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17 janvier 2018 : On va voir quoi au ciné cette semaine ?

Cette semaine au cinéma, on a le choix entre, deux comédies françaises, celle avec William Lebghil et Margot Bancilhon, « Ami-Ami », ou celle de Michèle Laroque, « Brillantissime ». Sinon, « 3 Billboards » évoque le deuil d’une mère par la quête de justice, pendant que « In the Fade », avec une impressionnante Diane Kruger, joue la carte de la vengeance. Enfin, « La Surface de réparation » évoque le milieu du foot pendant que Richard Linklater réunit un beau trio avec Bryan Cranston, Laurence Fishburne et Steve Carell dans « Last Flag Flying ». Voici nos choix :

Ce qu’il ne faut pas manquer, les ressorties à (re)découvrir… Chaque mercredi, on fait le point sur les sorties cinéma de la semaine.

3 Billboards : Frances McDormand en quête de justice ★★★★

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On tient peut-être là la plus grosse surprise de ce début d’année ! Déjà aux Golden Globes,  3 Billboards a raflé une bonne partie des prix au nez et à la barbe de Steven Spielberg et son Pentagon Papers, que tout le monde donnait comme vainqueur. Des récompenses loin d’être volées par Martin McDonagh qui passe véritablement un cap avec son troisième long-métrage. Si on retrouve ici le style de Bons baisers de Bruges (2008) et Sept psychopathes (2012), le cinéaste se montre bien plus profond dans les rapports humains. Il faut dire que le sujet prête à l’émotion.

Mildred Hayes (impressionnante Frances McDormand) a perdu sa fille, violée et assassinée. Les autorités n’ayant aucune piste, elle décide d’afficher sur trois panneaux publicitaires un message visant le shérif de la petite bourgade d’Ebbing, et son manque d’action. C’est alors toute la ville qui se retrouve ébranlée et voit ressortir une vague générale de haine. Ainsi, Martin McDonagh livre son film le plus pertinent et critique sur l’Amérique profonde. Une véritable claque à ne pas manquer !

Voici la bande-annonce :

 

La Surface de réparation : Pour l’amour d’un club ★★★

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Le milieu du foot a déjà été traité avec plus ou moins de succès au cinéma. De Didier à Looking for Eric en passant par Joue-là comme Beckam, Les Petits princes et Shaolin Soccer, il y en a pour tous les goûts. La Surface de réparation, réalisé par Christophe Regin, choisit lui de s’éloigner des terrains pour se concentrer sur Franck (Franck Gastambide), un garçon qui, à défaut d’avoir réussi comme joueur professionnel, surveille les joueurs. Un anonyme présenté comme faisant parti de « l’entourage », des joueurs et du club du FC Nantes. Il rêverait de rejoindre le club comme formateur, mais la réalité est toute autre.

Il fait alors la rencontre de Salomé (Alice Isaaz), qui, elle, enchaîne les conquêtes de footeux. Avec ces deux personnages, le film est un drame existentielle maîtrisé malgré quelques maladresses. Un film sur la nécessité de grandir et d’accepter qu’on ne peut pas toujours réaliser ses rêves. En cela, La Surface de réparation dispose d’un discours universelle. Car s’il se déroule dans le milieu du football, il aurait tout à fait pu convenir au monde du cinéma ou d’ailleurs. Enfin, porté par un duo touchant et à l’énergie indéniable, La Surface de réparation se révèle être un premier long poignant.

Voici la bande-annonce :

 

La ressortie à ne pas manquer !

Il y en aura des belles ressorties cette semaine, avec La Rivière rouge d’Howard Hawks et Killer’s Kiss de Stanley Kubrick. Pourtant, on préfère vous conseiller d’aller (re)voir Diamants sur canapé avec l’éternelle Audrey Hepburn. Cette adaptation d’une nouvelle de Truman Capote raconte l’histoire d’un jeune écrivain qui n’a rien publié depuis des années, mais s’en sort financièrement par les aides de sa riche maîtresse. Il fait la connaissance de sa voisine, Holly, qui cherche à épouser un homme riche pour ne plus être dans le besoin. En attendant, elle cache ses angoisses en organisant des fêtes dans son appartement.

C’est évidemment ce personnage qui rend le film si intéressant, et Audrey Hepburn qui le porte à merveille. Avec ses airs de jeune fille fragile, mais toujours joviale, l’actrice incarne naturellement toute l’ambiguïté qui caractérise le personnage. De plus, avec ses tenues de chez Givenchy, ses grandes lunettes noires et son cache yeux pour dormir si glamour, c’est le mythe Hepburn, ode à l’élégance, qui naît ici. Grâce à elle, il ressort de Diamants sur canapé une comédie douce-amer, d’une grande délicatesse, devenue aujourd’hui une référence. Et ne serait-ce que pour le plaisir de voir Audrey Hepburn entonner la chanson Moon River, il serait dommage de passer à côté de cette ressortie.

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