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Premier Contact – Notre avis sur le film de Denis Villeneuve

Denis Villeneuve aborde pour la première fois le genre de la science-fiction avec son nouveau film : « Premier Contact ». Après des œuvres comme « Prisoners » ou « Sicario », le cinéaste canadien continue-t-il son parcours sans faute ? Réponse.

Alors que douze engins spatiaux font leur arrivée aux quatre coins du globe, l’inquiétude s’installe sur terre. L’armée américaine fait appel à Louise Banks (Amy Adams), linguiste renommée, afin de tenter de communiquer avec ces nouveaux arrivants. Elle va devoir apporter une réponse à une question vitale : Quel est le but de votre venue ? Mais pour comprendre leurs motivations encore faut-il les comprendre tout court…

L’essence même de la Science-Fiction

A l’heure où film de science-fiction rime souvent avec film d’action, où chaque invasion extra terrestre est synonyme d’apocalypse sur terre et de destruction massive, Denis Villeneuve nous rappelle que le spectaculaire peut se trouver ailleurs. La science-fiction, c’est un pas vers l’inconnu, une plongée dans l’au delà. C’est une transcendance des connaissances actuelles nous poussant à réfléchir sur notre époque et à faire face aux démons de l’humanité. Pour un auteur, aborder la science-fiction signifie embrasser cette philosophie. Au cinéma, 2001 L’Odyssée de l’Espace peut être considéré comme l’archétype absolu de cette volonté de réflexion à travers le prisme du genre. Plus récemment, seulement une poignée de films avait approchés la SF de cette manière. On pourra retenir le percutant Les Fils de l’Homme d’Alfonso Cuaron ou le sublime Under The Skin de Jonathan Glazer.
Premier Contact : Objet Filmique Non Identifié

Premier contact, dernier espoir

L’individu, sa société, son rapport à l’autre, fascinent Denis Villeneuve, comme il a pu le montrer film après film. Ce qui l’intéresse avant tout c’est l’humain. Premier Contact se vit à travers les yeux de Louise, lueur d’espoir d’une humanité condamnée à s’ auto-détruire. Invitée à l’intérieur d’un des vaisseaux, elle va tenter de comprendre ses occupants. Autrement dit, de créer un lien entre deux espèces séparées par des univers entiers. Mais apprivoiser l’inconnu passe invariablement par l’affrontement de ses propres peurs. Nombreuses ont étés les fois où l’Homme, dans son désir aveugle de puissance, a anéanti ce qu’il ne comprenait pas. Louise devra garder intacte une notion de justice constamment ébranlée par le monde extérieur. Au fur et à mesure que sa peur pour les envahisseurs diminuera, celle pour ses semblables augmentera. L’homme est un loup pour l’homme, et ça Villeneuve l’a bien compris.
Premier Contact : Objet Filmique Non Identifié

Sortir du cadre

Pour mettre tout cela en image, le réalisateur adopte une mise en scène d’une grande finesse, teintée d’une certaine mélancolie. Celle-ci est le reflet du mal être de Louise, enfermée dans une tristesse constante dû à la perte de sa fille. Enfermement mis en image par une obsession pour le cadre dans le cadre. Cela va de la baie vitrée de la maison de Louise à celle des engins spatiaux, en passant par les nombreux écrans de télévisions diffusant la peur au seins des populations. On s’enferme dans des boîtes, on communique à travers des boîtes (tous les dirigeants des pays se parlent par le biais d’écrans), on se perd, on se referme sur soi-même… Autant de carrés cassés par la forme arrondie des vaisseaux. Une symbolique qui prend toute son ampleur lorsque l’on apprend le but de leur venue sur terre.

Ces grands thèmes, on ne peut plus complexes, Denis Villeneuve les aborde avec une simplicité déconcertante. Il positionne de ce fait son film sur cette zone rare et fragile du film intelligent mais jamais moralisateur, accessible à tous mais jamais débilisant. Premier Contact est une œuvre unique, qui confirme une fois de plus le talent du cinéaste, et vient enrichir une filmographie cohérente et fascinante.

Alors que douze engins spatiaux font leur arrivée aux quatre coins du globe, l'inquiétude s'installe sur terre. L'armée américaine fait appel à Louise Banks (Amy Adams), linguiste renommée, afin de tenter de communiquer avec ces nouveaux arrivants. Elle va devoir apporter une réponse à une question vitale : Quel est le but de votre venue ? Mais pour comprendre leurs motivations encore faut-il les comprendre tout court... L'essence même de la Science-Fiction A l'heure où film de science-fiction rime souvent avec film d'action, où chaque invasion extra terrestre est synonyme d'apocalypse sur terre et de destruction massive, Denis Villeneuve nous…

Conclusion

Note de la rédaction

Premier de la classe

Premier Contact est une sublime démonstration de cinéma qui propose au spectateur d'échapper à la réalité le temps d'une séance tout en le poussant à repenser sa vison de la société et, plus généralement, du monde. Un grand film de science-fiction, et un grand film, tout simplement.

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1 commentaire

  1. Excellente critique!
    Bien écrite et avec des mots justes.

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