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Dumbo : Tim Burton nous enchante à nouveau

CRITIQUE FILM – Trois ans après « Miss Peregrine et les enfants particuliers », Tim Burton est de retour sur nos écrans avec une relecture du classique de Disney, Dumbo. Et il est très en forme.

Qui d’autre que Tim Burton, amoureux des outsiders, aurait pu mieux s’emparer de l’histoire de Dumbo ? De la même façon qu’Edward aux mains d’argent, le jeune éléphanteau a une particularité qui l’empêche de rentrer dans le moule, de se fondre dans la masse, et plus généralement de s’intégrer à la société. Un sujet de prédilection pour Tim Burton donc, qui collabore pour l’occasion de nouveau avec Disney, neuf ans après son adaptation quelque peu décevante d’Alice au pays des merveilles.

Une relecture intelligente

Sorti en 1947, Dumbo fait sans aucun doute partie des dessins-animés classiques les plus connus, et aimés de Walt Disney. Comme Le Livre de la Jungle, ou La Belle et la Bête avant lui, la firme aux oreilles de Mickey a donc décidé de le passer à la moulinette du live action. Mais contrairement aux deux exemples précédents, Burton n’a pas fait un copier-coller du dessin-animé.

Si les premières minutes du film sont semblables au film original, et suivent l’arrivée d’un train en gare, Tim Burton a vite fait d’entraîner le spectateur hors des rails, pour lui faire découvrir l’envers du décor d’une troupe de cirque itinérant. Très vite, on fait la connaissance de personnages en chair et en os qui n’existent pas dans le dessin-animé. Il y a Max Medici (Danny De Vito), le patron du cirque familial dans lequel naît Dumbo, Holt Farrier (Colin Farrell), un ancien artiste du cirque parti à la guerre et revenu estropié, et enfin ses deux enfants : Joe et Milly (Finley Hobbins et Nico Parker), qui vont s’avérer être les yeux à travers lesquels les spectateurs vont découvrir cette aventure. En plus de donner une dimension plus humaine au récit, l’écriture de ces nouveaux personnages permet également d’échapper aux animaux dotés de parole et par extension à un trop plein d’anthropomorphisme.

Si Burton s’émancipe vite de l’oeuvre originale, il ne manque tout de même pas de lui faire subtilement de nombreux clins d’oeil, à travers des séquences qui satisferont les fans de la première heure.

It’s all about Love

Tim Burton déborde d’amour pour les artistes de cirque, ces « freaks » auxquels il s’identifie, alors il les filme avec beaucoup de tendresse et de bienveillance. Dans Dumbo, la troupe de cirque est représentée comme une famille, où chacun veille sur l’autre, peu importe sa différence. Le petit éléphanteau aux grandes oreilles est d’ailleurs, malgré sa différence, très vite accepté au sein de ce clan, en grande partie grâce aux deux enfants, qui le prennent sous leurs ailes. Burton se veut optimiste vis à vis de la nouvelle génération, et fait de son Dumbo une ode à l’enfance, à l’innocence, à l’émerveillement et surtout à l’amour.

Mais comme dans ses oeuvres précédentes, Tim Burton n’omet pas d’écorcher comme il se doit la société de consommation, ici symbolisée par le personnage de Vandevere (impérial Michael Keaton), entrepreneur de l’entertainment aux dents longues, qui ne voit en Dumbo qu’un accessoire de plus pour son immense parc d’attraction qui ressemble à s’y méprendre à Disneyland (cocasse pour un film produit par Disney, surtout lorsque l’on connaît le passif compliqué avec Burton). D’abord magnifié et filmé comme un lieu féérique où les rêves deviennent réalité (le parc s’appelle d’ailleurs Dreamland), l’endroit va peu à peu s’assombrir pour ne révéler que le reflet le plus sombre de l’humanité et de la société de consommation, qui broie les âmes et les rêves. Le sort des animaux sauvages dans les cirques est également abordé, thème qui était totalement inexistant de l’oeuvre originale.

Un régal pour les yeux et le coeur

Que ça soit les décors majestueux (et réels) de Dreamland, les costumes somptueux imaginés par Colleen Atwood ou encore les effets spéciaux extraordinaires qui ont permis de créer un Dumbo à croquer, le film de Tim Burton est un émerveillement de tous les instants. Magnifié par la musique de Danny Elfman, le long-métrage prouve que Tim Burton a encore des choses à dire et à créer.

Même si cela peut paraître un peu sirupeux, Dumbo est un film qui fait du bien et qui nous rappelle pourquoi nous aimons aller au cinéma : pour rêver.

 

Dumbo de Tim Burton en salles le 27 mars. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

Qui d'autre que Tim Burton, amoureux des outsiders, aurait pu mieux s'emparer de l'histoire de Dumbo ? De la même façon qu'Edward aux mains d'argent, le jeune éléphanteau a une particularité qui l'empêche de rentrer dans le moule, de se fondre dans la masse, et plus généralement de s'intégrer à la société. Un sujet de prédilection pour Tim Burton donc, qui collabore pour l'occasion de nouveau avec Disney, neuf ans après son adaptation quelque peu décevante d'Alice au pays des merveilles. Une relecture intelligente Sorti en 1947, Dumbo fait sans aucun doute partie des dessins-animés classiques les plus connus, et…

Conclusion

Note de la rédaction

Alors qu'on ne l'attendait pas forcément, Tim Burton a fait de Dumbo un véritable chef-d'oeuvre et par extension, un de ses meilleurs films.

Note spectateur : 5 ( 1 votes)
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