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Better Call Saul, saison 3 : La confirmation d’un chef-d’œuvre ?

Voilà déjà deux ans que la série « Better Call Saul » s’est invitée dans nos salons. Spin-off de « Breaking Bad », ce programme produit par la chaîne américaine AMC s’est donné pour mission de nous plonger dans un monde où Walter White n’était pas encore Heisenberg. Et alors que la saison 3 est actuellement en cours de diffusion, que faut-il penser de cette fiction ? Le chef-d’œuvre se confirme-t-il de plus en plus ? Analyse !

Peu après la fin de Breaking Bad, les fans respiraient. Et pour cause, ces derniers apprenaient la production prochaine d’un spin-off de la série basé sur Jimmy McGill (Bob Odenkirk), l’avocat loufoque. Sobrement baptisée Better Call Saul, la fiction a été diffusée pour la première fois en 2015 et s’offre en ce moment une saison 3 en cours de diffusion. Mais alors, que vaut vraiment le show après 23 épisodes ? Tour d’horizon…

Tout d’abord, qu’on se le dise : Better Call Saul, ce n’est pas Breaking Bad. Un constat qui entre en parfaite adéquation avec les intentions des producteurs, à savoir Vince Gilligan et Peter Gould. Ainsi, ces derniers ont toujours affirmé vouloir faire une série qui expliquerait « BB » sans toutefois en reprendre tous les codes. Sur ce plan, force est de constater que le pari est réussi.

DEUX INTRIGUES (TROP ?) PARALLÈLES

Une chose est sûre : Better Call Saul est une série qui prend son temps. Beaucoup de temps, même. Trop de temps ? Cela dépend des intrigues…

En effet, après quasiment deux douzaines d’épisodes, le contraste entre l’intrigue portée par Saul Goodman et celle portée par Mike Ehrmantraut est saisissant. Problème : alors que toute l’action est portée par le personnage incarné par Jonathan Banks (Mike), celui campé par Bob Odenkirk (Saul) occupe pour sa part une majeure partie de la dialectique du scénario. Un déséquilibre voulu qui, à terme, finit par rendre les deux intrigues trop parallèles et pas assez « imbriquées ».

Au final, à y regarder de plus près, on pourrait même se dire que Better Call Saul, c’est deux séries à la fois : l’une sur l’avocat, l’autre sur l’ancien flic embauché par la mafia d’Albuquerque. Et ce ne sont pas les quelques scènes réunissant les deux personnages qui permettent de rééquilibrer le tout.

L’HUMOUR AUX OUBLIETTES

Souvenez-vous du Saul Goodman de Breaking Bad : un peu gauche, clairement corrompu mais hautement drôle. Une facette que l’on peine à retrouver dans le spin-off et qui, à bien des égards, nous manque beaucoup.

Alors, d’accord, la série s’est donnée pour but de nous raconter d’où venait le personnage de « BB ». Mais était-il vraiment nécessaire d’en passer par 23 épisodes (pour l’instant) de dialogues sans fin entre le protagoniste et son frangin (Michael McKean) ? On vous laisse le soin de répondre !

OUI, L’ESPRIT DE « BREAKING BAD » EST TOUJOURS LA

Malgré quelques petites faiblesses certaines, pas de doute : on retrouve aisément l’esprit de Breaking Bad dans Better Call Saul. Un esprit qui se rappelle notamment à nous grâce à la réalisation unique du programme.

En cela, la « patte » de Vince Gilligan est indiscutable. En témoigne le premier épisode de la saison 3, dont les codes picturaux correspondent en tous points à ceux qui ont fait la légende de la série aujourd’hui considérée comme « la meilleure de tous les temps ».

CONCLUSION

Après 23 épisodes, un constat s’impose : bien que parfaitement joué, le personnage de Saul Goodman aurait sans doute mérité un développement un peu plus rapide. Une conclusion qui en amène une autre : et si le spin-off avait dû être centré sur Mike ? Là, à ne pas en douter, on aurait eu droit à quelque chose nous ramenant au plus près de « BB ».

Quoiqu’il en soit, le ré-intégrement progressif des personnages de la fiction embarquée par Bryan Cranston ne peut qu’annoncer le meilleur pour la suite. Et autant dire qu’on à hâte !

Better Call Saul est-il le chef-d’œuvre que l’on attendait ? Il est vraisemblablement encore trop tôt pour le savoir…

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