La Vérité si je mens ! 3 : pourquoi le film a scandalisé la presse ?

Une pratique toujours contre-productive...

La Vérité si je mens ! 3 : pourquoi le film a scandalisé la presse ?

Après deux volets remarqués en 1997 et en 2001, la sortie de « La vérité si je mens ! 3 » est un des événements de l’année 2012 dans les salles françaises. Toutefois, pour éviter que le film ne se fasse plomber par la critique, le distributeur du film a usé d'une pratique peu reluisante.

La Vérité si je mens ! 3 : Yallah !

Déjà connu pour ses films Black Mic-Mac et Raï, le réalisateur Thomas Gilou réalise en 1995 une comédie axée sur « l’humour juif » de Les Aventures de Rabbi Jacob. Son nom : La Vérité si je mens !. Le film qui raconte les péripéties de cinq amis est un succès surprise avec plus de 5 millions d’entrées. Il permet, par ailleurs, à Richard Anconina de renouer avec la notoriété, après des années de traversée du désert. Ce dernier est accompagné dans la distribution de futurs grands talents tels que José Garcia, Bruno Solo, Gilbert Melki et Vincent Elbaz.

En 2001, La Vérité si je mens ! 2 poursuit le succès du premier volet avec 7,7 millions d’entrées. Il faudra pourtant attendre 11 ans avant que Thomas Gilou et son équipe fassent leur retour au cinéma avec La Vérité si je mens ! 3.

Pour ce troisième volet, nos cinq amis ont quitté le Sentier pour s’installer dans la banlieue florissante d’Aubervilliers. Toutefois, le marché a changé et ce sont désormais les grossistes chinois qui se montrent bien plus dynamiques qu’eux. Devant ces difficultés, la petite bande va devoir une nouvelle fois se montrer soudée et solide pour devoir survivre… quitte à commettre une ou deux de ces escroqueries dont ils ont le secret.

La vérité si je mens ! 3
La vérité si je mens ! 3 ©La Vérité Production

Interdit de projo

La sortie de La vérité si je mens ! 3 en 2012 était aussi attendue que redoutée par l’équipe du film. En effet, le come-back d’une saga populaire en France n’est pas toujours du goût des spectateurs et de la presse. Ainsi, pour éviter que les spectateurs ne soient sans doute trop influencés par le regard des critiques, le distributeur Mars Distribution a eu la mauvaise idée d’interdire les projections presse du film à certains médias. N'étaient autorisés que ceux qui publieraient une critique bienveillante à l’égard de la comédie populaire.

Le scandale est alors rapidement relayé par des médias tels que Rue89 ou bien encore France Inter (par le biais de la journaliste Florence Leroy). Dans sa critique, Le Figaro ajoute même :

Le distributeur de La vérité si je mens ! 3 n'a pas convié Le Figaro à voir son film avant sa sortie en salles - selon l'usage. Dommage, on est sans doute passés à côté d'un chef-d'œuvre pour lequel aucune critique négative n'était autorisée.

Si, au départ, le distributeur a nié cette pratique, il a été forcé de reconnaître plus tard la manoeuvre. La défense était toutefois maladroite, car son seul argument était la liberté de choisir de ne pas organiser de projections pour toute la presse.

La vérité si je mens ! 3 est loin d’être le premier film à avoir fait l'objet d'une telle "interdiction". En effet, quelques mois avant lui, Hollywoo (avec Florence Foresti et Jamel Debbouze) avait défrayé la chronique en refusant l’entrée en projections presse à certains médias.

Quelques années plus tard, c’est Les Visiteurs : la Révolution qui use à son tour de cette pratique. En effet, le JDD révèle que Gaumont aurait fait preuve de censure auprès de la presse.

 

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