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Rémi sans famille : c’est Noël pour l’éternel orphelin

CRITIQUE FILM – « Rémi sans famille » est la production française de ce Noël. Joliment mise en scène pour un public familial, l’histoire créée par Hector Malot il y a bien plus d’un siècle se modernise sans (trop) perdre de son univers et de son charme.

Nostalgie, quand tu nous tiens. En effet, beaucoup des parents qui accompagneront leurs enfants voir Rémi sans famille devraient sourire à cette nouvelle adaptation du célèbre roman d’Hector Malot publié en 1878, Sans Famille. Dans le cinéma français, trois films ont déjà été réalisés. Le dernier en date et le plus connu est sorti en 1958, réalisé par André Michel avec notamment Bernard Blier et Pierre Brasseur. Autant dire que de l’eau a coulé sous les ponts et que l’histoire aurait du s’arrêter là. C’était sans compter la série d’animation japonaise, 51 épisodes diffusés en 1982 puis régulièrement rediffusés jusqu’en 2004, un véritable carton de télévision qui raviva alors l’intérêt pour l’histoire ce petit garçon orphelin et saltimbanque.

Rémi sans famille…

L’air de rien, Antoine Blossier s’empare donc d’une histoire initiatique plus exigeante qu’elle n’y paraît. Avec un casting à la forte popularité et un tout jeune Rémi aux traits et à la voix d’ange, il réussit son pari, celui de moderniser un univers ancré dans un vieux monde. Il y parvient, et c’est aussi sa faiblesse, en créant une temporalité vague, des décors et des costumes peu précis. Alors, et c’est pour le meilleur, l’histoire qui est racontée par le Rémi âgé (Jacques Perrin) prend souvent une teinte fantastique. Pourchassés par les loups en forêt, ou isolé dans un Londres lugubre, Rémi et ses amis semblent des figures détachées de la réalité, de purs personnages de fictions traditionnelles. On sourit et on s’effraie un peu, on s’émeut de temps en temps et on ne s’ennuie pas. C’est notamment à Londres, dans une séquence très réussie, que le film révèle le mieux sa maîtrise du conte et du drame.

C’est ainsi que, par exemple, la scène de sa soustraction à sa première famille, malgré les jeux appliqués de Ludivine Sagnier et Jonathan Zaccaï, manque de justesse et ne parvient qu’à moitié à émouvoir. Quand au contraire la route avec Vitalis, toujours exemplaire Daniel Auteuil, se révèle passionnante. Capi et Joli-Cœur, le chien et le singe qui forment avec Vitalis la troupe de Rémi, sont utilisés avec simplicité, et leurs aventures sont amusantes et touchantes à suivre. Maleaume Paquin, jeune comédien par ailleurs chanteur d’opéra, réussit un Rémi très attachant mais dont la joie marque plus que l’inquiétude ou la tristesse. Cependant, sa relation avec Vitalis/Daniel Auteuil est aboutie, et se niche dans celle-ci une véritable tendresse qui concentre l’essentiel de l’émotion que peut procurer le film.

… et sans tristesse

Logiquement, Rémi sans famille perd un peu du « réalisme » du roman et du dessin animé, cette fine tristesse qui vient de la réalité sociale de la vie de Rémi et des lieux où il passe. Sa situation d’orphelin, le cynisme des adultes, ces aspects sont présents mais sans être exploités. Et si l’on sent aussi la volonté de montrer paysages et éléments d’un patrimoine, la dimension film d’aventures prend constamment le dessus. Volontairement ou pas, ce parti pris appauvrit l’histoire mais convient parfaitement à l’ambition familiale du film.

Le film, par sa durée, ne peut pas couvrir la totalité de l’histoire. Il y a donc des personnages et des épisodes originels absents, des nouveaux personnages et une réécriture des évènements. Virginie Ledoyen incarne ainsi Mme Harper, mère de Lise, dont Rémi tombera amoureux. Une infidélité habile et plutôt réussie qui confond différents éléments de l’œuvre originale, et qui permet aussi de proposer une véritable fin au film et à l’histoire de Rémi. La fin d’aventures qui pourront plaire à toute la famille en cette période de Noël. 

Rémi sans famille, réalisé par Antoine Blossier, en salles le 12 décembre 2018. Découvrez la bande-annonce ci-dessus.

Nostalgie, quand tu nous tiens. En effet, beaucoup des parents qui accompagneront leurs enfants voir Rémi sans famille devraient sourire à cette nouvelle adaptation du célèbre roman d’Hector Malot publié en 1878, Sans Famille. Dans le cinéma français, trois films ont déjà été réalisés. Le dernier en date et le plus connu est sorti en 1958, réalisé par André Michel avec notamment Bernard Blier et Pierre Brasseur. Autant dire que de l’eau a coulé sous les ponts et que l’histoire aurait du s’arrêter là. C’était sans compter la série d’animation japonaise, 51 épisodes diffusés en 1982 puis régulièrement rediffusés jusqu’en…

Conclusion

Note de la rédaction

Un agréable moment, avec une ambition cinématographique appréciable, même si elle se fait aux dépens de la profondeur de l'oeuvre originale. Pour les grands qui s'offriront un peu de nostalgie, et surtout pour les petits qui devraient aimer ce film d'aventures plutôt réussi.

Note spectateur : 5 ( 1 notes)
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