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Top 5 des plus beaux films sur les mentors et leurs élèves

Rencontre providentielle ou rapport de force, l’amitié l’emporte bien souvent lorsqu’il s’agit de 7éme art. Meilleurs ennemis et amis fidèles font un bout de chemin ensemble jusqu’à ce que l’élève dépasse le maître. Et si le mentor excelle encore, son apprenti fera tout pour devenir encore plus fort. Cercle vicieux offrant toute une palette de films cultes.

Au-delà de Robin Williams en professeur de lettres dans Le Cercle des Poètes Disparus (1989), nous avons tous eu un coup de cœur pour un film offrant la plus belle des complicités entre un élève et son mentor. Que la relation soit complexe ou naturelle, hostile ou bienveillante, l’apprenti et le maître apprennent l’un de l’autre. Le mentor est souvent plus âgé, érudit et charismatique. L’élève un peu naïf et réservé, jusqu’à ce que savoir et espoir ne le placent sur le magnifique chemin de l’expérience. Un homme et un jeune homme, une femme et une jeune fille, ou le mélange des sexes menant souvent à un amour vertueux et respectueux. Tant d’intrigues possibles que le duo trouvera toujours sa place dans l’imaginaire des créateurs.

1) Will Hunting : la passion des chiffres

Will Hunting de Gus Van Sant sortait en 1998. Nous découvrions avec fascination la troublante relation liant Matt Damon à Robin Williams. Entre paix intérieure à retrouver et estime de soi à recouvrer, l’élève a du chemin à faire. Apprendre à faire confiance, exploiter ses facultés, accepter l’amitié. Un film captivant à voir et à revoir sans modération.

Will Hunting (Damon) est un authentique génie mais également un rebelle aux élans imprévisibles. Il est né dans le quartier populaire de South Boston et a arrêté très tôt ses études, refusant le brillant avenir que pouvait lui procurer son intelligence. Il vit désormais entouré d’une bande de copains et passe son temps dans les bars à chercher la bagarre et à commettre quelques petits délits qui risquent bien de l’envoyer en prison. C’est alors que ses dons prodigieux en mathématiques attirent l’attention du professeur Lambeau (Stellan Skarsgard), du Massachusetts Institute of Technology… Mais après une bagarre où il frappe un policier, Hunting risque la prison. À la demande du professeur Lambeau, le juge accepte, plutôt que la prison, que le jeune homme travaille pour celui-ci, à condition qu’il soit suivi par un psychologue. Après une longue série de visites infructueuses chez des psychothérapeutes réputés, Will finit par se trouver face à un adversaire à sa taille, Sean Maguire (Robin Williams), ancien camarade d’études du professeur Lambeau.

« C’est pas ta faute… »

2) Billy Elliot : l’amour de la danse

C’est en 1999 que sortait la comédie dramatique Billy Elliot signée Stephen Daldry. Nous y découvrions le talentueux Jamie Bell sous l’égide de la rigide Julie Walters. Un film débordant de rage de vaincre et de soif d’apprendre qui nous colle le frisson et les larmes aux yeux. Touchant de vérité, troublant d’émotivité, la danse n’a ici rien de classique. Elle nous emporte dans une valse de vitalité effrénée.

En 1984, dans un petit village minier du Nord-Est de l’Angleterre, Billy (Bell), onze ans, découvre avec stupeur qu’un cours de danse partage désormais les mêmes locaux que son club de boxe. D’abord effaré, il devient peu à peu fasciné par la magie de la gestuelle du ballet, activité pourtant trop peu virile au regard de son père (Gary Lewis) et de son frère Tony (Jamie Draven), mineurs en grève. Billy abandonne les gants de cuir pour assister discrètement aux leçons de danse professées par Mme Wilkinson (Walters). Repérant immédiatement un talent potentiel, elle retrouve une nouvelle énergie devant les espoirs que constitue Billy. Les frustrations larvées explosent au grand jour quand son père et son frère découvrent que Billy a dépensé l’argent consacré au cours de boxe pour des cours de danse.

3) À la rencontre de Forrester : l’estime des mots

Gus Van Sant nous offrait en 2001 À la rencontre de Forrester, Forrester n’étant autre que le charismatique Sean Connery. Une surprenante histoire d’amitié entre hommes issus de milieux différents. Un bijou de complicité, de persévérance et d’acharnement. L’apprentissage à l’état pur doublé de la difficulté imposée par le choix. L’élève trouve ici parfaitement sa place face à un maître majestueux. Dans la même veine, vous pouvez revoir Écrire pour exister de Richard LaGravenese, avec Hilary Swank dans le rôle du mentor.

À seize ans, Jamal Wallace (Rob Brown), un prodige du basket-ball, entre par effraction dans un appartement que les rumeurs disent habité par un ermite. Ayant entendu un bruit, il prend ses jambes à son cou et en oublie son sac à dos avec ses livres dedans. L’ermite le lui rend. Mais Jamal constate que les textes qu’il a écrits ont été corrigés et commentés. Celui-ci, intrigué, part à la rencontre du vieil homme, qui s’avère être William Forrester, un célèbre écrivain qui a disparu après la publication de son premier roman. Ce romancier solitaire et asocial a découvert chez Jamal un don pour l’écriture et accepte de lui enseigner en privé l’art de la plume. Au cours de ces leçons particulières, une amitié s’installe entre eux. Jamal se découvre une passion pour la littérature, mais il est bientôt amené à choisir entre poursuivre sa carrière de basketteur et se consacrer pleinement à l’écriture.

4) Les choristes (2004) : la musique salvatrice

Nous ne pouvions vous offrir ce top sans rappeler à vos bons souvenirs la comédie dramatique de Christophe Barratier. Les Choristes dévoilait un Gérard Jugnot plus touchant que jamais, mentor aimant d’un groupe d’enfants à la dérive. Morhange « la gueule d’ange » (Jean-Baptiste Maunier) nous faisait frissonner par sa voix cristalline quand les autres bambins nous désarmaient de charmes divers et variés. Une ode à l’espoir, en musique et à l’unisson.

En 1948, Clément Mathieu (Jugnot), professeur de musique sans emploi accepte un poste de surveillant dans un internat de rééducation pour mineurs. Le système répressif appliqué par le directeur Rachin (François Berléand) bouleverse Mathieu. En initiant ces enfants difficiles à la musique et au chant choral, Mathieu parviendra à transformer leur quotidien.

5) Whiplash : la rage du jazz

C’est en 2014 que Damien Chazelle dévoilait son drame musical Whiplash. J.K. Simmons martyrisait Miles Teller pour les besoins de l’apprentissage. Le chemin vers la perfection est semé d’embûches et le maître n’aura de cesse de le rappeler à son élève. Entre sueur et sang, désir d’abandonner et envie de se surpasser, la torture psychologique est traitée avec brio. Le suspense est à sa comble et la passion à son apogée. Magique.

Andrew (Teller), 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher (Simmons), professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence.

N’hésitez pas non plus à revoir l’hilarant St Vincent de Theodore Melfi, contant la relation entre un garçon de 12 ans solitaire (Jaeden Lieberher) et un retraité décadent (Bill Murray). Et vous, d’autres films sur le lien élève/mentor qui vous auraient particulièrement touché ?

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