The Get Down - Notre avis

The Get Down - Notre avis

Lancée le 12 août dernier sur Netflix, « The Get Down » était sans conteste l'une des séries les plus attendues de cette année 2016. Alors, véritable révélation ou simple pétard mouillé ? Analysons tout ça sans plus attendre...

C'est après un travail de longue haleine que Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Gatsby le Magnifique) vient de dévoiler les tous premiers épisodes de sa série consacrée à la naissance du hip-hop : The Get Down. Alors que plusieurs bande-annonces avaient jusqu'alors donné le ton de cette fiction musicale, on peut désormais se faire une idée plus précise de ce nouveau produit signé Netflix.

Mais avant toute chose, petit rappel des faits sur ce qu'est exactement The Get Down :

Dans les décombres du South Bronx, une bande hétéroclite d'adolescents perdus et sans avenir ne peuvent compter que sur eux-mêmes et n’ont pour seules armes face à la vie que leurs joutes verbales, leurs pas de danse improvisés, et quelques gros feutres et bombes de peinture. Des cités du Bronx aux galeries d’art de SoHo, du CBGBs au Studio 54 en passant par les tours de verre d’un World Trade Center à peine achevé, cette nouvelle jeunesse en perdition va se frayer un chemin dans ce New York au bord de la faillite, donnant naissance au hip-hop, au punk et au disco...

Véritable fresque historique nous plongeant dans le Bronx des années 70, la série du réalisateur Australien dépeint avec brio le quotidien vécu par un certain nombre de citoyens en proie à la transformation – opérée non sans violence – du célèbre quartier new-yorkais.

Côté réalisation, The Get Down bénéficie donc sans nul doute de l'expérience d'un Baz Luhrmann qui, comme à son habitude, prend beaucoup de soin à « signer » chacun de ses plans. Certains apprécieront alors que d'autres, au contraire, vomiront ce besoin d'estampiller chaque séquence « by Luhrmann ». Autre élément original de cette série historico-musicale : l'utilisation d'images d'archives visant à appuyer le propos du réalisateur. Un choix plutôt bienvenu pour ce projet ambitieux !

The Get Down : L'heure du premier bilan est arrivée !

Mais alors, la série serait-elle parfaite ? Attendez un peu... Malgré une réalisation que l'on peut juger de judicieuse, The Get Down nous fait rapidement part de ses premières faiblesses, celles-ci prenant notamment forme dans le jeu des acteurs, parfois peu crédible, parfois au top. Une prestation disparate tout au long des épisodes qui nuit grandement à la qualité de cette série entre autres embarquée par Justice Smith (Ezekiel "Zeke" Figuero, « le tailleur de mots »), acteur prometteur s'étant récemment fait remarquer dans La Face cachée de Margo.

Vous l'aurez compris : la production de Netflix aurait donc facilement pu gagner en valeur grâce à un jeu d'acteur plus consistant.

The Get Down : L'heure du premier bilan est arrivée !

Venons-en maintenant au pilier fondateur de The Get Down : la musique. Mêlant compositions originales et morceaux d'époque, le bébé de Luhrmann se démarque plutôt bien grâce à une atmosphère sonore cohérente et soignée. Il faut dire que, pour le bien de son oeuvre, le réalisateur a décidé de s'entourer de Grandmaster Flash, célèbre DJ à l'origine du groupe Furious Five, aujourd'hui considéré comme l'un des pionniers du hip-hop.

Les puristes apprécieront donc sans nul doute les nombreuses références qu'utilise The Get Down tout au long de ses épisodes qui, parfois, traînent malgré tout un peu en longueur.

The Get Down : L'heure du premier bilan est arrivée !

Ce qui nous conduit directement au dernier point et non des moindres : le scénario. Là encore, cette première saison présente quelques faiblesses non-négligeables, celle-ci se noyant parfois dans une romance aux limites du cliché absolu. Ainsi, l'histoire d'amour entre Ezekiel et Mylene Cruz (Herizen F. Guardiola) devient assez vite barbante et les multiples obstacles mis dans leurs pieds par les scénaristes ne réussissent guère à captiver au-delà du premier épisode (dont la durée atteint 1h30).

En revanche, les intrigues musicales et les intrigues personnelles s’imbriquent plutôt bien les unes avec les autres, Baz Luhrmann ayant vraisemblablement trouvé un bon équilibre entre les deux murs porteurs de sa série.

 

 

 

 

 

 

 

 

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