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31 janvier 2018 : On va voir quoi au ciné cette semaine ?

Cette semaine au cinéma, Woody Allen continue de faire du Woody Allen sans surprendre avec « Wonder Wheel ». Résultat, on se pose plus de questions sur le film de guerre post 11 septembre « Horse Soldiers » avec Chris Hemsworth, et sur ce qu’ont encore à offrir « Les Tuches » avec un troisième film. Sinon, Antony Cordier fait preuve de fantaisie avec « Gaspard va au mariage », pendant que Mathieu Kassovitz en prend plein la gueule en boxeur dans « Sparring ». Et puis, avec « L’Insulte », une remarque mal placée fait ressortir les troubles de la société libanaise, pendant que Josh Hartnett découvre celle du Japon avec « Oh Lucy » ! Voici nos choix parmi les sorties cinéma.

Ce qu’il ne faut pas manquer, les ressorties à (re)découvrir… Chaque mercredi, on fait le point sur les sorties cinéma de la semaine.

L’Insulte : Brillant et courageux ! ★★★★★

– voir notre critique –

À Beyrouth, Toni, un garagiste libanais se dispute avec Yasser, contremaître réfugié palestinien, pour une histoire idiote de gouttière mal placée. De cette dispute, il y aura une insulte, puis un coup, et enfin un procès. La force de L’Insulte est de faire ressortir de cette affaire toute la complexité de la société libanaise actuelle.

Car en réalité, il n’est pas tellement question de gouttière ni même d’insulte, mais des maux du pays fortement touché depuis la première guerre israélo-palestinienne.

Ainsi, le réalisateur Ziad Doueiri évoque à la fois les malheurs du côté palestinien, que du côté libanais. Comme dans chaque conflit, les victimes sont du côté du peuple, en rien responsable des décisions des hommes au pouvoir. L’Insulte a ainsi une valeur historique et sociale passionnante. À la fois sur le passé, que sur le présent, où la haine entre les peuples continues de sévir « sans raison ». Un film bouleversant et parfaitement maîtrisé, porté Adel Karam (Toni, tout en puissance), Kamel El Basha (Yasser, en retenu) et Rita Hayek  (la femme de Toni, délicate et sublime). Assurément l’un des grands films de l’année !

Voici la bande-annonce :

 

 

Gaspard va au mariage : portrait d’une famille fantaisiste ★★★★

voir notre critique 

En plein hiver, l’arrivée de Gaspard va au mariage cette semaine a de quoi faire plaisir. Véritable rayon de soleil, le nouveau film d’Antony Cordier est le genre de comédie qu’on aimerait voir plus souvent en France. Drôle, touchante et emmenée par cette nouvelle génération de comédien.ne.s au talent fou (Félix Moati et Laetitia Dosch en tête).

Et comme si ça ne suffisait pas, Gaspard va au mariage est également porteur d’un message pertinent. En mettant en scène une famille d’originaux (celle de Gaspard) et de la confronter à une jeune femme, elle aussi, plutôt singulière (Laura, qui accepte d’accompagner Gaspard, qu’elle vient de rencontrer, au mariage de son père), Antony Cordier va à l’encontre des idées reçues.

Cela pourrait basculer dans la niaiserie, mais le cinéaste fait preuve de beaucoup de subtilité et de délicatesse. En ressort une œuvre tendre et extrêmement joyeuse qui fait un bien fou !

 

Voici la bande-annonce :

 

La ressortie à ne pas manquer !

L’histoire se déroule à la fin de la guerre de Sécession. Benjamin Trane (Gary Cooper), un ancien général qui a perdu la guerre, fait la rencontre de Joe Erin, un malfrat accompagné de sa bande. Tous deux sont approchés par les partisans de Benito Juarez et ceux de l’empereur Maximilien, qui s’opposent dans une guerre civile au Mexique. Les « héros » décident finalement de suivre le camp de Maximilien en échange d’une grosse somme d’argent. Leur mission est alors d’escorter la comtesse Marie Duvarre jusqu’à Vera Cruz. Mais après s’être rendu compte que le carrosse de celle-ci est en réalité rempli d’or, ils décident de voler le butin, mais pas forcément de se le partager.

Aldrich casseur de codes

Lorsqu’il réalise Vera Cruz, Robert Aldrich n’est qu’au début d’une longue carrière. Il vient d’obtenir un bon succès avec Bronco Apache, et enchaîne donc avec un nouveau western qui casse les codes du genre. En effet, le cinéaste met en scène des personnages aux antipodes des héros traditionnels du genre. Chacun suivant sa propre cause, tous se trahissent mutuellement dans la quête d’un butin. S’il y a une forme de drôlerie assumée dans les situations mises en scène par Aldrich, on retient avant tout cette absence d’héroïsme véritable. Une écriture bien particulière qui rend le film toujours aussi surprenant.

Pour autant, le cinéaste parvient à éviter de faire de ces anti-héros des personnages antipathiques. Et il retrouve même dans les derniers instants de son film une forme de morale. On sent néanmoins déjà poindre son style puisque, l’année suivante, Robert Aldrich cassera à nouveau les codes, cette fois du film noir, avec En quatrième vitesse. Un film d’un pessimisme rare et qui sombre dans le désespoir.

Enfin, revoir Vera Cruz aujourd’hui, c’est aussi voir un des rares films de l’histoire du cinéma tourné en Superscope – procédé proche du CinemaScope, qui ne dura que six ans.

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