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4 avril 2018 : On va voir quoi au ciné cette semaine ?

Cette semaine au cinéma, les choix sont relativement restreints. Entre le nouveau Jennifer Lawrence (« Red Sparrow ») qui ne convainc pas et l’attendu « Dans la brume » qui n’a pas été montré à la presse, on peut se retourner sur ce bon vieux Gus Van Sant et sa farce « Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot ». Sinon, beaucoup d’humour cette semaine avec la comédie française « Gaston Lagaffe », mais aussi « Abracadabra » par le réalisateur espagnol de « Blancanieves », ou encore l’humour très british de « La Mort de Staline ». Tout un programme, voici nos choix !

Ce qu’il ne faut pas manquer, les ressorties à (re)découvrir… Chaque mercredi, on fait le point sur les sorties cinéma de la semaine.

Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot : une farce tragi-comique débridée

★★★★

– voir notre critique –

L’histoire : John Callahan est alcoolique. Après avoir frôlé la mort dans un accident de voiture, il se décide enfin à suivre une de désintoxication avec le soutient de ses proches, sa compagne et ses amis. C’est alors qu’il se découvre un don particulier pour le dessin. Et plus particulièrement l’humour noir et satirique. Des dessins qui seront publiés dans la presse et lui vaudront un succès immédiat. Mais surtout, c’est grâce à cela qu’il verra la vie d’une nouvelle manière.

Pour s’attaquer à une telle histoire, beaucoup seraient tombés dans la facilité en alternant les bons sentiments et le misérabilisme. Et même en sachant Gus Van Sant derrière la caméra, rien ne nous assurait du résultat. Pourtant, le réalisateur se montre particulièrement adroit pour ce biopic. Adoptant avec Don’t Worry He Won’t Ger Far on Foot un style à l’image de ce que créera son personnage, à savoir une satire tragi-comique bourrée d’humour noir.

De plus, Gus Van Sant inclut une forme d’originalité en adoptant une narration toujours en mouvement, dans laquelle les flash-backs et flash-forwards vont et viennent. Par son montage il s’amuse à déconstruire et reconstruire cette histoire provoquant un réel plaisir de découverte, sans jamais nous perdre. Mettre ainsi du mouvement dans le récit d’un homme paralysé qui découvre le dessin, il fallait y penser.

Il se dégage au final quelque chose de vivant et dynamique de Don’t Worry He Won’t Ger Far on Foot, qui n’en oublie pas d’être à la fois drôle et touchant. Ajoutez à cela les présences de Joaquin PhoenixJonah HillJack Black et Rooney Mara (bien que trop peu présente à l’écran), qui accompagnent comme il se doit cette nouvelle réussite de Gus Van Sant.

Voici la bande-annonce :

 

La mort de Staline : une comédie historique hilarante

★★★★

L’histoire : La nuit du 2 mars 1953 aurait pu être une nuit comme une autre. Joseph Staline prend le repas avec sa garde rapprochée composée notamment de Gueorgui Malenkov, Nikita Khrouchtchev, Viatcheslav Molotov et Lavrenti Beria, leur montre un film de John Wayne et les laisse repartir. Sauf que seul, découvrant une lettre l’accusant de tyran et de tortionnaire, le voilà pris d’une douleur à la poitrine.

Il s’écroule et ne sera retrouvé que le lendemain, mort.

Inspiré de faits réels, La mort de Staline ne se veut pas un biopic traditionnel, mais bien une comédie hilarante. Pour se faire, Armando Iannucci (à qui l’on doit la série géniale Veep) se veut à la fois authentique sur les événements historiques, mais les détourne en montrant un visage totalement décomplexé de ses personnages. Il se dégage ainsi un mélange subtil de burlesque et de sérieux.

Un équilibre difficile à trouver, mais que le réalisateur maîtrise à la perfection, ne tombant jamais dans la parodie ou la moquerie facile. Le film s’amusant avant tout de l’absence de pitié des uns et des autres, de leurs manipulations à peine dissimulées, et surtout de leur opinion non cachée sur le régime. Comme lorsque Malenkov se plaint de ne plus savoir lequel des membres du gouvernement est vivant ou a été envoyé au Goulag.

Ainsi, en plus de réussir l’aspect comique, Iannucci pointe l’absurdité d’un régime qui avait perdu toute humanité – où tous les « bons » médecins ont été envoyés dans des camps car possiblement capables d’empoisonner Staline. Assurément une comédie à ne pas rater !

Voici la bande-annonce :

 

Cycle Bruce Lee : LES ressorties à ne pas manquer !

On a beau avoir repoussé des limites en termes de film d’action, encore aujourd’hui, peu sont ceux qui arrivent à la cheville des scènes de combats de Bruce Lee. Et ça tombe bien, car plusieurs de ses films ressortent cette semaine en salle. Avec Big Boss, La Fureur de vaincre, Le Jeu de la mort ou encore le fameux La Fureur du dragon, se sont des performances impressionnantes à ne pas manquer. Quatre films à (re)découvrir, les plus importants de Bruce Lee, réalisés entre 1971 et 1973. Rappelons d’ailleurs que Le Jeu de la mort ne put être terminé après la mort de l’acteur en 1973, mais fut repris en 1978 par Robert Clouse.

Sans aller dans un descriptif poussé de ces films, il s’agit généralement pour Bruce Lee d’aller venger les opprimés. Que ce soit un aubergiste menacé par un promoteur, son maître assassiné, ou simplement lui-même après avoir été attaqué. Des synopsis qui tiennent toujours à peu de chose.

Mais au final, ce n’est pas tellement pour les histoires qu’on retient ces œuvres, mais bien pour les combats auxquels se livre Bruce Lee, et sa maîtrise des arts martiaux. Celui qui retenait rarement ses coups et envoyait souvent ses collègues à l’hôpital. Il se dégage ainsi une puissance impressionnante dans chacune de ses frappes. Ce qui a ainsi aider à construire sa légende. Ça, est un réel charisme.

La preuve en image, avec un extrait de Le Jeu de la mort.

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