MENU
Accueil > Dossiers > Gros plans > Gros Plan sur la franchise Pirates des Caraïbes, du rhum pour enfant

Gros Plan sur la franchise Pirates des Caraïbes, du rhum pour enfant

De 2003 à 2017, retour sur la franchise « Pirates des Caraïbes », qui a permis à Johnny Depp de devenir le légendaire Capitaine Jack Sparrow.

Attention, cet article contient des spoilers dispersés !

Souquez ferme tas de seiches au soleil, on embarque pour Pirates des Caraïbes! En 2003, Disney propose un film d’aventures d’un autre style, centré sur les pilleurs des mers. On est loin de certains films noirs sur le genre. Non, ici, l’ambiance est joviale comme un fût de rhum et le film est carrément tiré d’une attraction éponyme, créée en 1967 dans le parc de Mickey en Californie. Autant dire que l’on va rester bon enfant…

La Malédiction du Black Pearl (2003)

L’histoire de La Malédiction du Black Pearl est celle du capitaine Jack Sparrow et de ses aventures. Incarné par un Johnny Depp inspiré, le pirate porte du noir au bord des yeux, divers accessoires à faire rougir Kanye West et se distingue par une démarche chaloupée. Très vite, les différents protagonistes sont introduits et on remarque deux choses : le casting ainsi que les scènes d’action sont impressionnants. Disney n’a pas fait les choses à moitié.

Le casting tout d’abord. Après Johnny Depp, les héros sont joués par Olrlando Bloom (Will Turner), Keira Knightley (Elizabeth Swan), l’immense Geoffrey Rush (capitaine Barbossa) mais aussi Jonathan Pryce (le père d’Elizabeth) ou encore Jack Davenport (James Norrington).

Les scènes d’action quant à elles, restent l’atout majeur du film. Déjà, presque la moitié du film se déroule en mer, sur de vrais bateaux d’époque. On voyage, c’est beau. Mais quand les scènes d’action débutent et se mêlent ensuite à la trame fantastique, c’est là que l’on en prend plein les mirettes. Car effectivement, ce n’est pas qu’une histoire de pirates. C’est une histoire de fantômes, de trésor maudit et de rédemption.

Le film nous introduit certains points clés de la franchise. La rivalité entre les capitaines est bien présente, tout comme l’existence du fameux « code des pirates » (plus un guide qu’un règlement selon eux…). L’histoire d’amour entre les personnages de Will et Elizabeth s’ancre dans la durée. Et le mythe, la légende du capitaine Jack Sparrow, capitaine du Black Pearl, grandit avec les multiples rebondissements et péripéties.

Regarder Pirates des Caraïbes, c’est exactement comme voir un type bourré dans certains dessins-animés pour enfants. Ça a l’air drôle et la gueule de bois n’existe pas ! On s’amuse, c’est toujours traité avec humour. On retombe en enfance et on vogue avec les parias des mers, les hors-la-loi des océans. Le risque n’existe pas vraiment. Et pourtant, on vibre quand même au grès de leurs flots.

Le Secret du Coffre Maudit (2006)

Le Secret du Coffre Maudit, le second volet des aventures de nos pirates est la suite directe du premier. Will et Elizabeth tentent de se marier mais en sont empêchés par le personnage de Beckett (Tom Hollander) qui vient d’être introduit. Napoléonien dans son attitude jusqu’au bout du tricorne, il campe un personnage de méchant implacable et sans pitié qui cherche à s’approprier certains des pouvoirs magiques que peut offrir la mer.

Effectivement, cet opus traite davantage de magie et de légendes. On apprend ainsi que Jack aurait berné le capitaine du Hollandais Volant. Un dénommé Davy Jones (Bill Nighy, tentaculaire) qui n’est en fait pas un homme mais une sorte d’hybride de créature marine. Un gardien des âmes péries en mer et chargé de les collecter par la déesse Calypso. Jack lui doit une éternité de service sur son bateau, depuis que Davy Jones l’avait fait capitaine du Black Pearl pour 13 ans. Mais Jack va essayer de tricher, comme toujours.

Le film introduit la bête mythique qu’est le Kraken, ce qui donne lieu à quelques scènes savoureuses. Mais l’histoire se centre surtout autour de la mer. Ce sont des histoires, des aventures, des légendes de marins et non plus seulement de pirates. La mer est plus effrayante que les simples dents noircies de quelques renégats…

La fin du film prépare directement la suite. Jack semble mort, dévoré par le Kraken. Davy Jones est en mauvaise posture car il a perdu son cœur, gardé dans un coffre à la base. Ce cœur, c’est finalement Beckett qui va mettre la main dessus afin de pouvoir donner des ordres au hollandais volant, terreur des mers. Et le reste des gentils prévoit d’aller chercher Jack dans l’antre de Davy Jones. Soit les limbes…

Jusqu’au bout du Monde (2007)

Jusqu’au bout du Monde est la suite immédiate du second. L’intrigue reste donc la même. Jack réside dans l’antre de Davy Jones, seul, livré à sa folie. Une scène relativement à part, nous fait comprendre que Gore Verbinski (réalisateur) et Johnny Depp ont peut-être pris des acides ensemble et le film reprend, avec Jack de retour parmi les vivants.

Pour ce troisième opus, la production essaie de faire les choses bien, de clôturer, d’une certaine façon, cette mythologie des pirates. Alors, on nous parle de la Confrérie des neuf Seigneurs des Pirates, possédant chacun une des neuf « pièces de huit ». Ils auraient réussi à enfermer la déesse Calypso dans une enveloppe corporelle mais souhaiteraient aujourd’hui la libérer pour qu’elle balaye la mer de ceux qui pensent la dominer. Le pirate Sao Feng (joué par Chow Yun-Fat) fait d’Elizabeth un capitaine lorsqu’il décède et cela va profondément changer la suite.

L’une des meilleures blagues du film reste probablement le caméo de Keith Richards (guitariste des Rolling Stones, pirate dans l’éternel, s’il en est) en gardien du Code et père de Jack Sparrow. Mais le film est plus dramatique que les précédents. Il y a des morts, des sacrifices, des amours brisés. Différentes équipes de personnages s’affrontent et une immense bataille de fin vient clôturer le tout. Le film se conclue sur une note ambiguë puisque Will, pour ne pas mourir, a dû devenir le nouveau capitaine du Hollandais Volant. Dix ans en mer pour une journée à terre. Tout un programme ! Parfait pour créer une vie de famille…

A la fin, Jack perd encore le Black Pearl, volé par Barbossa avec l’équipage. La fontaine de Jouvence serait la nouvelle destination des mutins. Mais c’est Jack qui a les cartes…

La Fontaine de Jouvence (2011)

La Fontaine de Jouvence est le premier film de la franchise qui n’a pas été réalisé par Gore Verbinski. Ici, le réalisateur est Rob Marshall. Et c’est pas top.

Déjà, probablement dans un souci de diversification, le film commence à Londres. Et voir le capitaine Sparrow en pleine ville n’est pas particulièrement émoustillant. On s’ennuie vite dans cette ambiance trop terre à terre. Remettez-le à l’eau !

De nouveaux personnages sont introduits. Ainsi, l’acteur Ian McShane incarne Barbe Noire, pirate cruel aux pouvoirs magiques. Penelope Cruz joue le rôle de sa fille. Elle est un énième conquête amoureuse de Jack. Et cet équipage devra affronter celui de la Royal Navy anglaise, commandée par un Barbossa devenu maintenant « respectable » mais possédant désormais une jambe de bois. Ce dernier a notamment perdu son membre lorsque Barbe Noire lui a ravi le Black Pearl.

Les différents protagonistes visent donc tous la fontaine de jouvence. Mais pour accomplir le rituel, une larme de sirène est nécessaire. C’est donc l’occasion d’introduire une nouvelle légende marine, ainsi que l’actrice Astrid Bergès-Frisbey.

Malgré quelques scènes d’action distrayantes, le film ne tient pas la comparaison face aux précédents. Moins éclatant, moins drôle, plus lent, il fatigue un peu. Même s’il n’est pas mauvais à proprement parler. C’est juste que l’on a été habitués à mieux. La fin confirme ce sentiment avec des ouvertures presque protocolaires mais qui nous promettent quand même une possibilité de suite. Le second de Jack a récupéré le Black Pearl emprisonné dans une bouteille. Penelope Cruz est laissée sur un atoll par Jack avec un pistolet et une seule balle. Et Barbossa, après avoir tué Barbe Noire, prend possession de son bateau, le Queen Anne’s Revenge. Il a donc désormais des pouvoirs magiques.

La Vengeance de Salazar (2017)

La Vengeance de Salazar est le dernier né de la franchise, sorti mercredi dernier. Jack Sparrow se retrouve ici confronté à un de ses vieux ennemis, le Capitaine espagnol Salazar interprété par Javier Bardem. Le film nous permet aussi de faire la connaissance du fils de Will Turner, Henry (Brenton Thwaites), ainsi que de Carina (Kaya Scodelario) et de retrouver un Barbossa richissime, un Will en mauvaise posture et enfin une Elisabeth Swann ! Sans oublier le Black Pearl et le Hollandais Volant qui sont aussi de la partie.

Malgré des scènes époustouflantes (le casse de la banque à St Martin), et très drôles voire géniales (la guillotine), le film de Joachim Rønning et Espen Sandberg s’enlise dans ses travers habituels et finit par nous ennuyer un peu. Ne ratez pas le caméo de Paul McCartney et la scène post-générique qui nous promet déjà une suite !

On n’en dira pas plus sur ce dernier opus qui ravira petits et grands, amateurs d’aventures, de pirates, de chasse au trésor, de rhum et surtout de Johnny Depp…

Voir aussi

Disneyland Paris dévoile le premier aperçu du land Marvel

Amateurs de parcs d'attractions ? La nouvelle qui suit devrait vous mettre en joie ! Disneyland Paris vient en effet de dévoiler la toute première image de son futur land consacré à Marvel. Et ça annonce du lourd !

Laisser un commentaire

Copyright © 2018 cineserie.com. Tous droits réservés. Un site E-borealis