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21 mars 2018 : On va voir quoi au ciné cette semaine ?

Cette semaine au cinéma, Rayane Bensetti doit s’occuper de Thierry Lhermitte dans « La Finale », robots et monstres géants s’affrontent dans « Pacific Rim 2 », Kechiche de retour après « La Vie d’Adèle », Cédric Kahn évoque la religion pour sortir de la dépendance dans « La Prière », le cinéma brésilien casse les codes avec « Les Bonnes manières » tout comme Francois-Jacques Ossang et son « 9 Doigts ». Tout un programme, voici nos choix !

Ce qu’il ne faut pas manquer, les ressorties à (re)découvrir… Chaque mercredi, on fait le point sur les sorties cinéma de la semaine.

Les Bonnes manières : l’horreur sous forme de conte de fées

★★★★★

– voir notre critique –

L’histoire : Clara, une infirmière solitaire de la banlieue de São Paulo, est engagée par la riche et mystérieuse Ana pour être la nounou de son enfant à naître. Ana vivant seule, les deux femmes vont naturellement se rapprocher au fur et à mesure. D’autant plus tandis que la future mère se voit sujette à des crises de somnambulisme, liées à sa grossesse. L’enfant à venir ne serait-il pas comme les autres ?

Les Bonnes manières s’inspire de célèbres contes, comme Blanche Neige ou La Belle au Bois Dormant.

Ainsi, par la musique et les décors, comme l’écriture du récit, le film embarque dans un monde fabuleux. C’est par ce biais que les réalisateurs ont décidé d’aborder des sujets profond, comme la maternité évidemment, mais également sur le fait d’élever un enfant qui n’est pas le sien, et bien sûr la différence.

Il en ressort un film d’horreur original et émouvant qui met l’accent sur l’amour maternel. Un vrai coup de cœur !

Voici la bande-annonce :

 

Mektoub, my love : Canto Un, l’œuvre dionysiaque de Kechiche

★★★★

– voir notre critique –

L’histoire : A Sète, dans le Sud de la France au milieu des années 1990, un groupe de jeunes profite de l’été, la journée sur la plage, et la nuit dans les soirées. Parmi eux, Amin (Shaïn Boumedine), de retour dans sa ville natale pour retrouver sa famille et ses amis d’enfance.

Avec son cousin Tony (Salim Kechiouche) et sa meilleure amie Ophélia (Ophélie Bau), il navigue dans le quartier et observe les figures féminines qui l’entourent, préférant la contemplation.

De par sa durée (trois heures), Mektoub, my love pourrait en rebuter certains. D’autant plus ceux n’ayant pas une grande affinité avec Kechiche et notamment La Vie d’Adèle. Mais ce serait faire erreur. Certes, on reconnaît bien le style du cinéaste (où tout passe par les visages et les corps), mais il ressort quelque chose de plus équilibré avec une plus forte puissance empathique.

Avec ses personnages, notamment celui d’Ophélia, jeune femme débordante de vitalité, le réalisateur montre la vie quand on a vingt ans. Celle des gens simples plein d’émotions et généreux dans ce qu’ils représentent.

Kechiche enchante avec une histoire d’amour festive qui arrive à point nommé.

Voici la bande-annonce :

 

Pacific Rim : Uprising, un divertissement efficace

★★★

L’histoire : Dix ans se sont écoulés depuis que les Jaegers, robots géants pilotés par des humains, ont repoussé l’attaque des Kaiju, créatures tout aussi gigantesques venues d’un autre monde. Mais tandis qu’une nouvelle menace apparaît, Jake Pentecost, fils du célèbre soldat qui s’est sacrifié pour refermer la brèche, va devoir faire ses preuves. De retour au centre de formation des Jaeger pour y entraîner de nouvelles recrues, il devra à son tour intervenir pour sauver le monde.

Pacific Rim : Uprising débute par un monologue de Jake (John Boyega) expliquant qu’il n’est pas un héros comme son.

On pourrait en dire de même avec ce film en le comparant à son prédécesseur, Pacific Rim, qu’avait mis en scène Guillermo del Toro en 2013. Clairement, la profondeur et l’empathie que maîtrisait le réalisateur mexicain font défaut, et il faut admettre ici un scénario assez basique (similaire à celui d’Independence Day 2).

Néanmoins, cette suite offre ce qu’on attend d’elle. A savoir en mettre plein les yeux avec ces robots géants qui s’affrontent et ces créatures toujours aussi fascinantes. Car del Toro a su créer un univers riche et passionnant. S’inspirant et rendant hommage à des mangas tels qu’Evangelion et Gundam. Si on peut regretter que le principe de la dérive (pour piloter un Jaeger deux pilotes doivent synchroniser leur esprit) ne soit pas approfondi, l’ambiance fun et explosive est au rendez-vous. En bref, un divertissement efficace qui fait le job.

Voici la bande-annonce :

 

Heat : la ressortie à ne pas manquer !

Si devait prendre en compte les ressorties, c’est certainement Heat qui serait considéré comme le meilleur film de cette semaine. Véritable chef d’oeuvre de Michael Mann, ce film mythique voit se confronter Al Pacino et Robert De Niro pour la première et quasi unique fois de leur carrière – attendons de voir le résultat de The Irishman, et faisons comme si La loi et l’ordre n’avait jamais excité.

Neil McCauley (Robert De Niro) est un as du braquage. Avec ses complices (Val Kilmer, Tom Sizemore et Danny Trejo) il doit préparer son prochain coup tout tandis que la police les surveille de près. Une enquête confiée à Vincent Hanna (Al Pacino), véritable bourreau de travail qui ne délaisse sa vie personnelle pour attraper « les méchants ».

Difficile de résumer un film comme Heat. Car en soi, l’intérêt n’est pas tant dans les braquages et la poursuite entre flic et bandit, mais dans ce qu’il se construit autour et qui mènera à cette finalité. Donc dans la profondeur des personnages de Michael Mann, aucunement manichéens, auxquels le spectateur s’attache instantanément. S’il est un maître en matière de mise en scène d’action et de mise en tension, Mann ne délaisse pas pour autant l’émotion que provoquent ses personnages. Les bons comme les méchants étant tiraillés entre la voie professionnelle qu’ils ont choisi et leur relation amoureuse.

Mann is the man

Heat parvient ainsi à prendre aux tripes, car Michael Mann ne filme comme personne. De plus, avec des comédiens à leur meilleur, Mann n’a plus qu’à les laisser évoluer librement dans ce film noir à la puissance visuelle encore et toujours inégalée.

En 1996, Philippe Garnier écrivait dans Libération : « Michael Mann possède plus de punch et de talent (…) dans son petit doigt que n’importe lequel de ses contemporains« . Des propos confirmés, entre autres, par cette fameuse séquence de braquage/fusillade explosive au milieu du film qu’on vous laisse redécouvrir. Si vous n’avez encore jamais vu Heat par contre, passez votre chemin (pour cause de spoiler) et filez rattraper ce manque.

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