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Doom Patrol : la confirmation pour le DC Universe

CRITIQUE SÉRIE – Après « Titans » il y a quelques mois, DC enchaîne avec sa seconde série créée pour la plateforme DC Universe, « Doom Patrol », dont nous avons vu le premier épisode. Cette fois, exit la jeune équipe de super-héros pour des « super-zéros » marqués par leur handicap et réunis au sein d’une famille pour le moins dysfonctionnelle.

Mettez un groupe de méta-humains dans une maison après avoir été accueillis par un mystérieux professeur se déplaçant en fauteuil roulant, et la première chose qui viendra à l’esprit est les X-Men. Sauf que dans Doom Patrol, nouvelle série tirée de l’univers DC Comics et développée par la plateforme DC Universe, il s’agirait d’avantage des anti-X-Men. Des personnages qui n’ont rien de super-héros, mais se caractérisent davantage comme « des losers, ou des super-zéros » selon les termes d’Alan Tudyk, dont la voix-off dirige parfaitement ce premier épisode. Un épisode pilote qui sert d’introduction aux personnages, d’origin story, et surtout à donner le ton du show. À savoir une série fun, aussi drôle que grossière, d’abord portée par des personnages pas dénués d’auto-dérision.

Avec Titans, on avait eu une bonne mise en bouche de ce que pouvait proposer le DC Universe. Non pas sans défaut, la série était violente mais ne cherchait pas à choquer pour choquer. Doom Patrol suit cette direction. Elle ne cherche pas à forcer le trait pour être à tout prix cool et dans la hype. Elle l’est naturellement grâce au caractère de ses personnages dysfonctionnels. Des personnages qui n’ont donc rien d’héroïque, qui sont même très humains derrière leurs gueules cassées. Avec leurs innombrables défauts, ils permettent à la série d’adopter un ton décomplexé extrêmement jouissif. Le show, qui n’hésite pas se montrer sarcastique, voire parodique sur les codes du genre super-héroïque, débute alors quasiment par une scène de sexe bien explicite avant de faire pleuvoir les « what the fuck ! » et autres insultes. Des grossiers personnages, oui, mais pour lesquels on ne reste pas insensible.

Des personnalités séduisantes avant tout

En racontant les origines de Robotman, Negative Man, Crazy Jane et Elasti-Girl, Doom Patrol évite de justesse la redondance dans ce premier épisode. Bien sûr, il faut en passer par chaque événement qui a causé leur transformation ; un accident de voiture pour Cliff, d’avion pour Larry, et l’absorption d’une étrange substance lors d’un tournage en Afrique pour Rita – le passé de Jane restant encore secret. Mais la série parvient à rester dynamique en parcourant les époques et les thématiques, autour d’une question centrale : le regard des autres (et de soi-même) provoqué par une forme de handicap.

Critique Doom Patrol : la confirmation pour le DC Universe

On découvre d’abord une ambiance pop et politiquement incorrect en 1988 avec Cliff (Brendan Fraser), ce père de famille qui a tout perdu en se tapant la babysitter. Avec Rita (April Bowlby), les années 1950 sont tout juste effleurées, mais cela suffit pour la rendre empathique, car craintive d’être vu comme une abomination si elle ne parvient plus à garder le contrôle sur son corps – qui peut se transformer en une énorme masse. Il en va de même avec Larry (Matt Bomer), dont l’homosexualité cachée durant les années 1960 influe sur sa sensation d’être constamment jugé et considéré comme un monstre – avant et après son accident. Enfin, il y a la colère qui anime Jane (Diane Guerrero) et ses soixante-quatre personnalités qui ne cachent pas longtemps le mal-être d’une jeune femme qui souhaiterait redevenir normale.

Doom Patrol parvient à présenter sur un temps relativement court (un épisode) ces personnages, à offrir des moments d’émotion et surtout à les rendre tous attachant à leur manière. Dès lors, Doom Patrol ne se regarde pas tant pour des enjeux de grande envergure que pour ces personnages. Le simple fait de pouvoir les suivre dans leur quotidien suffit à donner envie de voir la suite. D’autant qu’après ce pilote, on ne sait encore que peu de chose sur Mr Nobody et ses intentions. Le grand méchant ne se révélant que dans les derniers instants, de manière malheureusement un peu bâclée, contrairement au reste qui bénéficie d’une réalisation propre, parfois même bien inspirée, comme l’usage de la vue subjective au réveil de Robotman. Il faudra voir si la série parvient à développer une intrigue suffisamment attractive par la suite. Mais le plus dur semble être déjà fait puisque Doom Patrol a su trouver sa propre personnalité. De bon augure pour le DC Universe, qui prépare déjà activement deux autres séries, Swamp Thing et Stargirl.

 

Doom Patrol créée par Greg Berlanti, diffusée sur DC Universe à partir du 15 février 2019. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

Mettez un groupe de méta-humains dans une maison après avoir été accueillis par un mystérieux professeur se déplaçant en fauteuil roulant, et la première chose qui viendra à l’esprit est les X-Men. Sauf que dans Doom Patrol, nouvelle série tirée de l’univers DC Comics et développée par la plateforme DC Universe, il s’agirait d’avantage des anti-X-Men. Des personnages qui n’ont rien de super-héros, mais se caractérisent davantage comme « des losers, ou des super-zéros » selon les termes d’Alan Tudyk, dont la voix-off dirige parfaitement ce premier épisode. Un épisode pilote qui sert d’introduction aux personnages, d’origin story, et surtout…

Conclusion

Note de la rédaction

Avec ce premier épisode "Doom Patrol" commence particulièrement bien. Outre sa réalisation propre dans son ensemble, avec quelques passages stylisés, c'est surtout l'approche de ses personnages qui donne envie de continuer de les suivre.

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