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#LesFilmsDeLaHonte : à l’attaque de Voisin contre voisin

Chaque semaine, les rédacteurs de CinéSérie vous font partager l’un de leurs pires films préférés. Aujourd’hui, c’est au tour de Voisin contre voisin d’entrer dans la danse des films honteusement appréciés. Une bonne vieille comédie qui sent Noël à plein nez, entre pull tricotés main et décorations à outrance. Cinéphiles rougissants, rejoignez-nous !

En 2007, sortait la comédie Voisin contre voisin de John Whitesell. Matthew Broderick alias le docteur Steve Finch était est très attaché à l’esprit de Noël, avec son magnifique col roulé rouge et sa rutilante hache aiguisée pour l’occasion. Chaque année, notre homme supervisait scrupuleusement toutes les animations de Noël de sa bourgade. Il en devenait même agaçant pour sa famille, tant son investissement était exacerbé. La fête sacralisée vira au cauchemar lorsque Steve découvrit que son nouveau voisin était bien décidé à lui voler la vedette… Nous avons nommé Buddy Hall aka Danny DeVito dans la peau du trouble-fête. Son but ? Que sa maison, illuminée du sous-sol à la cheminée, soit visible depuis l’espace !

À vos marques, prêts, décorez

Le titre québécois est tellement drôle qu’on ne pouvait pas le laisser sombrer dans l’oubli. Il a d’ailleurs le mérite de parfaitement induire l’esprit de compétition qui se joue entre nos deux héros. A Cloverdale, Steve Finch détient effectivement, ce depuis des années, le titre du roi de Noël. C’est tous les ans la même rengaine. Le docteur veille à ce que chaque membre de sa famille honore scrupuleusement toutes les traditions, à tel point que sa femme et ses deux enfants sont lasses de son engouement. En dépit de leur ras-le-bol avéré, le calendrier du mois de décembre est établi avec précision. De la fameuse photo de la carte de vœux jusqu’à la coupe du sapin en passant par la tournée de chants de Noël chez les voisins, Finch est insatiable en terme d’esprit de Noël…

Notre homme prévoit cette année de battre des records pour le défilé annuel de la ville, qu’il supervise avec fierté. Ses plans sont mis à mal avec l’arrivée d’un concurrent de taille, Buddy Hall donc, bien décidé à marquer les esprits de la ville en même temps que ceux des extra-terrestres. Aussi illuminé que sa maison qu’il customise comme jamais, Buddy fait clairement de l’ombre à un Steve plus discret. C’est le début d’une compétition sans pitié qui va conduire les deux hommes aux pires extrémités… Finch n’est pas prêt à enterrer la hache de guerre tandis que Hall est prêt à tout pour détrôner le roi.

Les canons de la beauté façon Xmas

Kristin Davis campait la femme de Broderick et Kristin Chenoweth l’épouse de DeVito. Côté descendante, nous avions dans la famille Finch Alia Shawkat et Dylan Blue. Pour les Hall, les jumelles Kelly et Sabrina Aldridge. Souvenez-vous, les trois mères Noël ultra sexy qui se trémoussaient de dos, jusqu’à ce que leurs paternels respectifs ne constatent avoir impunément reluqué leur tendre progéniture ! Honte sur les filles et eau bénite pour messieurs, désireux de se rincer l’œil… Pas dans le sens de contempler cette fois, mais réellement de décoller l’image des jeunes femmes imprimée sur leurs rétines pécheresses. Pardonnez nos offenses Seigneur….

Voisin contre voisin demeure une comédie familiale très à l’américaine, dans l’esprit « toujours plus beau, toujours plus fort ». Le classer par ailleurs dans la catégorie films pour Noël reste délicat. La majeure partie de l’histoire tourne en effet autour de la guerre entre voisins, si bien qu’on en oublie presque que les lumières sont là pour célébrer la naissance du Christ. Les enfants ne peuvent donc pas forcément être sensibles aux coups bas répétés tandis que les adultes auront bien du mal à rire des sottises enchaînées. Pour autant les personnages sont attachants, DeVito plutôt bon dans le rôle du voisin lourdaud et Broderick dans celui du minutieux. Pour autant les femmes de leurs vies ajoutent indéniablement à leur charisme et à l’aspect enchanté indispensable aux fêtes de fin d’année.

Erreur de parcours ?

Les fans de DeVito se souviennent de lui dans Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975), A la poursuite du diamant vert (1984), La guerre des Rose (1989) ou encore Batman, le défi (1992). Broderick est quant à lui connu pour son rôle de Ferris Bueller et du docteur Tatopoulos dans Godzilla. Bien qu’ayant tous deux joué dans des comédies avant Voisin contre voisin, il apparait que ce film en particulier fait spécialement « tâche » dans leur carrière respective. Comment deux acteurs aussi connus ont-ils pu accepter de se ridiculiser de la sorte ? On vous le donne en mille, pour arrondir des fins de mois difficiles pardi.

C’est ainsi que les deux comédiens n’ont eu aucune honte à incendier les sapins, à shooter les vieilles dames avec des boules de neige ou à se faire vomir dessus par un renne. Aucun scrupules non plus à décevoir leurs épouses, en faisant passer leur puérile compétition avant leur couple. Une honteuse immaturité emplie au fond de bons sentiments. Le désir d’en mettre plein la vue pour finalement voir des étoiles briller dans les yeux de leurs proches. Sortez les mouchoirs à défaut des éclats de rire, les meilleurs ennemis ne sont pas si abrutis que cela.

Une morale qui pêche

L’intrigue demeure toutefois simpliste, les gags grossiers et la morale générale en désaccord totale avec le fait d’aider son prochain. Feu la compassion et le partage propre à la naissance du petit Jésus et bonjour les sept péchés capitaux. Orgueilleux, les deux hommes envient ce que l’autre possède. Gourmands puisque désireux d’avoir toujours plus lumineux et tape-à-l’œil, ils font par ailleurs preuve d’une forme de luxure en lorgnant les mères Noël (bien que liés à leurs moitiés par les liens sacrés du mariage). Admettons que nos deux compétiteurs ne soient ni avares ni paresseux, mais là encore c’est pour mieux nourrir leurs autres vices.

Dépenser un max pour que leurs maisons soient visibles depuis l’espace, autrement dit du Très Très Grand, du Tout-Puissant. Si E.T peut admirer les demeures des rois de Noël depuis sa planète isolée, nul doute que le Créateur craindra pour la note d’électricité… Nulle place à la paresse non plus car pour être le premier, il ne faut surtout pas laisser le second nous doubler. Raison pour laquelle DeVito annonce son désir de briller à la télévision. Nous nous rappelons d’ailleurs de son personnage vendant en deux temps trois mouvements sa voiture à son patron. La raison ? S’offrir un maximum de guirlandes lumineuses pour faire coucou aux martiens.

Et vous, qu’avez-vous pensez de cette comédie qui sentait quelque peu le sapin ? À vos commentaires !

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