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Golem le tueur de Londres : la bonne surprise horrifique de la semaine arrive en vidéo

Remarqué avec son premier film Insensibles sorti en 2012, Juan Carlos Medina est de retour sur nos écrans avec Golem, le tueur de londres, adaptation du roman Dan Leno and the Limehouse Golem de Peter Ackroyd paru en 1996. Attendu en vidéo et en VOD le 23 janvier, le film nous entraîne dans les ruelles obscures du Londres victorien, alors qu’une série de meurtres secoue le quartier malfamé de Limehouse. Selon la rumeur, ces crimes ne peuvent avoir été perpétrés que par le Golem, une créature des légendes hébraïques d’Europe centrale. Pour en avoir le cœur net, Scotland Yard envoie son meilleur détective pour résoudre l’affaire.

Basé sur un scénario bien ficelé signé Jane Goldman (Kick-Ass, kingsman – services secrets) et porté par un casting inspiré (Bill Nighy, Olivia Cooke, Douglas Booth), Golem, le tueur de londres s’avère être un thriller extrêmement efficace à la mise en scène soignée qui devrait plaire aux amateurs du genre et aux amoureux de l’époque victorienne. Présenté au Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF) il y a quelques semaines, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec son réalisateur, qui nous a révélé le parcours chaotique du film, qui n’a malheureusement pas réussi à trouver le chemin de nos salles obscures, à son plus grand regret.

ENTRETIEN AVEC JUAN CARLOS MEDINA

On avait beaucoup aimé ton premier film, Insensibles, sorti en 2013. Que s’est-il passé depuis ?

Stephen Woolley, le producteur du film, avait beaucoup aimé Insensibles. Ça faisait plusieurs années qu’il avait acheté les droits d’adaptation du roman de Peter Ackroyd et qu’il essayait de monter le long-métrage. Après avoir vu Insensibles au Festival de Toronto en 2012 il a souhaité me rencontrer et me faire lire le scénario de Golem, le tueur de Londres écrit par Jane Goldman. C’était une proposition que je ne pouvais pas refuser. J’adorais l’univers et la thématique. C’était un super challenge pour moi.

Beaucoup de réalisateurs avaient jeté l’éponge avant toi, notamment Terry Gilliam, qui devait réaliser le film. C’était une grosse pression pour toi ?

Oui complètement. C’est un livre qui avait la réputation d’être très difficile à adapter, quand on le lit, on n’imagine pas forcément comment un film peut sortir de là. C’est une sorte de journal qui nous entraîne dans la tête d’un tueur. C’était donc un gros challenge, surtout quand j’ai su que Terry Gilliam, que j’adule, avait jeté l’éponge.

La scénariste Jane Goldman est surtout connue pour avoir travaillé sur des films de super-héros comme X-Men ou Kick-Ass, c’est donc assez surprenant de la voir sur ce genre de projet. Tu peux nous parler de votre collaboration ?

Quand je suis arrivé sur le projet, Jane avait déjà écrit une première version du script qui était déjà très belle mais pas entièrement finalisée. On a donc retravaillé ensemble sur le scénario pendant plusieurs mois jusqu’à ce qu’on arrive à une version qui nous plaisait. On a donc pu commencer à démarcher des financiers et des acteurs.

Le film a été compliqué à financer ?

Oui c’était difficile. Surtout quand on a dans la tête un budget pour faire le film dont on rêve et qu’on s’aperçoit qu’il va falloir le réduire drastiquement si on veut que le projet se concrétise. Le montant final correspond à la moitié du budget que l’on souhaitait. Donc environ 8 millions d’euros. La grosse difficulté a donc été de trouver des solutions pour faire le film avec ce budget. J’ai eu la chance de rencontrer un extraordinaire chef décorateur qui avait déjà travaillé sur la série Peaky Blinders et qui m’a donné la clé pour solutionner notre problème.

Vous avez tourné en studio ?

Non, nous avons tourné dans une usine de la première révolution industrielle, dans le Yorkshire. C’est immense, on dirait une ville de l’époque victorienne. Il y’a des tours, des ponts, des canaux. C’est très impressionnant. On a donc construit tous nos décors là en s’inspirant des peintures de William Blake ou de Nicholas Grimshaw. Le tournage a duré 42 jours.

C’est très court…

En effet. C’était un tournage compliqué. On avait des semaines de six jours, et des journées de 12h sans pause déjeuner. C’était vraiment difficile. Pour être le plus efficaces possible, nous avons beaucoup travaillé en amont avec le casting. Ils ont été extraordinaires, alors qu’ils avaient tous des plannings chargés.

Le film a été montré en salles à l’occasion du Paris International Film Fantastic Festival mais il n’aura pas de sortie nationale et sortira directement en Blu Ray et DVD le 23 janvier. C’est frustrant pour toi ?

Oui très. Il y a dix ans ça aurait été très différent, il aurait eu sans doute droit à une sortie salle. Les films qui sortent sur grand écran en France aujourd’hui sont de plus en plus homogénéisés et uniformisés dans un genre particulier. C’est beaucoup plus difficile pour des films qui ne sont pas « feel good » d’exister. Il y a une vraie discrimination qui s’opère et pour des mauvaises raisons. Un film comme Golem, le tueur de londres a été fait pour être vu sur grand écran, son effet sur le public est plus puissant vu de cette manière. Personnellement, en tant que spectateur, rien ne remplace l’expérience de la salle de cinéma.

Golem, le tueur de Londres sera disponible en DVD, Blu-Ray et VOD dès le mardi 23 janvier.

Chloé Valmary (22 janvier 2018)

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