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Les Mitchell contre les machines : un imparable et irrésistible film d'animation

Les Mitchell contre les machines : un imparable et irrésistible film d'animation

CRITIQUE / AVIS FILM - Les petits comme les grands vont jubiler devant "Les Mitchell contre les machines", un génial film d'animation qui suit une famille quelque peu atypique dans une aventure où notre rapport à la technologie est questionné.

Un long-métrage récupéré par Netflix

Prévu dans les salles par Sony, le film d'animation Les Mitchell contre les machines se retrouve sur le petit écran. Netflix aurait déboursé pas moins de 100 millions de dollars pour obtenir les droits de distribution. Une somme qui, si elle est vraie, témoigne d'une sacrée confiance en cette production de Chris Miller et Phil Lord. Le duo a déjà montré à plusieurs reprises son intérêt envers l'animation. Il se contente, ici, de simplement produire. Mais on comprend assez aisément ce qui a pu leur donner envie de soutenir cette jolie réussite énergique, en phase avec son époque, drôle et attachante.

Vous allez mettre un rien de temps avant de tomber sous le charme de la famille Mitchell. Le père, Rick, n'est pas très ami avec les nouvelles technologies. La mère, Linda, passe son temps à colmater les brèches dans sa petite tribu et admire en secret une famille voisine parfaite sur Instagram. Katie, la fille, est une passionnée de cinéma sur le point de faire sa rentrée dans l'école de ses rêves. Enfin, le fils, Aaron, est un amoureux des dinosaures et peu à l'aise avec l'expression de ses sentiments. On n'oublie pas, aussi, la mascotte du film, Monchi, un carlin bigleux qui ne respire pas l'intelligence.

À la veille du départ du foyer de Katie, Rick organise un road trip en famille pour essayer de renouer certains liens cassés. Leur aventure sur la route va prendre une tournure inattendue quand l'intelligence artificielle de la société PAL va s'émanciper et monter les machines contre les hommes. Les Mitchell comprennent qu'ils ont une occasion d'être les inattendus sauveurs de notre monde.

Les Mitchell contre les machines
Les Mitchell contre les machines ©Netflix

Une réussite totale

Un bon film d'animation se reconnaît souvent à son aptitude à savoir contenter les petits et les grands. L'exemple le plus parlant pour le grand public est Pixar, dont les créations savent présenter plusieurs degrés de lecture. Les Mitchell contre les machines entre dans cette catégorie en s'emparant d'un motif moderne. À savoir notre rapport privilégié avec les écrans et la technologie. Le film questionne ainsi, par exemple, l'obsession du paraître sur Instagram ou l'inventivité de la culture créative 2.0 permise par des services communautaires (comme YouTube).

Les Mitchell contre les machines exploite l'omniprésence de la technologie pour créer un environnement thématique qui saura parler à tout le monde. Autant ceux qui savent la dompter que ceux qui la regardent avec un oeil plus circonspect. L'idée étant de réunir les deux sous un même pavillon, notamment avec cette jolie idée que le progrès aide à communiquer, créer et s'exprimer. Il ne s'agit pas d'idéaliser l'évolution ni de la sanctionner. Le scénario tient un bon équilibre entre les travers (une raquette de tennis connectée qui n'a pas de sens, l'utilisation abusive des filtres, les dérives potentielles de nos flirts avec l'intelligence artificielle) et les avantages.

Les Mitchell contre les machines
Les Mitchell contre les machines ©Netflix

Un sens de la nuance appréciable qui s'ajoute à des ambitions de pur divertissement et une belle gestion de l'émotion. En dépit d'un dernier acte qui s'étire plus qu'il ne le faudrait, Les Mitchell contre les machines est une boule de plaisir qui régale sur le fond et sur la forme. Visuellement, l'approche artistique est séduisante. On en prend plein les yeux avec une animation qui ne cherche cependant pas la performance technique à tout prix. À l'image, c'est un bazar organisé, en accord avec l'esprit du film. Un spectacle dont la folie rappelle pourquoi l'animation est un genre aussi précieux. Parce qu'il permet de donner naissance à des oeuvres comme celle-là. La radieuse inventivité qui en émane vous colle une banane d'enfer, pour du pur cinéma plaisir qui galvanise de bonheur.

Les Mitchell contre les machines de Michael Rianda, disponible sur Netflix à partir du 30 avril. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

 

 

 

 

 

 

 

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