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L’Arme fatale – Notre avis sur la série adaptée de la franchise culte

La diffusion de “L’Arme fatale” s’est achevée sur TF1, voilà l’occasion de revenir sur cette première saison et de vous donner notre avis.

La série événement L’Arme fatale se conclue sur TF1 et le succès a été au rendez-vous. Grâce à cette adaptation de la franchise culte, la chaîne s’est imposée comme leader des audiences tout au long de la diffusion des dix-huit épisodes. Un pari qui s’est donc révélé payant pour une série qui s’inscrit parfaitement dans l’ADN de TF1, grande habituée des séries policières américaines (Les Experts, Esprits criminels, Blacklist,…).

Adaptation en série, la bonne idée?

En faisant le choix d’adapter la saga cinématographique L’Arme fatale, Matthew Miller a surfé sur la vague actuelle des séries tirées de films. C’est toujours une décision risquée et ici c’est encore plus vrai tant le matériau de base est culte. Parmi toutes les shows adaptés, il y a du bon comme du mauvais, comme quoi le succès ne peut pas uniquement reposer sur un nom. On a d’ailleurs toujours un peu peur du résultat lorsqu’on apprend que tel ou tel film fera l’objet d’une adaptation en série. Certaines histoires sont plus pertinentes que d’autres à transposer sur petit écran et à développer en format sériel. Fargo et Animal Kingdom font figures de premiers de la classe car leurs créateurs ont saisi les codes des films de base, un prérequis pour mieux les dépasser.

Ici Matt Miller fait face à la culture populaire qui connait par cœur la franchise dont le premier volet est sorti il y a trente ans. On a tous en mémoire Mel Gibson et Danny Glover devant la caméra de Richard Donner, la comparaison se fait donc forcément.

Ces films ont une place importante dans l’histoire du cinéma puisqu’avec le duo Martin Riggs/Roger Murtaugh, Shane Black a été le précurseur du buddy movieL’Arme fatale reste incontestablement la référence du genre. Mais le fait est que quatre films ont été produits, une petite série  en quelque sorte. Cela montre bien le potentiel du format pour le duo de flics. Au fond, les enquêtes ne sont pas importantes, les personnages le sont.

Photo Michelle Mitchenor, Damon Wayans, Clayne Crawford. Source Allociné

Qu’est ce que ça donne?

À l’écriture, une grande partie du travail de Matthew Miller et de son équipe d’auteurs était déjà faite. Pouvoir s’appuyer sur des personnages aussi forts que Martin Riggs et Roger Murtaugh représente déjà un luxe mais il ne faut pas oublier les autres personnages comme Trish, l’épouse de Roger, ainsi que la psy de la police.
L’adaptation se fait alors assez naturellement en reprenant ce qui fait la force de la franchise : de l’action, de l’humour et des dialogues incisifs. Riggs reste ce flic perturbé et imprévisible suite au décès de sa femme alors que Murtaugh incarne le flic vieillissant et père de famille. Mais ici il n’y a pas de :

J’suis trop vieux pour ces conneries !

la phrase culte de Roger proche de la retraite dans les films. Un problème cardiaque et un pacemaker viennent habilement modifier cela pour donner plus de crédibilité sur la durée surtout si la série se prolonge sur plusieurs saisons.

Une alchimie parfaite

Aussi efficace soit l’histoire, le show ne pourrait pas marcher sans un duo d’acteur convaincant pour succéder aux légendes Mel Gibson et Danny Glover. C’est chose faite avec Clayne Crawford et Damon Wayans. Le défi est relevé pour les deux comédiens. L’alchimie marche parfaitement entre les deux et ça se ressent dans leurs dialogues. Ils sont bien sûr les moteurs de la série. Vous avez pu voir Crawford dans la série Rectify alors que Wayans incarnait l’hilarant Michael Kyle dans Ma Famille d’abord.

Ils sont très bien accompagnés par Keesha Sharp dans rôle de Trish Murtaugh, Jordana Brewster (Mia Toretto dans la saga Fast and Furious) dans le rôle de la psy, Kevin Rahm est le capitaine Avery et Michelle Mitchenor qui interprète Bayley. Ils sont tous impeccables mais Johnathan Fernandez se démarque sous les traits de Scorsese, le légiste, pourtant peu présent à l’écran. Enfin le personnage de Leo Getz, embrouilleur de service joué par Joe Pesci dans les films, est présent dans l’épisode 15. La performance de Thomas Lennon dans ce rôle déçoit un peu et ne rend pas vraiment hommage au personnage, dommage.

Du côté de la mise en scène, on fait dans l’efficacité en imposant beaucoup de rythme. Mais on ne perd pas pour autant de vue l’équilibre entre le spectacle apporté par les scènes d’action et l’émotion des moments plus difficiles que traversent les personnages. Les touches d’humour font le reste. Petit bémol pour le manque d’inventivité dans la structure des épisodes qui suivent tous le même canevas. Un procédé courant pour ce genre de série mais on espère toujours mieux.

La saison 2 a été commandée par la FOX, la chaîne qui diffuse la série aux États-Unis, et est attendue cet automne.

La série événement L'Arme fatale se conclue sur TF1 et le succès a été au rendez-vous. Grâce à cette adaptation de la franchise culte, la chaîne s'est imposée comme leader des audiences tout au long de la diffusion des dix-huit épisodes. Un pari qui s'est donc révélé payant pour une série qui s'inscrit parfaitement dans l'ADN de TF1, grande habituée des séries policières américaines (Les Experts, Esprits criminels, Blacklist,...). Adaptation en série, la bonne idée? En faisant le choix d'adapter la saga cinématographique L'Arme fatale, Matthew Miller a surfé sur la vague actuelle des séries tirées de films. C'est toujours une décision risquée et ici c'est…

Note de la rédaction

Note de la rédaction

Sur la bonne voie

Avec L'Arme fatale Matthew Miller signe une adaptation réussie marquée par l'alchimie de son duo d'acteur convaincant.

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