MENU
Accueil > Critiques > Critiques Cinéma/VOD > One Piece Stampede : stupéfiant !

One Piece Stampede : stupéfiant !

CRITIQUE / AVIS FILM – 20 ans ! 20 ans, et il est toujours parmi nous. Alors que d’autres shonen fleuves se sont terminés n’importe comment (« Bleach », « Naruto »), ne savent pas s’arrêter (« Dragon Ball », « Saint Seiya ») ou n’ont jamais vraiment atteint les espoirs placés en eux (« Fairy Tail »), « One Piece » est toujours là, en mode patron.

One Piece règne sur les mers de l’animation, à la manière d’un Gol D. Roger, sans toutefois voir surgir l’échafaud dans un jour prochain. En effet, malgré ses 900 épisodes, l’adaptation télévisée du manga d’Eichiro Oda est toujours en forme. Certes, les éternels insatisfaits diront que la fraîcheur et l’effet surprise de ses débuts ont quelque peu disparu, mais c’est logique pour une oeuvre qui a 20 ans d’âge. La vérité, c’est que One Piece fait preuve d’une régularité rare, parvenant encore à nous émerveiller, à nous surprendre, à nous faire rire et à nous émouvoir. Ce 14ème long métrage de la licence est donc un hommage à ce que les fans visionnent depuis 20 ans. En effet, ce One Piece Stampède semble avoir été conçu comme le film ultime.

Le film ultime

D’une durée d’1h40, One Piece Stampede est finalement un condensé de ce que l’on a pu voir dans la série. La différence est que le réalisateur Takashi Otsuka ne nous laisse aucun temps mort. Par conséquent, chaque rencontre entre pirates (ou entre pirates et marines) est prétexte à des affrontements survoltés. De plus, les enjeux sont plus dramatiques que les films précédents puisque nos héros sont confrontés directement au passé de Gol D. Roger. Un passé qui se révèle déterminant dans la quête du fameux trésor qu’il a laissé. Tout cela explique donc pourquoi le principal antagoniste est Douglas Bullet. En effet, ce dernier est probablement l’un des personnages les plus puissants vus à ce jour dans One Piece. (films et séries confondues)

Ancien membre de l’équipage du Roi des Pirates, il est présent pour tester la détermination du héros Monkey D. Luffy. Et cette détermination est montrée de manière fracassante par le biais de combats dantesques, dans lesquels les personnages semblent disposer de techniques divines. Clairement, One Piece : Stampède rappelle la grande bataille de Marineford qui voyait les pirates les plus forts du Monde affronter des vice-amiraux, amiraux et capitaines corsaires tout aussi dangereux. Vingtième anniversaire oblige, le film est en plus l’occasion de retrouver des personnages secondaires iconiques que l’on avait un peu perdus de vue. (Crocodile ou Rob Lucci, par exemple)

Un film pour les fans

Sur certains moments, la puissance absurde de Douglas (se transformant même en Titan !) qui oblige pirates et marines à brièvement s’allier rappelle l’épisode final d’Avengers. C’est sur ce point-là que One Piece : Stampède pèche un peu. Scénaristiquement, le film ne tient pas la comparaison avec Gold ou Z. En effet, le spectaculaire sacrifie l’intrigue. Un équilibre délicat qu’Oda avait pourtant toujours su maintenir. On se retrouve donc avec un film purement fan-service qui multiplie les combats divertissants mais qui peine à masquer un scénario parfois bordélique. Sans oublier que cette surenchère de personnages met de côté certains membres de l’équipage de Luffy tels que Robin, Franky ou Chopper.

One Piece : Stampède est sans doute le film d’animation qui est le plus destiné aux fans. Si certains néophytes pouvaient suivre sans trop de difficultés les derniers longs-métrages de la franchise, il n’en est pas de même pour celui-ci. Que ce soit dans son histoire, dans ses personnages et dans ses nombreux clins d’œil, le long-métrage est mis en scène par un fan et exclusivement destiné aux fans. C’est peut-être sa limite mais elle est clairement assumée.

 

One Piece Stampede, présenté en avant-première dans 22 salles françaises le 12 septembre. Le film sortira à nouveau dans les salles dès le 9 octobre en partenariat avec la plateforme ADN. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

One Piece règne sur les mers de l’animation, à la manière d'un Gol D. Roger, sans toutefois voir surgir l'échafaud dans un jour prochain. En effet, malgré ses 900 épisodes, l’adaptation télévisée du manga d’Eichiro Oda est toujours en forme. Certes, les éternels insatisfaits diront que la fraîcheur et l'effet surprise de ses débuts ont quelque peu disparu, mais c'est logique pour une oeuvre qui a 20 ans d'âge. La vérité, c'est que One Piece fait preuve d'une régularité rare, parvenant encore à nous émerveiller, à nous surprendre, à nous faire rire et à nous émouvoir. Ce 14ème long métrage…

Note de la rédaction

Note de la rédaction

On peut reprocher à "One Piece : Stampède" son scénario fourre-tout et son passage à la 3D un peu raté. Mais on ne peut pas lui reprocher de nous avoir servi un divertissement de qualité qui ravira sans nul doute un public déjà acquis à sa cause. Que ce soient les personnages, les affrontements, l’humour débile et le célèbre thème musical « We are », tout nous est livré avec générosité pour nous rappeler pourquoi on aime "One Piece" depuis 20 ans !

Note spectateur : 4.23 ( 17 notes)
Voir aussi
Banlieusards : Kery James choisit la sagesse

CRITIQUE / AVIS FILM - "Banlieusards", sorti sur Netflix le 12 octobre, est un joli film réalisé par Kery James et Leïla Sy, servi par des acteurs inspirés et une écriture soignée. Lui manque la rage qui n'y est que suggérée, et un geste qu'on aurait aimé plus radical. Mais pour son premier film, qu'il a écrit et d'abord monté sur les planches de théâtre, Kery James montre des belles qualités d'écriture et de réalisation.

2 commentaires
  1. Parfaitement d’accord avec ton commentaire. La critique de l’auteur sur le film en lui même est bonne pour l’avoir vu, il est vraiment ciblé « fan-service ». Mais critiquer naruto c’est limite croire qu’il n’a vu que la fin.

  2. Par contre auteur de la critique, oser comparer le fourre-tout de la fin de Bleach et de Naruto en un revers de phrase est absurde et décrédibilise ta critique. Naruto s’est fini parfaitement, en cohérence avec son style, le nekketsu, et ses références culturelles, shinto, bouddhistes, hindouistes (surtout shinto et hindouiste à vrai dire). Tout le symbolisme de Naruto est une ode à ces cultes et à un paradigme culturel inhabituel pour les occidentaux que nous sommes mais fondamental, celui de l’extrême orient.

    Oser rejeter dans le temps d’une introduction une oeuvre pareille d’un revers de la main, c’est décrédibiliser toute ta critique, peu importe sa qualité.

    Le problème ce n’est pas de dire que Naruto s’est fini n’importe comment, c’est de se permettre de le faire comme si c’était un axiome à toute discussion sur un manga, comme si ça ne souffrait tellement d’aucune contradiction que c’était un paradigme.

    Je pense que c’est une erreur en tant que critique et en tant que lecteur.

Exprimez vous !
Copyright © 2019 cineserie.com. Tous droits réservés. Un site E-borealis