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Men in Black : retour sur une saga culte

Tandis que « Men in Black International » est enfin en salles, on a eu envie de revenir sur la saga originelle, la trilogie réalisée par Barry Sonnenfeld et portée par Will Smith et Tommy Lee Jones. On y découvrait les agents J et K, luttant contre les menaces extraterrestres.

En 1997 Barry Sonnenfeld, célèbre pour avoir réalisé La Famille Addams, se lance dans un film de science-fiction porté par Will Smith et Tommy Lee Jones intitulé Men in Black. Devenu aujourd’hui une véritable référence, MIB mettait en scène les deux acteurs dans la peau des agents J et K, membres de l’agence des Men in Black. Leur but est de protéger la Terre contre les menaces extraterrestres et garder le secret de leur existence auprès du peuple. Armés de leur neuralyzer, ils effacent la mémoire des témoins curieux.

Men in Black – Un classique instantané de la science-fiction

Les aventures des Men in Black sont issus d’un comic-book créé et écrit par Lowell Cunningham et publié par les éditions Malibu Comic de 1990 à 1997 à travers 5 volumes. C’est en 1992 que les producteurs Walter F. Parkes et Laurie MacDonald découvrent cette histoire. Sombre et violente, la bande dessinée est remaniée pour traiter l’histoire sur le ton de l’humour et de la comédie parodique. Il faut dire que le succès est au rendez-vous grâce à une ambiance pleine d’auto-dérision, et un univers qui fourmille d’aliens en tout genre. Le bestiaire est passionnant tant le nombre de créatures variées et imaginatives crève le plafond, puisqu’on retrouve même des célébrités dans la peau d’aliens comme Steven Spielberg, Sylvester Stallone ou encore Michael Jackson. Dans un univers presque retro-futuriste, le cinéaste imagine comment les extraterrestres se mélangeraient à la population et vivraient parmi nous comme si de rien n’était :

Ce qu’il y a d’étonnant avec ce film, c’est que finalement quand on y réfléchit, il y a assez peu de chances pour que nous soyons seuls dans l’univers. Il y a encore moins de chances que nous soyons les plus évolués, il est complètement possible que des extraterrestres soient déjà venus, et pourquoi ne seraient-ils pas restés ? Je n’arrive pas à croire que personne ne soit au courant. Si ça se trouve, cette agence existe. Que vont penser les MIB et les extraterrestres de notre film ?

Men in Black est devenu au fil des années une œuvre résolument pop, permettant de traiter une science-fiction sérieuse et plutôt intelligente sur le ton de l’humour. Le duo Will Smith et Tommy Lee Jones est devenu irrémédiablement cultes. Des personnages définitivement drôles et attachants, qui ont notamment permis aux deux acteurs de gagner en popularité. Avec un budget de 90 millions de dollars, le film a rapporté plus de 589 millions de dollars de recette à travers le monde, de quoi pousser Sony à produire une suite.

MIIB – Une suite encore plus décalée

Cette fois K (Tommy Lee Jones) n’est plus membre du MIB, il travaille dorénavant à la Poste et n’a plus aucun souvenir de son ancienne vie. Pourtant, J (Will Smith) va devoir le récupérer pour défendre la Terre contre une menace inédite. En 2002 toute l’équipe est de retour pour signer une suite qui s’assume encore plus sur le côté décalé et auto-dérisoire. Men in Black II devient de la pure comédie et s’éloigne quelque peu de l’émerveillement que suscitait le premier opus. Notamment à cause, ou grâce, c’est selon, à Frank, le chien qui parle. Déjà présent furtivement dans le premier opus, il est cette fois au centre du film et sert d’élément comique parfois un peu lourdingue. Mais on l’aime quand même Frank, combinaison de prises de vues réelles et d’images de synthèse. Doublé par Tim Blaney c’est le même chien que dans le premier opus, plus vieux de sept ans.

Comme pour le premier opus ce Men in Black 2 multiplie les apparitions clins d’œil. Michael Jackson revient une nouvelle fois, cette fois en postulant pour devenir MIB. Il y aussi Johnny Knoxville, le chef de Jackass, qui interprète le double rôle de Scrad / Charlie, un alien à deux têtes. Barry Sonnenfeld revient sur cette petite prouesse technique pour l’époque :

C’est à la fois une performance d’acteur et un exploit technique. Johnny jouait l’un des visages puis, plus tard, devant un fond bleu, interprétait le second, complètement différemment. Les deux étaient ensuite assemblés en post-production.

De plus, le scénario de Men in black 2 a dû être retouché après les attentats terroristes du 11 septembre 2001. En effet, l’histoire prévoyait un affrontement final au World Trade Center de New York. Après les attaques sur les tours jumelles, l’équipe du film dut remanier quelque peu le script afin de situer la séquence au sommet du Chrysler Building. Avec un budget plus conséquent s’élevant à 140 millions de dollars cette suite a néanmoins moins rapporté avec un succès de 441 millions de dollars à travers le monde. Cela n’a pas empêché les Men in Black de marquer durablement la pop culture grâce à leur style iconique : costume noir, lunettes noires et gros flingues extraterrestres.

Men in Black 3 – Le vilain petit canard

Dix ans ont passé depuis le deuxième opus. Nous sommes en 2012, et Barry Sonnenfeld fait un retour inattendu derrière la caméra pour mettre en scène un troisième épisode des MIB. Une décennie plus tard, le film fait office de retour aux sources, de quoi ravir les fans pour qui les hommes en noirs manquaient. Le projet a été compliqué. Déjà scénaristiquement puisque les écrivains Etan Cohen, Jeff Nathanson et David Koepp ont remanié de nombreuses fois l’histoire pour qu’elle soit crédible et ne comporte pas de paradoxes temporels. Et le tournage a débuté alors que le scénario n’était même pas terminé.

Heureusement Barry Sonnenfeld peut compter sur le fidèle Rick Baker, lauréat de 7 oscars. C’est lui qui confectionne tous les aliens depuis le premier film, et pour ce troisième opus, il ne manque pas d’originalité. Puisque le long-métrage retourne dans le passé, il fallait trouver une identité rétro pour les aliens. Rick Baker s’est inspiré des vieux films de science-fiction comme Planète Interdite ou La Machine à explorer le temps. Une histoire qui permet également de voir l’agent K jeune. Dans ce troisième opus, Tommy Lee Jones est rapidement laissé de côté, remplacé par Josh Brolin qui interprète K dans le passé. L’acteur devait coller aux mimiques de Tommy Lee Jones, ainsi qu’à son jeu mesuré. Pour plus de réalisme, Josh Brolin porte une prothèse nasale issue du moulage du nez de Tommy Lee Jones fait il y a une vingtaine d’années et conservée par Columbia Pictures.

Cette fois, pas de Michael Jackson puisque le roi de la pop est décédé en 2009, mais il y a d’autres apparitions furtives comme celles de Lady Gaga et Justin Bieber en extraterrestres. Malgré une histoire plus recherchée et un ton légèrement plus sérieux, ce troisième opus déçoit quelque peu les fans et les critiques. Ce Men in Black 3 n’est pas à la hauteur de ses prédécesseurs, et est donc l’opus le moins apprécié de la trilogie, surtout pour son final où les ressorts émotionnels ne fonctionnent pas totalement. Pour autant, ce troisième épisode s’en sort mieux au box office que le précédent avec plus de 624 millions de dollars de recettes pour un budget de 225 millions. La nostalgie a fait son travail.

Men in Black International – le reboot nauséabond ?

Nous sommes de retour en 2019, et Sony veut encore exploiter la franchise MIB. Mais cette fois toute l’équipe change. A la réalisation c’est F. Gary Gray qui prend la relève, épaulé par Chris Hemsworth, Tessa Thompson et Liam Neeson devant la caméra. C’est en 2015 que le projet émerge sous la forme d’un remake. Un an plus tard il est question de faire un crossover avec la saga 21 Jump Street, idée heureusement abandonnée. Les choses évoluent ensuite vers un simple reboot. Avec ce MIB International, la franchise prend une autre direction, change de style et de ton. L’esthétique des premiers films était basée sur le modernisme du début des années 1960, ce quatrième opus préfère s’inspirer de l’architecture classique britannique de la tradition art déco des années 1930. Le producteur Walter F. Parkes explique :

C’est un look plus texturé que les blancs austères des Men in Black situés aux États-Unis. Ce nouveau film a une atmosphère un peu plus classique, élégante et historique.

F. Gary Gray tente lui aussi de coller à l’univers de la première trilogie MIB avec encore une fois de nombreux extraterrestres en tout genre, mais également des clins d’œil appuyés avec notamment les apparitions de Frank le chien et des Worms bavards. MIB International veut faire évoluer la franchise, l’agrandir en proposant une agence secrète de grande ampleur. Cette fois les hommes en noirs ne sont pas qu’à New York puisqu’il existe de nombreuses agences, comme celle présentée dans le film, située à Londres. Le titre évoque bien l’importance et l’influence des MIB à travers le monde. Tessa Thompson et Chris Hemsworth sont de dignes héritiers du duo original, mais le long-métrage semble avoir du mal à convaincre pour le moment, se plaçant à l’heure actuelle comme le pire épisode de la franchise.

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