Pierre Lapin 2 : essai transformé pour la petite bande de la ferme McGregor ?

Pierre Lapin 2 : essai transformé pour la petite bande de la ferme McGregor ?

AVIS / CRITIQUE FILM - Pierre, Queue-de-coton, Jeannot et tous les autres personnages créés par Beatrix Potter sont de retour dans "Pierre Lapin 2 : Panique en ville". Une virée hors de la campagne aussi entraînante que le premier volet ?

Pierre Lapin 2 : braquage à l’anglaise

Trois ans après sa première aventure cinématographique, le héros court sur pattes créé par Beatrix Potter est de retour dans les salles obscures. Et dans Pierre Lapin 2 : Panique en ville, le leader de la bande de voleurs du jardin de feu Mr. McGregor découvre un nouveau terrain de jeu, bien plus vaste et dangereux.

Après avoir célébré leur mariage, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour Bea (Rose Byrne) et Thomas (Domhnall Gleeson). La première a terminé son livre pour enfants inspiré de la vie de ses animaux, édité par le second qui a pu ouvrir son magasin de jouets.

Contactée par une maison renommée, Bea se voit proposer un contrat alléchant pour poursuivre les récits autour de Pierre, Queue-de-coton, Flopsaut, Trotsaut et les autres. Conviée à un rendez-vous pour évoquer ses futurs ouvrages avec le directeur de publication cupide Nigel Basil-Jones (David Oyelowo), l’écrivaine embarque toute sa troupe à Gloucester.

Pierre Lapin 2 : Panique en ville
Pierre Lapin 2 : Panique en ville © Sony Pictures Entertainment

Une fois arrivé en ville, Pierre s’égare et perd de vue sa famille. Il fait alors la connaissance de Barnabé, un lapin qui affirme avoir connu son père et qui se révèle être un expert dans l’art du chapardage. Après lui avoir dévoilé le fonctionnement des larcins dans cet environnement nettement moins tranquille que sa jolie campagne, Barnabé propose à Pierre de réaliser un casse périlleux : celui du marché fermier, et de ses fruits secs alléchants.

Les carottes sont cuites ?

Sur le papier, la fameuse "panique en ville" promettait encore plus de rythme et de folie enfantine. Pourtant, ce deuxième volet peine à retrouver l’énergie de son prédécesseur. Étonnamment, le cadre restreint de la ferme de McGregor semblait offrir davantage de possibilités. Ici, le récit se perd dans des allers-retours peu utiles entre les rues de Gloucester et la maison de Thomas et Bea, qui viennent plomber le dynamisme du film.

Les séquences s’enchaînent parfois de manière hasardeuse. Si elles restent très drôles, les saynètes sur le coq arrivent par exemple comme un cheveu sur la soupe. La sous-intrigue autour du couple est par ailleurs expédiée. Le désintérêt pour les jeunes mariés se fait sentir, malgré les efforts de Rose Byrne et Domhnall Gleeson.

Pierre Lapin 2 : Panique en ville
Pierre Lapin 2 : Panique en ville © Sony Pictures Entertainment

Visuellement impressionnant

À l’inverse, Pierre Lapin 2 fait la part belle aux animaux, qui n’ont logiquement aucun mal à voler la vedette à tous les humains. Les enfants devraient se délecter de nombreux gags les concernant, à l’image de Queue-de-coton qui succombe aux effets du sucre ou d’un écureuil spécialiste du playback qui offre plusieurs apparitions mémorables.

Le long-métrage déploie d’ailleurs un bestiaire bien plus riche. Les effets visuels développés par Animal Logic pour les nombreuses créatures sont toujours aussi impressionnants. Ils représentent évidemment la prouesse d’un film qui n’arrive malheureusement pas à en tirer profit.

Pierre Lapin 2 échoue là où Paddington 2 réussissait à tous les niveaux, ne parvenant pas à surpasser l’agréable surprise du premier et à construire une évolution cohérente et intéressante à des personnages pourtant attachants, le tout en assurant le spectacle. Restent néanmoins une galerie de méchants suffisamment détestables et un casse survolté, qui devrait réjouir les plus petits.

Pierre Lapin 2 : Panique en ville de Will Gluck, en salle le 30 juin 2021. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

 

 

 

 

 

 

 

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