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Apprentis parents : une comédie sur l’adoption

CRITIQUE FILM – Après « Very Bad Dads », Sean Anders revient avec une nouvelle comédie sur les relations familiales houleuses. Dans ce long-métrage attachant à défaut d’être original, les excellents Rose Byrne et Mark Wahlberg décident d’adopter trois enfants. Commence alors une nouvelle vie parsemée de galères et de moments de communion, que le réalisateur parvient à évoquer pendant près de deux heures sur un rythme entraînant.

Réalisateur de comédies à qui l’on doit notamment l’anecdotique Comment tuer son boss 2, Sean Anders revient avec un nouveau long-métrage nettement plus inspiré que la plupart de ses précédents. Après Crazy Dad et les deux opus de Very Bad Dads, le cinéaste traite une nouvelle fois des rapports familiaux compliqués. Sean Anders s’intéresse cette fois-ci à l’adoption, alors qu’il évoquait l’absence paternelle et les familles recomposées dans les films précités.

Apprentis parents est centré autour d’Ellie et Pete, deux trentenaires qui vivent confortablement et décident d’agrandir leur famille. Après s’être lancé dans un processus d’adoption, le couple accueille une adolescente, ainsi que son petit frère et sa petite sœur, dans sa demeure. Évidemment, les choses ne se passent pas comme prévues pour Ellie et Pete, qui s’étaient fait une idée de la parentalité légèrement éloignée de la réalité…

Des bons sentiments assumés et jamais indigestes

S’il ne surprend ni par sa réalisation, ni par son scénario, Apprentis parents est une comédie à la structure narrative cohérente de bout en bout. Le film permet ainsi de réconcilier les amateurs du premier Very Bad Dads avec Sean Anders, après une suite qui partait dans tous les sens et s’imposait comme un rendez-vous manqué malgré son casting plus que réjouissant.

Critique Apprentis parents : une comédie sur l’adoption

Ici, le réalisateur tient à détailler tout le processus d’adoption à travers des scènes succinctes mais suffisamment explicites et remplies de détails pour convaincre. Que ce soit les rendez-vous de groupe avec les conseillères interprétées par les excellentes Octavia Spencer et Tig Notaro, la rencontre avec les enfants, en passant par les désillusions et la peur de les voir partir, Sean Anders parvient à s’attarder sur toutes les étapes de la nouvelle vie d’Ellie et Pete. Le long-métrage ne manque d’ailleurs pas de rythme grâce à cet enchaînement particulièrement dynamique, ponctué de situations tour à tour hilarantes et parfois très touchantes.

Si le film ne s’écarte en rien des comédies américaines classiques, Sean Anders a le mérite d’assumer pleinement sa dimension progressiste et ses bons sentiments. Souvent à la limite de la mièvrerie, notamment dans le final attendu mais tout de même réjouissant, Apprentis parents aborde avec tendresse les galères familiales engendrées par une situation qui demande énormément d’abnégation pour qu’un équilibre puisse en ressortir, aussi bien de la part des enfants que des parents. Le spectateur se laisse ainsi pleinement embarquer dans ce long-métrage qui fait honneur à la démarche d’adoption tout en évoquant en parallèle les complications que cette dernière représente pour les enfants placés, forcés de se reconstruire des repères.

Une comédie portée par des acteurs en grande forme

Apprentis parents fonctionne en grande partie grâce à l’implication de ses cinq comédiens principaux. Habituée du genre depuis sa performance magistrale dans Mes meilleures amies, Rose Byrne excelle à nouveau dans cette comédie. Sa relation conflictuelle, entre attirance et rejet, avec l’adolescente de 15 ans interprétée par Isabela Moner, la future Dora l’exploratrice, offre au film certains des passages les plus réussis du film. Par ailleurs, la complicité qui se dégage du duo formé par l’actrice et Mark Wahlberg est l’une des autres belles réussites du long-métrage. Dès les premières minutes, le spectateur croit immédiatement en leur couple et en leurs questionnements, traités avec une ironie qui empêche régulièrement le film de tomber dans le pathos.

Critique Apprentis parents : une comédie sur l’adoption

Après Ted, Very Bad Cops et même Fighter, Wahlberg rappelle de son côté qu’il est l’un des meilleurs acteurs de sa génération pour jouer les quidams lambda, auquel il apporte une candeur et une bienveillance qui font toujours mouche. Pour cette troisième collaboration avec Sean Anders, le comédien livre une performance opposée à celle des Very Bad Dads, dans lesquels il ridiculisait son apparente virilité de façon hilarante (surtout dans le premier). Enfin, les jeunes Gustavo Quiroz et Julianna Gamiz apportent leur lot de séquences aussi adorables que poilantes grâce à leur maladresse et leur énergie débordante, qui permettent de relancer le rythme du film en permanence. Rien que pour ces cinq acteurs, Apprentis parents vaut le détour.

 

Apprentis parents de Sean Anders, en salle le 27 février 2019. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

Réalisateur de comédies à qui l’on doit notamment l’anecdotique Comment tuer son boss 2, Sean Anders revient avec un nouveau long-métrage nettement plus inspiré que la plupart de ses précédents. Après Crazy Dad et les deux opus de Very Bad Dads, le cinéaste traite une nouvelle fois des rapports familiaux compliqués. Sean Anders s’intéresse cette fois-ci à l’adoption, alors qu’il évoquait l’absence paternelle et les familles recomposées dans les films précités. Apprentis parents est centré autour d’Ellie et Pete, deux trentenaires qui vivent confortablement et décident d’agrandir leur famille. Après s'être lancé dans un processus d’adoption, le couple accueille une…

Conclusion

Note de la rédaction

Comédie prévisible mais touchante et souvent très drôle, "Apprentis parents" présente une famille particulièrement attachante, qui doit beaucoup à ses cinq comédiens.

Note spectateur : 5 ( 1 votes)
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