Ice Road : le grand Liam Neeson contre la fonte des glaces

Ice Road : le grand Liam Neeson contre la fonte des glaces

CRITIQUE / AVIS FILM - Liam Neeson sort les pneus neige dans "Ice Road". Le comédien incarne un camionneur lancé en pleine course contre la montre, chargé de remonter une dangereuse route gelée. Une série B qui tient ses promesses ?

Ice Road : le salaire de la peur

Au cours de sa carrière, Liam Neeson s’est frotté à plusieurs reprises à des températures en dessous de zéro. Dans Batman Begins, il en vient à réchauffer le jeune Bruce Wayne après sa chute dans un lac glacial pendant sa formation. Dans le fabuleux Le Territoire des loups, il tente de survivre en plein milieu de l’Alaska à la suite d’un crash, propulsé au cœur d’un environnement hostile. Plus récemment, dans Sang-Froid, il se lance dans une quête vengeresse au cœur d’une paisible - du moins en apparences - station de ski du Colorado. N’ayant plus rien à prouver, le comédien était logiquement le plus habilité pour mener à bien la mission d’Ice Road.

Dans ce long-métrage signé Jonathan Hensleigh, co-scénariste d’Armageddon et réalisateur de The Punisher, l’acteur prête ses traits à Mike, conducteur de poids lourds qui passe d’un emploi à un autre avec son frère Gurty (Marcus Thomas), vétéran souffrant d’aphasie. Alors que le tandem vient d’être viré, un éboulement piège en parallèle 30 mineurs d’une mine de diamants située dans le Grand Nord.

Ice Road
Ice Road © Metropolitan Filmexport

L’entreprise responsable monte une équipe en urgence pour transporter le matériel nécessaire au sauvetage, menée par Jim Goldenrod (Laurence Fishburne). Ce dernier embauche Mike et Gurty ainsi que Tantoo (Amber Midthunder), une conductrice dont le frère est coincé dans les décombres. Ces spécialistes des traversées périlleuses prennent en charge trois camions. Ils débutent leur trajet sur la route de glace, un pan du lac Winnipeg gelé et prêt à craquer à la moindre erreur. À la clé : une très belle prime mais aucune assurance d’en revenir vivant.

Une exposition efficace

Si son synopsis évoque évidemment Le Salaire de la peur et son remake américain Sorcerer, Ice Road prend davantage l’allure d’une série B comme Cliffhanger : Traque au sommet. Le long-métrage débute comme un film catastrophe classique et la première partie pose les enjeux et les motivations des personnages avec efficacité. En frère dévoué et professionnel aussi modeste qu’impliqué, le héros incarné par Liam Neeson se révèle par exemple attachant.

Sans être une ode aux routiers comme l’était le réjouissant Le Convoi de Sam Peckinpah, Ice Road ne traite jamais son sujet avec dérision et opte pour un premier degré qui lui donne du charme, du moins jusqu’à une bascule. Le récit joue d’abord sur les dangers de la mission et les risques d’un tel voyage, s’inscrivant ainsi dans la lignée "réaliste" d’Unstoppable. Mais il ne résiste pas longtemps au besoin de défier les lois de la physique pour proposer un maximum d’action.

Ice Road
Ice Road © Metropolitan Filmexport

Un divertissement (un peu trop) généreux

Après la mort expéditive de l’un des personnages principaux, Ice Road ne s’arrête plus et les embûches s’enchaînent. Le film ne se limite pas qu’à l’apparition prévisible d’un méchant suffisamment détestable pour donner envie à Liam Neeson de régler son problème "personnel" avec lui de manière brutale. Avant cela, le comédien et ses acolytes doivent sortir les outils, changer des pneus, vérifier le niveau d’huile, remorquer des 3,5 tonnes en l’espace de quelques minutes, et ce à de nombreuses reprises.

Le tout en faisant face à cet antagoniste increvable. Le long-métrage multiplie les situations répétitives et le spectateur frôle l’indigestion. Il est quoi qu’il en soit impossible de nier sa générosité, qui vient pallier des effets visuels hasardeux. Comme à son habitude, la star de Taken fait preuve d’une implication sans faille et semble prendre son rôle à cœur. Il offre des moments tour à tour drôles, touchants et énervés, rappelant qu’il est parfait peu importe la nature et l’ambition du projet.

Ice Road de Jonathan Hensleigh, en salle le 4 août 2021. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

 

 

 

 

 

 

 

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