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28 février 2018 : On va voir quoi au ciné cette semaine ?

Cette semaine au cinéma, Danny Boon renoue avec ses origines du Nord tandis que Greta Gerwig évoque un passé presque autobiographique dans « Lady Bird ». Il sera également question d’amour, de différentes manière, que ce soit en Italie dans « Call me by your name » ou en Tunisie dans « L’amour des hommes », ou d’une simple amitié avec « La Fête est finie ». Tout un programme ! Voici nos choix.

Ce qu’il ne faut pas manquer, les ressorties à (re)découvrir… Chaque mercredi, on fait le point sur les sorties cinéma de la semaine.

Lady Bird : Greta Gerwig prend son envol

★★★★

voir notre critique 

sortie cinéma : Lady Bird de Greta Gerwig

L’histoire : Christine, alias « Lady Bird », est une lycéenne dans une école catholique de Sacramento qui aimerait quitter sa petite bourgade pour aller étudier l’art à New York. Mais pour sa mère, infirmière, et son père, récemment mis au chômage, difficile financièrement d’accepter sa demande. Christine se met alors à avoir des rapports de plus en plus tendus avec sa mère. Ainsi, en plus de traiter de la thématique de la jeunesse, Lady Bird parle avant tout d’une relation mère / fille où les difficultés à communiquer viennent cacher l’amour.

Pour ses premiers pas (ou presque) derrière la caméra, Greta Gerwig offre un petit bijou. Un film d’une grande délicatesse qui a tout d’une oeuvre autobiographique – Greta Gerwig a bien grandie à Sacramento. En réalité, l’actrice de Frances Ha confiait que Lady Bird était plutôt la jeune fille qu’elle aurait aimé être. De quoi rendre le film d’autant plus attachant.

Il en ressort une oeuvre personnelle et universelle. Devant Lady Bird, on a parfois l’impression de voir des moments de sa propre vie, qu’on soit mère ou fille, ou non. Une prouesse qu’on doit aux qualités de scénariste de Greta Gerwig.

Un agréable moment de joie mélancolique qu’on vous recommande chaudement.

Voici la bande-annonce :

 

Les garçons sauvages : un trip hallucinant et totalement libre

★★★★

– voir notre critique –

sortie cinéma : Les garçons sauvages de Bertrand Mandico

L’histoire : Cinq adolescents de bonne famille commettent un crime sauvage. Pensant s’en sortir après un procès qui leur est favorable, ils vont finalement être confiés au Capitaine, un homme étrange et autoritaire qui promet qu’après un voyage en mer à ses côtés, ces garçons deviendront doux comme des agneaux. Mais les garçons ne se laissent pas faire et finissent par échouer sur une île sauvage qui petit à petit va les métamorphoser.

Qui a dit que le cinéma français n’était pas audacieux ?

Avec Les garçons sauvages, Bertrand Mandico fait une proposition cinématographique hallucinante. Une esthétique surréaliste et fascinante qui réutilise les premières techniques d’effets spéciaux et mécaniques.

Hypnotique et rappelant un certain Orange mécanique, Les garçons sauvages tient également son étrangeté dans ses choix de casting. En effet, Bertrand Mandico a choisi de faire jouer les cinq garçons mais des actrices (Anaël SnoekVimala PonsDiane RouxelMathilde WarnierPauline Lorillard), toute méconnaissables et crédibles.

Ainsi Bertrand Mandico efface la frontière entre les genres pour la libération de ses héroïnes. Les garçons sauvages mérite définitivement le coup d’œil !

Voici la bande-annonce :

Les Oiseaux : la ressortie à ne pas manquer !

Faut-il encore présenter un film comme Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock ? Un peu comme Psychose, il s’agit là d’une des œuvres les plus connues du cinéaste britannique.

C’est trois ans après avoir traumatisé son public par une « simple » scène dans une douche qu’il provoqua une phobie générale des volatiles. Sorti en 1963, Les Oiseaux suit Melanie Daniels, une jeune femme de San Francisco. Cette dernière fait la rencontre de l’élégant avocat Mitch Brenner chez un marchand d’oiseaux. Un jeu de séduction se met en place entre les deux protagonistes. Melanie décide alors de retrouver l’homme à Bodega Bay et de lui apporter le couple d’oiseaux, des « inséparables », qu’il convoitait. Mais à son arrivée, elle se fait attaquer par une mouette et des événements étranges commencent à se multiplier…

Bien que relativement plus classique dans son récit que Psychose, Les Oiseaux trouve de nombreuses similitudes avec ce dernier. Principalement la mère abusive de Mitch qui n’est pas sans rappeler la terrifiante Norma Bates. Pour autant, Hitchcock s’éloigne du genre horrifique de Psychose pour tendre cette fois vers le film catastrophe. C’est bien là l’audace et l’originalité du cinéaste qui parvient à retourner une ville simplement à l’aide d’oiseaux.

Sans être le plus mémorable de la filmographie d’Hitchcock, Les Oiseaux reste encore aujourd’hui un film prenant dans lequel on se laisse aisément emporter. De plus, il faut souligner, encore aujourd’hui, la prouesse technique du film, que ce soit avec les animaux réels ou les effets spéciaux. A l’image de cette séquence de l’école, révélatrice, entre autres, du talent d’Hitchcock pour mêler humour et suspense.

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