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Retour à Zombieland : des retrouvailles réjouissantes

AVIS / CRITIQUE FILM – Après un premier épisode réussi et une tentative d’adaptation télévisuelle annulée dès le pilote, la bande de Zombieland est de retour au cinéma. Si à première vue, ce deuxième opus toujours orchestré par Ruben Fleischer ne semblait pas indispensable, il se révèle être aussi drôle et rythmé que son prédécesseur, à défaut d’être original. Malgré les redites que le film ne parvient pas à éviter, les retrouvailles avec Little Rock, Wichita, Columbus et Tallahassee ne manquent pas de panache et de massacres toujours plus inventifs.

En 2009, Ruben Fleischer dévoilait Bienvenue à Zombieland, son premier long-métrage. Depuis la sortie de cette comédie qui faisait la part belle à son quatuor d’humains hilarants, malgré la présence non négligeable de « zombie kills » savoureux, le réalisateur n’a jamais fait mieux. De 30 minutes maximum à Venom, en passant par Gangster Squad, le cinéaste n’a en effet pas réussi à conjuguer humour et action avec autant d’énergie et d’enthousiasme. Il aura donc fallu attendre dix ans et Retour à Zombieland pour qu’il retrouve le bon dosage et signe sa deuxième véritable réussite, aidé par des comédiens en grande forme.

Des retrouvailles réjouissantes

C’est parfois dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures et Ruben Fleischer s’en est visiblement convaincu pour Retour à Zombieland. À la fin du premier épisode, le spectateur laissait Little Rock (Abigail Breslin), Wichita (Emma Stone), Columbus (Jesse Eisenberg) et Tallahassee (Woody Harrelson) dans un parc d’attractions, où ils étaient enfin devenus la famille recomposée et dysfonctionnelle espérée.

"Retour à Zombieland" : Critique du film de Ruben Fleischer.

Dix ans plus tard, l’ennui se fait sentir à Zombieland mais hors de question pour le quatuor de se laisser abattre. C’est donc tout naturellement et avec une bonne humeur communicative que les héros investissent la Maison-Blanche, entourée de mangeurs de chair, dès l’ouverture du film. La joie non dissimulée des comédiens saute aux yeux dans le générique aux ralentis aussi drôles que ceux qui révélaient l’épidémie dans le premier long-métrage.

Si le plaisir de décimer des morts-vivants n’a pas bougé, les envies des protagonistes ont quant à elles évolué. Tandis que Wichita et Columbus traversent une période creuse dans leur couple, Tallahassee étouffe Little Rock en voulant lui apporter une présence paternelle. Comme dans le premier film, les personnages vont donc se fuir et se trahir pour mieux se retrouver, et régler leurs problèmes personnels et familiaux entre deux vannes et deux cartons sanglants.

De nouvelles arrivées qui tombent à pic

L’alchimie intacte entre les acteurs principaux fait plaisir à voir mais le long-métrage donne parfois le sentiment que cette réunion n’était pas indispensable. En reprenant une esthétique et une trame similaires à celles de son prédécesseur, et en réutilisant des répliques et autres règles emblématiques, Retour à Zombieland n’évite pas les redites. Certaines idées alléchantes sont par ailleurs simplement effleurées par Ruben Fleischer. C’est le cas des T-800, nommés d’après ce bon vieux Terminator, des super-zombies dont les apparitions sont trop limitées.

"Retour à Zombieland" : Critique du film de Ruben Fleischer.

Fort heureusement, ces défauts se dissipent dès que des nouveaux personnages font leur entrée dans le film. La séquence avec Luke Wilson et Thomas Middleditch, qui incarnent des copies conformes de Tallahassee et Columbus, est l’une des meilleures du long-métrage. Madison et Nevada, interprétées par Zoey Deutch et Rosario Dawson, se greffent de leur côté parfaitement au groupe. En plus de renforcer la complicité entre les quatre héros, ces deux recrues apportent un vent de nouveauté en créant des liens inédits avec eux. Qui aurait par exemple imaginé que Tallahassee puisse ne serait-ce qu’envisager de renoncer à son statut de loup solitaire ?

Plutôt que de changer de recette, Retour à Zombieland préfère garder la même ligne directrice que le premier épisode en primant sur ses personnages, son rythme soutenu et ses exécutions créatives. Les amateurs devraient donc être ravis et sauront apprécier ces petites choses. Pour les autres, c’est un bon moyen de faire connaissance.

 

Retour à Zombieland de Ruben Fleischer, en salles le 30 octobre 2019. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

En 2009, Ruben Fleischer dévoilait Bienvenue à Zombieland, son premier long-métrage. Depuis la sortie de cette comédie qui faisait la part belle à son quatuor d’humains hilarants, malgré la présence non négligeable de « zombie kills » savoureux, le réalisateur n’a jamais fait mieux. De 30 minutes maximum à Venom, en passant par Gangster Squad, le cinéaste n’a en effet pas réussi à conjuguer humour et action avec autant d’énergie et d’enthousiasme. Il aura donc fallu attendre dix ans et Retour à Zombieland pour qu'il retrouve le bon dosage et signe sa deuxième véritable réussite, aidé par des comédiens en grande forme. Des…

Conclusion

Note de la rédaction

Dix ans après, la bande de Zombieland est toujours aussi barrée, ce qui fait évidemment plaisir à voir. Depuis « C’est la fin », l’extinction de l’humanité n’avait pas été aussi délirante.

Note spectateur : 4.63 ( 2 notes)
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