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Le Labyrinthe : le remède mortel, conclusion d’une saga de très bonne facture

En trois épisodes, « Le Labyrinthe » aura offert une aventure de qualité, à la fois modeste et maîtrisée.

Lorsque Le Labyrinthe est arrivé, tout comme Divergente, la comparaison avec Hunger Games semblait inévitable. Les trois films étant des adaptations de sagas littéraires à succès, avec un groupe d’adolescents qui évoluent dans un monde post-apocalyptique et sont obligés de subir un certain nombre d’épreuves. Mais tandis que Divergente s’écroula assez rapidement et n’obtint jamais un succès suffisant, l’adaptation de Wes Ball a su trouver sa propre personnalité pour s’affranchir de la saga Hunger Games.

Ceci n’aurait déjà probablement pas été le cas sans la reconduite de Wes Ball à la réalisation de chaque opus. Ce dernier ayant réussi à imposer sa vision au studio et à la développer en dépit de restrictions budgétaires. En effet, avec 34 millions de dollars de budget, Le Labyrinthe peut être considéré comme un « petit blockbuster ». En guise de comparaison, Hunger Games disposait pour son premier film de quasiment 80 millions. Wes Ball a alors eu l’intelligence de parier davantage sur des effets mécaniques et des décors réels plutôt que de jouer la carte de la facilité avec une débauche d’effets spéciaux mal réalisés.

Critique du film Le Labyrinthe : le remède mortel de Wes Ball

Néanmoins, le succès du film aura permis de réévaluer le budget de l’épisode deux, puis du trois. Mais Wes Ball a su prendre son temps et y aller crescendo avec ses ambitions. Dès lors, Le Labyrinthe : le remède mortel ne surprend pas, dans le sens où, venant conclure la saga, ce troisième opus se doit d’être le plus grandiose, riche et ambitieux. Ceci se ressentant avant tout dans le déplacement du récit vers la dernière grande ville, au visuel (qui rappel évidemment Blade Runner) des plus réussi.

Un dernier épisode moins dynamique

Dans l’épisode précédent, on avait laissé Thomas témoin de la trahison de Teresa et de l’enlèvement de son ami Minho par WICKED – l’organisation qui se sert d’eux comme cobayes pour trouver un remède au virus qui a décimé le monde. Le Remède mortel démarre ainsi dans la continuité directe de La Terre brûlée, et de bien belle manière, avec une impressionnante première séquence de braquage d’un train. Pourtant, un sentiment étrange se fait ressentir au fil des minutes. Celui d’avoir perdu le dynamisme de l’épisode précédent, qui embarquait dans de l’action non-stop.

Le film souffre alors de certaines longueurs (un passage dans un tunnel pas très utile) et de soucis de rythme dans les scènes d’expositions. Celles-ci se résumant souvent à des conversations filmées de manière ultra classique et sans intensité dramatique. De même qu’ayant « l’obligation » de terminer sur un feu d’artifice, il pêche dans sa dernière partie en ne parvenant jamais à intéresser réellement sur les événements autour de ses héros. À savoir le soulèvement du peuple qui fait soudain son apparition. Ou à surprendre avec des retournements de situation (les héros sauvés au dernier moment) vus maintes et maintes fois.

Critique du film Le Labyrinthe : le remède mortel de Wes Ball

De l’émotion et du spectaculaire

Pour autant, ces défauts du Labyrinthe : le remède mortel sont (pour certains) inévitables. Et même, dans un sens, louables à la décision du studio de ne pas scinder en deux parties le dernier roman adapté – on repense au sentiment de remplissage de la fin d’Hunger Games. De plus, il est appréciable de voir cette fois le récit ne pas se concentrer entièrement sur Thomas, mais de donner enfin de la valeur à Teresa. Le manque de pertinence de cette dernière dans les deux films précédents était jusque-là dommage. Et on aurait regretté de voir à nouveau Kaya Scodelario être réduite à une poignée de dialogues.

Wes Ball rectifie donc le tir ici en l’impliquant suffisamment. Le réalisateur peut alors développer ce personnage et capter en elle, en dépit de sa trahison, une forme d’attachement (par les valeurs morales qu’elle défend). Et même si ce troisième opus n’arrive pas à être aussi captivant et prenant que ses deux prédécesseurs, Wes Ball le dirige, par le biais de Teresa, davantage vers l’émotion. Il parvient, de plus, à rester centré sur l’intimité des héros, même lors de son final spectaculaire. Une belle manière de refermer l’aventure sans fausse note.

 

Le Labyrinthe : le remède mortel de Wes Ball, en salle le 7 février 2017. Ci-dessus la bande-annonce.

Lorsque Le Labyrinthe est arrivé, tout comme Divergente, la comparaison avec Hunger Games semblait inévitable. Les trois films étant des adaptations de sagas littéraires à succès, avec un groupe d’adolescents qui évoluent dans un monde post-apocalyptique et sont obligés de subir un certain nombre d’épreuves. Mais tandis que Divergente s’écroula assez rapidement et n’obtint jamais un succès suffisant, l’adaptation de Wes Ball a su trouver sa propre personnalité pour s’affranchir de la saga Hunger Games. Ceci n’aurait déjà probablement pas été le cas sans la reconduite de Wes Ball à la réalisation de chaque opus. Ce dernier ayant réussi à…

Conclusion

Note de la rédaction

Sur la bonne voie

Moins rythmé que les deux premiers films et bien plus classique dans son traitement, "Le remède mortel" convainc tout de même en se recentrant sur les personnages moins en vue et en ne s'éparpillant pas dans son final. Une conclusion efficace pour une saga convaincante.

Note spectateur : 4.65 ( 1 votes)
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