Accueil > News > Cinéma > Guide des sorties > 28 mars 2018 : On va voir quoi au ciné cette semaine ?

28 mars 2018 : On va voir quoi au ciné cette semaine ?

Cette semaine au cinéma, Steven Spielberg nous embarque dans le monde merveilleux de l’OASIS avec Ready Player One. Il sera difficile de rivaliser à côté pour Rooney Mara et Joaquin Phoenix avec « Marie Madeleine », ou les « Carnivores » Leïla Bekhti et Zita Hanrot. Sinon il y aura comme chaque semaine une comédie française avec « Les dents, pipi et au lit », un énième nouveau film avec Isabelle Hupert (« Madame Hyde ») ou le rêve américain vu par Chloé Zao (« The Rider »). Tout un programme, voici nos choix !

Ce qu’il ne faut pas manquer, les ressorties à (re)découvrir… Chaque mercredi, on fait le point sur les sorties cinéma de la semaine.

Ready Player One : le grand retour du maître à la science-fiction et l’aventure

★★★★★

– voir notre critique –

L’histoire : En 2045, le monde va mal. Pour oublier le monde réel au bord du chaos, la population se réfugie dans un univers virtuel grâce à un jeu nommé l’OASIS. Dans l’OASIS, créé par le visionnaire excentrique James Halliday, chaque participant se crée un avatar et peu évoluer dans différents lieux construits sur les bases de la pop culture. Avant de disparaître, James Halliday lance une quête : le premier participant qui parviendra à trouver les trois clés cachées dans l’OASIS, mettra la main sur l’oeuf de Pâques (easter egg) et se verra léguer la majorité des actions d’Halliday.

En bref, le vainqueur détiendra les pleins pouvoirs sur l’OASIS. Tandis que la compétition fait rage, Wade Watts, un jeune garçon, va trouver la première clé et se retrouver la cible de la société rivale d’OASIS, bien décidée à mettre la main sur l’œuf de Pâques en premier…

Voilà longtemps que Steven Spielberg ne nous avait pas offert un film aussi incroyable. Avec Ready Player One, le réalisateur de 71 ans rappelle qu’il est toujours le patron du cinéma de divertissement. Car si le récit du film tient finalement à peu de chose et s’avère dans la lignée des précédentes productions de Spielberg, ce dernier met la barre le plus haut par sa maîtrise visuelle. L’OASIS étant un monde virtuel, le cinéaste réalise ces séquences en motion capture et animation numérique. Une prouesse technique qui lui permet de pousser sa mise en scène au plus loin – une première séquence de course-poursuite impressionnante.

Ready Player One offre un spectacle à tous les niveaux. Prenant par son récit d’aventure, le film est également enrichi par les innombrables références à la pop culture. Celle-ci ne sont d’ailleurs pas gratuite, mais directement liées à l’histoire. Sans oublier le duo Tye Sheridan / Olivia Cooke particulièrement attachant.

Sans conteste l’un des meilleurs films de Spielberg qui surpasse aisément la majorité des blockbusters actuels – et à venir ? Tout simplement grandiose !

Voici la bande-annonce :

 

Blue : à la découverte du monde sous-marin

★★★★

L’histoire : Depuis plusieurs années maintenant Disneynature produit des documentaires visant à sensibiliser le public sur le monde qui l’entoure. L’Antarctique avec L’Empereur, la forêt équatoriale avec Chimpanzés ou les plaines de Tanzanie avec Félins, voici Blue, qui fait découvrir le cœur de l’Océan. Un environnement somptueux qui regorge de créatures variées. Avec Blue, on découvre la richesse de la nature mais aussi sa fragilité. Et en présentant différents animaux comme de véritables personnages, le film parvient à captiver.

On en oublierait presque alors qu’il ne s’agit pas d’une fiction, mais bien d’un monde réel. Grâce aux nouvelles technologies, Blue montre des images uniques. Capable de placer au plus près de cette nature, mais également de rythmer le film par une variété toujours plus grande dans la mise en scène.

Il y a enfin une volonté de défendre des valeurs en insistant par exemple sur la solidarité des créatures. On reste ainsi dans une forme de positivisme, qui n’oublie pas néanmoins de mentionner les problèmes de pollution et le dérèglement climatique.

Au final Blue offre tout ce qu’on attend de lui : une expérience merveilleuse autour d’enjeux écologiques qui touchera les petits comme les grands.

Voici la bande-annonce :

 

Coby : l’ivresse de la métamorphose

★★★

– voir notre critique –

L’histoire : Coby est un documentaire qui suit Suzanna, jeune femme de 23 ans vivant dans un village du Middle-West américain. Cette dernière décide de changer de sexe et de devenir un garçon : Coby. Une transformation qui bouleverse sa vie, mais également celle de ceux qui l’entourent et l’aiment. Une métamorphose s’opère alors sous le regard lumineux et inattendu du réalisateur.
La thématique du changement de sexe a récemment été vue dans Les Garçons sauvages de Bertrand Mandico ou encore Finding Phong de Phuong Thao Tran.

Coby adopte un style évidemment bien différent. Mais la sensibilité du réalisateur Christian Sonderegger est de se concentrer, non pas sur un mal-être (tout de même présent), mais davantage sur l’émerveillement que sucite la découverte du « nouveau » corps de Coby.

Il ressort donc de ce documentaire un sentiment de positivisme rare pour un tel sujet, toujours complexe à aborder. Un résultat obtenu grâce à la bienveillance naturelle de l’entourage de Coby.

En dépit d’un manque d’émotion lié à un certain classicisme du documentaire, Coby n’en est pas moins pertinent.

Voici la bande-annonce :

 

Le Bel Antonio : la ressortie à ne pas manquer !

Le Bel Antonio fait parti de ces grands films qu’on doit au cinéma italien des années 1960. Réalisé par Mauro Bolognini (à qui l’on devra, entre autres, l’excellent La Corruption en 1963), le film met en scène Marcello Mastroianni dans le rôle-titre. De retour dans sa ville natale, le jeune homme a la réputation d’être un Don Juan. Ses parents décident alors de le marier à Barbara (Claudia Cardinale), la fille d’un riche notaire. Bien qu’Antonio tombe aussitôt amoureux de la jeune fille, ce dernier, un an après, n’aura toujours pas « consommé le mariage ».

Le Bel Antonio de Mauro Bolognini

Avec Le Bel Antonio, Mauro Bolognini traite de la question de l’impuissance masculine et du regard des autres qui en découle, dans une Italie (la Sicile) particulièrement machiste. Car à aucun moment Antonio ne trouvera de soutien. Au contraire, il sera obligé de se cacher, honteux face à ses propres parents, plus culpabilisant qu’empathique. Il en va de même avec Barbara, sa femme, qui l’abandonnera aussi vite. En cela le choix de donner ce rôle à Claudia Cardinale est des plus judicieux. Encore au début de sa carrière, elle se révèle aux antipodes de son rôle dans La Fille à la valise (la même année). Donnant un temps seulement l’image d’une belle et douce jeune femme, elle révèle par la suite une face sombre et détestable. Tout l’inverse d’ailleurs de Mastroianni, de plus en plus lumineux au fil du film.

Intelligent dans sa mise en scène, Bolognini s’exprime avant tout par l’image, les choix de cadre, les jeux de lumière (et d’obscurité) et les regards de son interprète principal qu’il parvient à capter avec une grande sensibilité. A l’image d’un dernier plan saisissant d’Antonio face à son propre reflet.

De plus, les valeurs morales qui s’en dégagent, et le regard désolant que Bolognini porte sur le monde – qu’il poussera encore plus loin avec La Corruption – font du Bel Antonio une œuvre grandiose. Beau et tragique à la fois, sa ressortie en salle est la bienvenue.

 

Voir aussi

Avengers 4 : Benedict Cumberbatch a été emballé par le scénario

À un peu moins d’un an de la sortie très attendue d’Avengers 4, Benedict Cumberbatch aka Doctor Strange, se confie sur son ressenti après avoir découvert le script du film.

Laisser un commentaire