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Les Grands – Notre avis sur la saison 2

Après une première saison convaincante, “Les Grands” revient pour une saison 2 encore plus réussie, qui poursuit l’exploration de la jeunesse.

Voilà un petit moment maintenant que les productions originales d’OCS font parler d’elles. Faut-il rappeler qu’en début d’année, la chaîne proposait avec la série SF Missions un voyage dans l’espace, quasi-inédit pour l’audiovisuel français ? Mais le genre dans lequel OCS a su le mieux se définir, c’est bien la dramédie. Les Grands, dont la saison 2 arrive ce 12 octobre 2017, en est peut-être le meilleur exemple.

Dans la première saison, Les Grands racontait le quotidien d’un groupe d’élèves de troisième. Ils étaient alors les grands du collège, et se retrouvaient dans des situations à la fois, propres à l’adolescence et improbables. En cela, la série évoquait autant Freaks and Geeks que Skins. Un an après, Boogie, Hugo, Ilyes, Avril et MJ n’ont pas si grandi que ça, contrairement à la série.

Les Grands saison 2
© Empreinte Digitale

Retour réussi pour Les Grands

Il ne faut pas longtemps devant la deuxième saison de Les Grands pour retrouver ce qui nous avait plu jusque-là. Quelques minutes seulement, après qu’une des protagonistes secondaires invite un de ses camarades à aller épouser une de ses cousines. La réplique est hilarante, car aussi évidente qu’inattendue. En effet, Les Grands dispose d’un travail d’écriture minutieux, où chaque vanne et éléments comiques apparaissent naturels. S’il faut évidemment féliciter pour cela les scénaristes Benjamin Parent et Joris Morio (tous deux co-créateurs), ainsi que Victor Rodenbach et Vianney Lebasque (également réalisateur), on peut également citer les jeunes comédiennes qui ont su s’approprier des textes, parfois plus délicats qu’on ne le penserait.

Ainsi, on retrouve avec plaisir les amusants et touchants Grégoire Montana (Boogie), Sami Outalbali (Ilyes), Pauline Serieys (Avril), Adèle Wismes (MJ), et Théophile Baquet (Hugo), mais également Romane Lucas (Kenza), Mahaut Tourriol (Bertille) et Rio Vega (Dylan). À eux, viennent se greffer quelques nouveaux. Théo Cholbi en étudiant prétentieux qui fera tourner la tête d’Avril, Olivier Chantreau, un professeur dont Ilyes tentera de se rapprocher, et surtout Estéban en professeur de musique, ex troisième membre des Daft Punk. Une idée géniale d’avoir donné au chanteur des Naive New Beaters ce rôle d’enseignant désabusé et impitoyable. Avec son parlé flegmatique si singulier, il offre quelques-uns des meilleurs moments de cette saison 2.

La poursuite de l’exploration de la jeunesse

Évidemment, Les Grands ne se résume pas que sur ses bonnes répliques. À nouveau, les créateurs ont réussi à développer finement des thématiques liées à l’adolescence. Si l’homosexualité d’Ilyes pose à nouveau des questions (cette fois par rapport à sa mère), Les Grands évoque également la recherche d’identité, la puissance vertigineuse des premiers amours, ou encore la grossesse non désirée, avec toujours le regard des autres en problématique commune. En cela, Les Grands s’imbrique parfaitement dans notre société actuelle, en évolution, mais toujours soumise à des problèmes d’acceptation.

Les Grands saison 2
© Empreinte Digitale

 

De son côté, Vianney Lebasque fait preuve de davantage de finesse dans sa réalisation, allant gommer quelques légers défauts de la première saison. On le sent oser dans sa mise en scène, sans chercher à en faire plus que nécessaire. On pense notamment à ces deux scènes (en milieu et en fin de saison) où Bertille poussera la chansonnette. Des séquences potentiellement casse-gueules, car susceptibles de tomber dans le risible. Lebasque fait pourtant preuve de maîtrise, et, jusqu’au bout, il semble éviter les pièges des situations les plus délicates.

Les Grands est donc parvenue à ne pas s’enliser dans un concept pertinent. Cette saison 2, d’une grande réussite, poursuit son exploration intelligente de la jeunesse sans chercher à l’infantiliser. Une jeunesse représentée avec honnêteté, loin des stéréotypes, où chacun y trouve sa place. Lors de la promotion de la première saison, les créateurs expliquaient ne pas avoir de vision sur le long terme, travaillant au fur et à mesure en fonction de la matière qu’ils auraient. En vue du résultat de cette saison 2, on ne peut qu’imaginer que, la matière, ils l’auront pour une nouvelle saison.

 

Les Grands de Benjamin Parent et Joris Morio, saison 2 sur OCS à partir du 12 octobre 2017. Ci-dessus la bande-annonce.

Voilà un petit moment maintenant que les productions originales d’OCS font parler d’elles. Faut-il rappeler qu’en début d’année, la chaîne proposait avec la série SF Missions un voyage dans l’espace, quasi-inédit pour l’audiovisuel français ? Mais le genre dans lequel OCS a su le mieux se définir, c’est bien la dramédie. Les Grands, dont la saison 2 arrive ce 12 octobre 2017, en est peut-être le meilleur exemple. Dans la première saison, Les Grands racontait le quotidien d’un groupe d’élèves de troisième. Ils étaient alors les grands du collège, et se retrouvaient dans des situations à la fois, propres à l’adolescence…

Note de la rédaction

Note de la rédaction

Bilan très positif

Drôle, mais pas que, "Les Grands" questionne la jeunesse avec finesse. La saison 2 reprend les bases de la première et parvient à la dépasser.

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