Emily Blunt est « terrifiée par l’IA » et a refusé de l’utiliser dans une scène de Disclosure Day

Emily Blunt est « terrifiée par l’IA » et a refusé de l’utiliser dans une scène de Disclosure Day

Une actrice de la trempe d’Emily Blunt a refusé d’utiliser l’intelligence artificielle pour une scène clé de Disclosure Day. Le défi fut technique, mais la Britannique a préféré le faire elle-même.

Disclosure Day : une scène clé implique des extra-terrestres et un défi sonore de taille

Elle sera à l’affiche du prochain film d’extra-terrestres de Steven Spielberg dans quelques jours. Dans Disclosure Day, Emily Blunt joue une présentatrice météo de Kansas City. En plein direct et alors qu’elle enregistre le bulletin météo, son personnage est soudainement submergé par une force extra-terrestre. Elle commence alors à s’exprimer dans un langage non-humain caractérisé par des bruits gutturaux.

Dans l’émission Hot Ones, Emily Blunt en a dit plus à Sean Evans sur cette scène clé : « C'est un plan-séquence de quatre minutes que nous avons tourné et qui précède le moment où elle se désintègre progressivement. » La question était de savoir comment bien incarner cette désintégration au niveau sonore.

Emily Blunt a préféré enregistrer elle-même une « une série de sons bizarres »

Disclosure Day © Universal Pictures/Amblin Entertainment
Disclosure Day © Universal Pictures/Amblin Entertainment

C’est là que deux choix s’offrent à Emily Blunt et à Steven Spielberg. Le premier est dans l’ère du temps et consiste à faire appel à l’intelligence artificielle, outil avec lequel l’actrice n’est pas du tout à l’aise. Le second consiste à utiliser le talent humain. « Il y a plusieurs façons de procéder. On pourrait utiliser une intelligence artificielle, ce qui m'effraie un peu. Je pensais pouvoir produire des sons vraiment étranges », a -t-elle confié.

Finalement, Emily Blunt a choisi d’enregistrer des sons organiquement. Tout s’est fait dans un studio avec l’ingénieur son et Steven Spielberg à ses côtés. « J’ai proposé de venir et qu’on enregistre toute une série de sons bizarres. Et c’est ce qu’on a fait », a-t-elle confirmé.

« J’ai fait des cliquetis, des bourdonnements, des sons de consonnes, des respirations étranges. Le concepteur sonore est revenu et a créé ce son bizarre. »

Une IA aurait-elle pu donner des sons comme le recherchait Steven Spielberg ? Le résultat aurait-il été similaire à celui réalisé par un humain ? Nous aurons sans doute la réponse à l’avenir dans des films qui n’hésiteront pas à utiliser l’outil pour générer de tels sons. En attendant, Disclosure Day est garanti sans IA pour des choses « facilement » réalisables par des acteurs.

Rendez-vous le 10 juin prochain dans les salles obscures.