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#LesFilmsDeLaHonte : A l’assaut des monstres avec Van Helsing !

Chaque semaine, les rédacteurs de CinéSérie vous font partager l’un de leurs films favoris les plus inavouables. Aujourd’hui, l’heureux élu est un film d’action fantastique mêlant un chasseur renommé, un moine drôlement cynique, une belle plante, et de multiples créatures, pour la plupart très vilaines ! Vous l’avez compris, nous allons vous parler de … « Van Helsing » !

Avec un bénéfice de 300 millions de dollars, Van Helsing s’est placé comme le 6e long-métrage de vampires le plus « banquable ». Bien accueilli par les spectateurs à sa sortie en 2004, ce film monstrueusement amusant, et bourré de clichés fantastiques de Stephen Sommers nous a réservé son lot de surprises !

Retour sur l’histoire, ses personnages, son ambiance, ses références et bien évidemment, ses répliques cultes !

Synopsis (sans spoil)

Dès qu’il faut casser du monstre, du démon, de la bébête avec ou sans poils, le Vatican fait appel au célèbre Gabriel Van Helsing, joué par Hugh Jackman. En cette sombre année 1888, le professeur chasseur fait sa fête au répugnant Mr Hyde (doublé par Robbie Coltrane) gobeur de cigare. Durant la bagarre, le monstre fracasse le vitrail de la Cathédrale Notre-Dame de Paris vieux de 700 ans, et s’écrase au sol. Bouh ! Qu’il est méchant Gabriel, assassin va ! Parce que naturellement, c’est sous la forme du Dr Jekyll (Stephen J. Fisher) que le méchant atterri sur le parvis du lieu saint (et avec un bras en moins). Suite à cette drôlerie meurtrière involontaire, Van Helsing rejoint le QG des religieux à Rome pour sa nouvelle affectation : La Transylvanie.

Il apprend que le sinistre comte Dracula (aka Richard Roxburgh) fait du grabuge et utilise les travaux du Dr Frankenstein (Samuel West) pour mener à bien (ou plutôt à mal) un cruel et odieux dessein. Egalement, il tourmente et dissémine la famille de la belle Anna Valerious (Kate Beckinsale). Bien que Gaby soit réticent au départ, le visage de la damoiselle fait grimper en flèche sa motivation.

Mission divine et personnages mystiques (avec spoil, il y a prescription ! )

Le but de Van Helsing, mandaté par les Chevaliers de l’Ordre Saint, et d’empêcher Dracula d’utiliser la moche (bah oui, elle est quand même composée de sept dépouilles d’hommes différents !), mais gentille créature de Frankenstein (Shuler Hensley), pour donner vie à sa progéniture vampirique.

Mais, de la gousse d’ail, au pieu en argent, en passant par l’arbalète et la bombe lumineuse du moine-armurier Carl (David Wenham), rien ne peut tuer le vil buveur de sang ! Alors comment faire ? Van Helsing se fera mordre par le frère d’Anna transformé en loup-garou, Velkan (joué par Will Kemp), et sera prêt à affronter Dracula. Ce dernier a en fait une peur bleue des loulous poilus… Et pour cause ! Seule une morsure de lycan peut en venir à bout !

Dès son arrivée en Transylvanie, Gabriel passe directement à l’action en défendant le village contre les trois sublimes épouses vampires de Dracula : Verona (la brune, jouée par Silvia Colloca), Aleera (la rousse, interprétée par Elena Anaya) et Marishka (ou Josie Maran, la blonde, qui ne fera pas long feu et sera anéantie par notre héros durant l’attaque).

Au cours de l’histoire le trio Anna-Gaby-Carl aura également affaire à Igor le traître (Kevin J. O’Connor) et serviteur de Dracula, à des gobelins esclaves qui grognent, ou encore, au cruel fossoyeur (Tom Fisher) qui veut mettre Van Helsing dans un cercueil par tous les moyens. Il s’y fera d’ailleurs mettre lui-même par Velkan (le loup).

Une ambiance, des costumes et des décors remarquables

A Paris, Rome, ou en Transylvanie, l’ambiance reste la même : sombre et brumeuse. Et du coup, propice à dissimuler les créatures les plus meurtrières et sournoises. Le ciel laisse plus souvent apparaître des monstres sanguinaires (les vampires et leurs bébés chauves-souris vampires), que le Soleil. En même temps, encore heureux, les méchants brûleraient directement, et l’intrigue n’irait pas bien loin.

Concernant les décors, Il a fallu plus de 70 personnes pour tout bâtir en bois dur, aux abords de Prague. Le village du film s’inspire du style roumain de l’époque. Pour les costumes, on peut féliciter l’excellent travail de Gabriella Pescucci , avec une mention spéciale pour ceux de nos deux héros et de Marishka.

Des références bibliques et artistiques

Ayant oublié qu’il est la main gauche de Dieu, cause de mémoire effacée pour punir ses péchés passés, celui qui est en fait l’Archange Gabriel (privé de son auréole), va découvrir ses véritables origines de la bouche à canines de son ennemi. L’un des religieux lui ayant auparavant dit qu’il avait était trouvé sur le parvis d’une église, rampant et à bouts de forces.

Concernant les êtres fantastiques du film, on observe plusieurs parallèles avec des œuvres existantes :

  • La présence des trois épouses du vampire fait écho au film Dracula de 1931, de Tod Browning.
  • La scène du bal dans la seconde partie de Van Helsing, lorsque Dracula danse avec Anna face au miroir, rappelle une autre scène de bal très connue : celle du long-métrage de 1967, Le Bal des vampires de Roman Polanski.
  • Impossible également de ne pas faire le lien avec le roman épistolaire de Bram Stocker sorti en 1897, Dracula.
  • Egalement, le personnage du loup-garou rappelle divers œuvres littéraires, notamment lorsqu’il est question de transformation. On peut y voir des similitudes avec le roman L’Année de loup-garou de Stephen King, paru en 1983 ; et son adaptation cinématographique de Daniel Attias Peur Bleue.

Bonus : des répliques cultes !

Comme il y en a un certain nombre, procédons par ordre d’apparition dans le film :

  • « Je ne suis jamais qu’un frère, donc je jure autant que je veux, sacrebleu ! » (Carl à Van Helsing avant le début de la mission)
  • « – Vous êtes toujours aussi populaire ? – Plus ou moins ! » (Carl à Van Helsing en arrivant dans le village transylvanien)
  • « – N’avez-vous donc aucun cœur ? – Nooon ! Je n’ai pas de cœur ! » (Verona à Dracula, qui réclame vengeance suite au premier échec face à Van Helsing et Anna)
  • « – Pourquoi ça empeste le chien mouillé ici ? – Le loup-garou tu veux dire ! » (Carl à Van Helsing, suite à la visite lycane de Velkan à sa sœur)

Et la meilleure pour la fin :

  • « – Laisse-moi sortir ! – Mais pour aller où ? Il y a longtemps que vous ne vous êtes pas vu dans un miroir ! Vous êtes du genre à vous faire remarquer ! » (Carl à la créature de Frankenstein, qui exige de sortir de la diligence censée l’emmener à Rome).

Vous avez bien ri ? Non ? Pas grave ! Allez, à la semaine prochaine pour un nouveau « film de la Honte » !

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