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21 février 2018 : On va voir quoi au ciné cette semaine ?

Cette semaine au cinéma, il y a deux gros prétendants aux Oscars (« La Forme de l’eau » et « Moi, Tonya ») mais aussi ce bon vieux Gerard Butler (Criminal Squad), l’adaptation de la BD culte de « Spirou et Fantasio », un film danois (« Winter Brothers »), un iranien (« Cas de conscience ») et un Franco-Tunisien (« Corps étranger »). Tout un programme ! Voici nos choix.

Ce qu’il ne faut pas manquer, les ressorties à (re)découvrir… Chaque mercredi, on fait le point sur les sorties cinéma de la semaine.

La Forme de l’eau : la sublime créature de Guillermo del Toro

★★★★★

voir notre critique 

L’histoire : En 1962, en pleine Guerre froide. Elisa, muette, et son amie Zelda, travaillent comme agent d’entretien dans un laboratoire gouvernemental secret. Arrive un jour un étrange prisonnier : un homme amphibien. Elisa se prend rapidement d’affection pour la créature et va décider de l’aider à s’échapper.

Dixième long-métrage du Mexicain Guillermo del Toro, La Forme de l’eau est probablement son plus aboutis. Avec ce film, il retrouve une atmosphère proche de ses productions espagnoles.

On pense à L’Échine du Diable et Le Labyrinthe de Pan, où la forme permet de mettre en lumière un fond plus politique et social. Le contexte y est d’ailleurs fort important – ici la Guerre froide, la Guerre d’Espagne pour ses productions précédemment citées.

Résultat La Forme de l’eau est une petite merveille d’émotion et de poésie. Un conte fantastique visuellement fabuleux dans lequel Sally Hawkins livre une prestation impressionnante, et dirigé par la composition délicate d’Alexandre Desplat.

Voici la bande-annonce :

 

Moi, Tonya : le biopic mordant de Craig Gillespie

★★★★

– voir notre critique –

L’histoire : En 1994, la patineuse artistique Tonya Harding a été accusée d’avoir commandité l’agression de sa rivale Nancy Kerrigan. Celle-ci s’étant faite frapper au genou peu de temps avant les Jeux olympiques de 1994. Moi, Tonya suit le parcours de la jeune femme à la manière d’un documentaire parodique.

Dans ce biopic, Craig Gillespie (à qui on ne doit rien de très glorieux), adopte une approche intéressante, loin des habituels films du genre.

Se montrant dynamique et inventif visuellement, il donne une place importante à l’humour. Ce qui ne l’empêche pas de réaliser un travail de reconstitution sérieux et d’une précision impressionnante, et de traiter comme il se doit l’aspect tragique de la vie de Tonya Harding. Celle-ci se voit, enfin, incarnée remarquablement par Margot Robbie. Sans contexte sa meilleure performance à ce jour.

Voici la bande-annonce :

 

Winter Brothers : descente sidérante au fin fond de la solitude

★★★★

– voir notre critique –

L’histoire : Emil travaille comme mineur dans une carrière de calvaire. Il vend clandestinement une boisson alcoolisée qu’il fabrique lui-même. Tout bascule lorsqu’un de ses collègues est envoyé à l’hôpital après avoir été empoisonné par sa mixture. Emil se retrouve alors isolé par son patron et ses collègues.

Devant Winter Brothers, on pense inévitablement au film de Laszlo Nemes, Le Fils de Saul. Comme lui, il s’agit avant tout d’une expérience sensorielle provoquée par l’image et le son.

Il s’en éloigne néanmoins dans les sujets abordés. Car si le film hongrois, qui se déroulait dans un camp d’extermination pendant la Seconde Guerre mondiale, mettait l’accent sur la survie, dans ce film danois, le héros suit davantage une pulsion de mort.

Winter Brothers de Hylnur Palmason est un véritable choc, à ne manquer sous aucun prétexte !

Voici la bande-annonce :

 

Cas de conscience : un film très humain

★★★★

– voir notre critique –

L’histoire : Un soir, en voiture, le docteur Nariman tente d’éviter un chauffard. Il renverse à la place une famille en scooter. Les dégâts sont mineurs, mais il insiste pour dédommager la famille. De plus, il insiste pour que leur jeune enfant soit conduit à l’hôpital.

Le père de ce dernier décline la proposition et deux jours plus tard, Nariman apprend la mort du garçon. Le rapport d’autopsie conclut à une intoxication alimentaire, mais le docteur a dû mal à l’accepter.

Dans Cas de conscience, il n’y a pas de bons ni de mauvais, mais des personnages obligés d’évoluer avec les circonstances. Ainsi, le réalisateur Vahid Jalilvand évite tout jugement pour se montrer le plus sincère possible. Il en ressort un film prenant et extrêmement enrichissant. Car ici, ce sont des questions existentielles sur la condition de l’homme qui sont posées. À découvrir.

Voici la bande-annonce :

 

Et vous, vous pensez voir quoi cette semaine ?

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