June Squibb pense que le public sait reconnaître un acteur généré par l’IA

L’utilisation de l’intelligence artificielle fait trembler le tout Hollywood. Face à ce changement majeur et effrayant pour beaucoup d’acteurs de l’industrie, June Squibb fait confiance au public. Selon elle, il sera capable de reconnaître la supercherie.

Une nouvelle génération d’actrices à Hollywood ?

Cette semaine, l’arrivée d’une nouvelle actrice a chamboulé Hollywood. Il faut dire que Tilly Norwood est une actrice entièrement générée par une intelligence artificielle. C’est le studio Xicoia qui l’a créée et depuis, sa présence suscite l’indignation dans l’industrie. Le plus étonnant dans tout cela, c’est que plusieurs agences de talents se bousculent pour représenter l’actrice.

Naturellement, les acteurs -bien humains- de l’industrie craignent être remplacés par l’IA dans un futur proche. June Squibb, la star nonagénaire de Eleanor The Great, pense que ce changement est inévitable. Malgré tout, elle reste confiante sur la perspicacité du public pour reconnaître cette pratique.

L’IA ne pourra pas tromper le public, selon June Squibb

Alors que l’on parle déjà d’elle pour les prochains Oscars, June Squibb s’est récemment exprimée sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le cinéma. Elle a été directement concernée par cette pratique :

« Quelqu'un m'a récemment dit qu'ils essayaient de faire quelque chose avec ma voix et qu’ils ont utilisé une IA pour la reproduire. Mais il m’a dit : "On ne pouvait pas l'utiliser… c'était tellement fade" », raconte l’actrice dans l’émission Today.

June Squibb reconnaît que l’avènement de l’IA dans le cinéma peut faire peur. Pour elle, il n’y a pas d’autres choix que de composer avec. Elle croit d’ailleurs que l’IA ne pourra jamais tromper le public devant un film qui en abuse :

« C'est effrayant et je sais que les actrices et les acteurs le disent. Mais c'est nouveau et on ne peut pas rester les bras croisés. Ça va arriver, alors je pense qu'il faut faire avec. Mais les gens sauront capables de dire que ce n'est pas un être humain, ça se voit », a -t-elle poursuivi.

La SAG-AFTRA, l’union des acteurs, a tenté de rassurer tout le monde en affirmant dans un communiqué que « la créativité est, et doit rester, centrée sur l'humain ». Bonne nouvelle, des humains, il n’y a que ça dans la première réalisation de Scarlett Johansson, Eleanor The Great, en salle le 19 novembre en France.