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Men in Black International : comment passer à côté de son héritage

CRITIQUE / AVIS FILM – Le nouveau « Men in Black » réalisé par F. Gary Gray et intitulé sobrement « Men in Black : International » voit Chris Hemsworth et Tessa Thompson prendre la relève pour un résultat décevant qui passe à côté de son héritage.

En 2012, Barry Sonnenfeld concluait sa trilogie Men in Black portée par Will Smith et Tommy Lee Jones. En 2019, Sony relance la franchise avec une suite/reboot dirigé par le réalisateur de NWA et Fast and Furious 8. Au casting, ce sont Chris Hemsworth, Tessa Thompson et Liam Neeson qui prennent la relève. Malheureusement, le résultat est encore pire que ce qu’on imaginait.

Un blockbuster désincarné, machine hollywoodienne sans âme

Ce qui faisait la réussite de la trilogie Men in Black, malgré un troisième opus plus faible, c’était bien son charme. Barry Sonnenfeld avait réussi à insuffler une certaine âme à ses métrages et à donner une véritable identité aux deux premiers Men in Black, à tel point qu’ils sont devenus de véritables références du genre.

Malheureusement, F. Gary Gray ne parvient pas à reproduire cette ambiance particulière et signe un blockbuster fade et désincarné où peu de choses fonctionnent. Men in Black : International est une pâle copie de ses aînés. Le cinéaste reprend les codes classiques de la saga, reproduit ce qu’il connaît à l’identique, sans y apporter sa touche, que ce soit le générique dans l’espace, la typographie des titres, ou encore l’introduction des locaux de l’agence des MIB bourrée d’espèces extraterrestres en tout genre. Pour autant, il ne suffit pas de copier pour rebooter. Si les références sont légions, souvent forcées, à l’image de l’apparition inutile de Franck, relégué à la sécurité, ou des Worms bavards sans fondement, elles ne permettent pas de reproduire le ton des premiers films. Ce MIB : International tourne d’avantage au mauvais pastiche qu’à l’hommage pertinent.

Critique Men in Black International : comment passer à côté de son héritage

F. Gary Gray accumule les facilités, que ce soit dans l’écriture d’un scénario paresseux et souvent sans logique, ou dans une réalisation impersonnelle qui est enterrée par un montage rectiligne au possible. Finalement, on s’ennuie fermement devant ce nouveau MIB. Le cumul des blagues lourdingues ne permet pas de relancer le rythme et l’intérêt du spectateur, qui ne rie jamais, et esquissera seulement un sourire en de rares moments. Ce quatrième film se range dans la case des blockbusters fades, classique d’une machine hollywoodienne uniforme. Et c’est quand même dommage vu le potentiel infini d’un univers comme celui de MIB. Les aliens ne sont jamais correctement utilisés malgré des designs parfois recherchés (par exemple les jumeaux en poussière d’étoiles). Non, il faudra se contenter d’un blockbuster extrêmement classique et sans aucune vision personnelle ou artistique. Reste un duo plaisant, surtout grâce à Tessa Thompson qui ferait presque oublier le cabotinage parfois pesant de Chris Hemsworth.

Enfin, même le traitement de l’action ne permet pas de donner du rythme à ce divertissement pâle. Le ton ne parvient pas à s’imposer, l’humour non plus, ni même l’esthétique. Tout est expédié rapidement, comme le recrutement de l’agent M, comme les combats redondants, comme une intrigue prévisible, souvent à cause d’un montage charcuté qui ne permet pas à l’ambiance et aux décors d’exister. Bien évidemment le film n’évite pas les clichés du genre, que ce soit ses quelques répliques féministes maladroites, une petite mascotte presque aussi agaçante que Jar Jar Binks, ou des pirouettes scénaristiques exagérées. Ce Men in Black : International n’a finalement pas grand chose pour lui si ce n’est un héritage inestimable qui permet parfois de se replonger dans un univers attachant, merveilleux et si vaste. C’est dommage, car il y avait matière à faire perdurer une franchise qui en a encore sous le coude.

 

Men in Black : International de F. Gary Gray, en salle le 12 juin 2019. Ci-dessus la bande annonce.  Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

En 2012, Barry Sonnenfeld concluait sa trilogie Men in Black portée par Will Smith et Tommy Lee Jones. En 2019, Sony relance la franchise avec une suite/reboot dirigé par le réalisateur de NWA et Fast and Furious 8. Au casting, ce sont Chris Hemsworth, Tessa Thompson et Liam Neeson qui prennent la relève. Malheureusement, le résultat est encore pire que ce qu'on imaginait. Un blockbuster désincarné, machine hollywoodienne sans âme Ce qui faisait la réussite de la trilogie Men in Black, malgré un troisième opus plus faible, c'était bien son charme. Barry Sonnenfeld avait réussi à insuffler une certaine âme…

Conclusion

Note de la rédaction

Un blockbuster fade et désincarné qui n'est pas à la hauteur de la trilogie originale.

Note spectateur : Sois le premier !

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