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Monster Hunter : Milla Jovovich passe des zombies aux monstres géants

Monster Hunter : Milla Jovovich passe des zombies aux monstres géants

CRITIQUE / AVIS FILM - Paul W.S. Anderson est de retour avec une nouvelle adaptation de jeux vidéo : « Monster Hunter ». Pour l'occasion, il engage une nouvelle fois son actrice fétiche Milla Jovovich.

Monster Hunter : le jeu vidéo porté sur grand écran

Initialement, Monster Hunter est une franchise de jeux vidéo. Créée en 2004 par Capcom, cette licence a rencontré un engouement sans précédent. La saga a rapidement envahi tous les supports, de Playstation à Xbox en passant pas Nintendo. À l'heure actuelle, une vingtaine de jeux ont vu le jour au cours du temps. Donc forcément, Hollywood a lancé une adaptation cinématographique de ce succès planétaire. Monster Hunter le film débarque ainsi pour la première fois sur les écrans, avec Paul W.S. Anderson à la barre.

Monster Hunter
Monster Hunter ©Constantin Film / Sony Pictures

Ce dernier, notamment célèbre pour avoir mis en scène la saga Resident Evil (mais également Max Payne et Alien vs Predator), est de retour à ce qu'il sait faire : des blockbusters tout terrain, d'une absence totale de subtilité. Pour Monster Hunter, le cinéaste rappelle son actrice fétiche (et épouse) Milla Jovovich, qui était déjà l'héroïne de la saga Resident Evil. Cette dernière est ici épaulée par Tony Jaa et Ron Perlman, eux aussi motivés à dégommer des monstres géants. Monster Hunter raconte comment la lieutenant Artemis (Milla Jovovich) et son équipe se retrouvent plongées dans un monde alternatif, peuplé de monstres géants assoiffés de sang. Sur place, ils vont faire la rencontre de chasseurs, qui vont leur prêter main forte.

Du Paul W.S. Anderson dans toute sa splendeur

Monster Hunter respire la mise en scène de Paul W.S. Anderson, que ce soit pour le meilleur comme pour le pire. Une mise en scène ruisselante d'effets spéciaux léchés mais impersonnels, une photographie sans âme mais généralement assez jolie, et des personnages charismatiques mais en pilotage automatique. C'est bien simple, on est dans la recette classique de Paul W.S. Anderson. Il n'empêche que le cinéaste est en grande forme, que ce soit dans sa stupidité légendaire autant que dans son esthétisme dégoulinant.

Monster Hunter
Monster Hunter ©Constantin Film / Sony Pictures

Paul W.S. Anderson met en scène un bestiaire plutôt convaincant, qui propose quelques créatures impressionnantes et visuellement assez séduisantes. Même si ses séquences d'action manquent parfois de fluidité, elles permettent d'offrir quelques instants héroïques et des confrontations mémorables. Notamment à travers une forme de gigantisme très attirante. De plus, l'alchimie entre Milla Jovovich et Tony Jaa fonctionne plutôt bien et propose quelques ressorts comiques assez profitables.

Malheureusement, comme souvent dans les œuvres de Paul W.S. Anderson, le dernier tiers du film est raté. Un climax asphyxiant, visuellement hideux, qui cumule les CGI et les effets spéciaux limités. En terme de rythme, c'est éreintant, tant le réalisateur ne sait pas gérer son tempo, et fatigue son assistance qui n'a plus le temps de respirer. Enfin, le metteur en scène accumule les références à Dune (avec ces monstres de sable), Mad Max (pour l’esthétique des Hunters) ou Starship Troopers (tout le passage avec les araignées), sans jamais les égaler. Pour autant, il se dégage régulièrement une volonté de bien faire, et une spontanéité communicative de Monster Hunter. Ce qui lui donne un peu le statut de plaisir coupable.

 

Monster Hunter de Paul W.S. Anderson, disponible en achat digital à partir du 14 avril 2021. La bande-annonce ci-dessus. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

 

 

 

 

 

 

 

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