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#Alive : un film de zombies pas assez original

#Alive : un film de zombies pas assez original

CRITIQUE / AVIS FILM - Distribué par Netflix, « #Alive » est le premier film de Il Hyung-cho, un jeune cinéaste coréen. Celui-ci fait ses premiers pas sur la plateforme américaine à travers un film de zombies relativement efficace, mais terriblement classique.

#Alive, remake déguisé de La Nuit a dévoré le Monde ?

Le concept de #Alive est simple. Oh Joon-Woo (incarné par Ah-In Yoo) se réveille un matin en pleine apocalypse zombies. Alors que sa journée débute normalement, il allume la télévision et apprend qu'un virus commence à toucher la population coréenne. Ses concitoyens se transforment peu à peu en zombies. Le voilà bloqué dans son appartement, obligé de se confiner en attendant d'éventuels secours. Et ce pitch rappelle étrangement le récent La Nuit a dévoré le Monde. Réalisé par Dominique Rocher, le film français sorti en 2018 repose sur un concept identique. Film d'auteur méconnu qui s'empare des thématiques zombies pour offrir un film inédit, La Nuit a dévoré le Monde n'a pas eu la visibilité qu'il méritait. Bref, tout ça pour dire que la production coréenne ne s'est pas gênée pour reprendre le pitch de Dominique Rocher.

Mais la comparaison s'arrête là. Parce que si La Nuit a dévoré le Monde est une œuvre pertinente et novatrice, #Alive est une production paresseuse et réchauffée. Après une introduction bancale, le film va réutiliser tous les poncifs du genre dans une intrigue définitivement téléphonée. #Alive est un film vu 1000 fois, préférant se reposer sur les clichés du genre. Même si le film propose quelques éléments assez divertissants, il se pose dans le bas du panier du genre.

Un film Netflix classique

#Alive a une esthétique plutôt générique et une photographie sans âme. Sans surprise, le métrage enchaîne les situations éculées, s'inspirant de ses aînés sans véritablement se cacher. Outre La Nuit a dévoré le Monde, le film n'hésite pas à emprunter à Dernier Train pour Busan dans la reproduction des zombies. #Alive s'inspire également de The Walking Dead ou encore de The Land of the Dead en présentant des infectés relativement intelligents.

Bref, #Alive n'est pas bien original avec un personnage un peu stupide, qui fera une rencontre fortuite utile à l'avancée de l'histoire, avec des séquences d'action répétitives et surtout un manque cruel de ressorts horrifiques. A cela s'ajoute une volonté d'offrir un long-métrage décalé et parfois comique, sans que ça ne prenne suffisamment.

#Alive : le film de zombies cliché par excellence

Mais une fois ces défauts surmontés, on peut éventuellement trouver un certain divertissement dans #Alive. Présenté comme une série B sans prétention, le film parvient à assumer son statut et à divertir convenablement son assistance. Même si l’œuvre ne vole pas bien haut, elle parvient à trouver son rythme de croisière. Sans être très inventif, le film peut éventuellement séduire par son rythme effréné. Difficile de s'ennuyer. Et pour un premier film, Il Hyung-cho s'en sort avec les honneurs.

Parce que l'histoire est maîtrisée, et les quelques effets de style sont bien trouvés. Même si #Alive n'a aucune patte, aucune personnalité, et demeure un produit manufacturé, le réalisateur parvient à imposer son rythme, et c'est déjà pas si mal. Il parvient également à proposer quelques rares plans intéressants, et quelques embardées d'action stimulantes. Si on accepte d'entrer dans #Alive en sachant qu'il s'agit d'une proposition sans prétention, on peut potentiellement y trouver son compte...

 

#Alive de Il Hyung-cho, sur Netflix à partir du 8 septembre 2020. Ci-dessus la bande-annonce. Découvrez ici toutes nos bandes-annonces.

 

 

 

 

 

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