leur différence d’âge et de situation, leurs destins se croisent à un moment crucial de leur existence, où tout peut encore basculer d’un côté comme de l’autre.

En 2006, sortait le drame Half Nelson signé Ryan Fleck. Bouleversant, profondément humain, le film nous amenait à nous remettre nous-même en question. Entre perte de repères et descente en enfer, nul n’est à l’abris d’une période sombre et difficile. Il faut de fait toujours accepter une main tendue, au risque de s’enfoncer un peu plus. Autant la chute est rapide, autant il est difficile de remonter, adultes et adolescents inclus.

4) Les choristes

En 1948, Clément Mathieu (Gérard Jugnot), professeur de musique sans emploi accepte un poste de surveillant dans un internat de rééducation pour mineurs ; le système répressif appliqué par le directeur, Rachin (François Berléand), bouleverse Mathieu. En initiant ces enfants difficiles à la musique et au chant choral, Mathieu parviendra à transformer leur quotidien.

Déjà 16 ans que Jean-Baptiste Maunier nous faisait craquer avec sa gueule d’ange et sa voix cristalline. Signée Christophe Barratier, la comédie dramatique nous entraînait dans un univers sombre et déprimant, d’où seule la musique pouvait nous extirper. Tendre et bouleversant, saturé d’espoir et ponctué d’humour, Les choristes a marqué les esprits par sa capacité à nous faire voyager. C’était par ailleurs à l’unisson que les apprentis comédiens crevaient l’écran. À voir ou à revoir absolument !

5) Detachment

Henry Barthes (Adrien Brody) est professeur remplaçant de littérature anglaise dans les lycées. Il vit seul. De temps en temps il va voir son grand-père dans un hospice. Quand il arrive à son nouveau poste, il est immédiatement confronté à la violence environnante : le lycée est dans une zone difficile. Les enfants sont irrespectueux, agressifs. Henry ne s’émeut pas, il a une mission : maintenir l’ordre jusqu’à l’arrivée d’un titulaire. Il a un job à faire et il le fait. Il est lui-même rongé par des démons qui mettent au tapis toutes les provocations que les jeunes peuvent tenter. Il ne s’en fiche pas. Il est détaché. Il a compris que « la plupart des gens manquent totalement de conscience de soi. »

C’est en 2011 que Tony Kaye nous offrait son drame Detachment, avec Adrien Brody en tête d’affiche, dont l’interprétation fut influencée par son propre père qui fut professeur d’histoire dans le quartier du Queens, à New-York. Le scénario du film se base par ailleurs sur des recherches sérieuses puisque le scénariste, Carl Lund, est lui-même enseignant. Le réalisateur nous offre quant à lui une vision à la fois triste et pessimiste d’un enseignant au bout du rouleau qui, pour autant, garde la tête haute. On n’est bien loin de la violence crue, le pire se déroulant dans la tête de notre héros, désespéré. Poétique et rythmé de réflexions existentielles, Detachment doit être pris avec détachement justement, histoire de ne pas tomber du mauvais côté de cette œuvre noire à souhait.

D’autres films liés à un milieu scolaire difficile qui vous aurait plus particulièrement marqués, avec en prime un ou des petits génies bien cachés derrière des semeurs de troubles invétérés ou des silencieux mis de côté ? À vos commentaires !

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