Quand Gérard chantait pour Cécile sous le soleil de Cannes…

Difficile de croiser Gérard Depardieu, Cécile de France et Xavier Giannoli ces derniers temps du côté de Paname. L’un ou l’autre en tournage au bout de la France, l’interview se fera, se fera pas, oui, non, oui, non… Finalement pas d’interviews mais les souvenirs d’une rencontre sous le soleil cannois, lors du 59ème Festival où Quand j'étais chanteur avait ému la Croisette…

Oscillant constamment entre comédie et drame, ce long-métrage n’a d’autre prétention que celle de nous raconter la vie d’un homme, chanteur de bal et non chanteur de seconde zone, comme n'a cessé de le préciser Xavier Giannoli sous le soleil cannois... Une rencontre que Gérard Depardieu a voulu plutôt animée : "C’est toujours chiant une conférence de presse quand on la regarde à la télé, alors j’vais essayer de faire en sorte que celle-ci ne le soit pas !" Le moins que l'on puisse dire, est que tout ceci commence bien...

Et alors Gérard chanteur, une seconde vocation ?
Gérard Depardieu : "Ce qu’il y a de beau dans ce film ce sont les chansons, des chansons que je connaissais, cette histoire de quelqu’un qui chante pour faire plaisir aux gens et les faire danser. (…) C’est toujours très intéressant de n’avoir rien à faire que d’avoir du plaisir sur un tournage. C’est ce qui s’est passé sur ce film, une vraie joie. Il n’y avait aucun calcul de ma part derrière, si ce n’est celui de donner du plaisir, comme le chanteur."

"C’est extraordinaire ce que la musique peut apporter comme humilité... Chanter, c’est comme un art délicat et difficile. Un peu comme jouer, surtout pour une actrice ! Oui, c’est plus difficile que pour les acteurs, et ça dure moins longtemps. Le public est très misogyne… (rires). Pourtant, il y a des acteurs beaucoup plus chiants que des actrices. Des noms ? Vous voulez des noms, j’en ai plein ! La prochaine fois, je vous les chanterai !"

Le personnage d’Alain Moreau existe vraiment en Auvergne, il s’appelle Alain Chanone, un chanteur de bal que le cinéaste a rencontré avant de faire son film. Xavier Giannoli : "Il y a en effet un vrai chanteur dont je me suis inspiré à la base. Je l’ai découvert et je l’ai suivi là-bas, à Clermont-Ferrand. Je l’ai écouté chanter. Il m’a introduit dans cet univers. Et Gérard s’est très bien emparé de ce personnage."

Mais au fait Cécile, les chanteurs de bal, tourner avec Gérard… Vous en pensez quoi vous, de tout cela ???
Cécile de France : "Je suis arrivée sur le plateau avec mes à priori de parisienne… Mais quand j’ai vu les figurants, les danseurs, j’ai été de suite impressionnée par ce qu’ils faisaient. J’me sentais nulle à côté. J’ai été épatée par la manière qu’ils avaient de danser si bien tous ensemble. Quant à Gérard, en fait, je suis très scolaire et ne me laisse pas embêtée par des impressions. Je fais mon boulot, et mon boulot n’est pas d’être impressionnée même si j’étais bouleversée en voyant Gérard ! (rires). On ne se connaissait pas avant le premier jour de tournage, et la première scène que nous avons tourné ensemble, c’est celle de notre rencontre..."

Propos recueillis par Amélie Chauvet (Cannes, mai 2006)

A.M. (14 septembre 2006)

 

Voir aussi

La Ligne verte : plongée dans la véritable prison du film de Frank Darabont

La Ligne verte : plongée dans la véritable prison du film de Frank Darabont

Cinq ans après "Les Évadés", Frank Darabont signe un autre grand succès avec "La Ligne verte". Des rôles brillants de Tom Hanks et Michael Clarke Duncan, une histoire carcérale mêlée de surnaturel et une prison de cinéma mémorable. Retour sur la prison qui a servi de lieu de tournage extérieur et d'inspiration pour la reconstitution en studio des intérieurs.