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#LesFilmsDeLaHonte : luttons pour Zoom : l’Académie des super-héros

Chaque semaine, les rédacteurs de CinéSérie vous partagent l’un de leurs pires films préférés. Aujourd’hui, c’est au tour de « Zoom : l’Académie des super-héros » d’être examiné. Cette comédie fantastique nous entraînait aux côtés du Capitaine Zoom, super-héros déchu appelé à former les jeunes recrues qui défendront la Terre.

Souvenez-vous… Zoom : l’Académie des super-héros signé Peter Hewitt (Le monde des Borrowers, Garfield) sortait dans nos salles en 2006. Ancien super-héros à la gloire passée et aux pouvoirs envolés, Jack Shepard jadis appelé le Capitaine Zoom (Tim Allen) est contacté par une Agence secrète. Et pour cause, notre homme désormais en retraite était tellement adulé que ses aventures étaient contées dans des bandes dessinées. Zoom n’a ainsi d’autres choix que de reprendre du service pour l’armée et entraîner un quatuor de jeunes avec des pouvoirs exceptionnels. Le but ? Les transformer en véritables super-héros et les préparer, sans le savoir, à affronter Connor Shepard aka Commotion (Kevin Zegers aka Concussion en VO), son frère qui a autrefois détruit l’équipe qu’il formait avec d’autres super-héros, maintenant morts. Ce dernier est pour rappel devenu fou après avoir été exposé au Gamma 13, ce qui lui permet par ailleurs de projeter des ondes d’énergie destructrice. Zoom devra avant tout gagner la confiance de ces jeunes en commençant par regagner sa confiance en lui-même. Avis à ceux qui n’auraient pas encore vu ce petit bijou de honte, cet article contient des spoilers.

Vous avez dit réchauffé ?

Côtés super-héros en herbe, nous avions pour mesdames Kate Mara dans le rôle de Summer Jones aka Prodige (Wonder en VO) et Ryan Newman dans celui de Cindy Collins aka Princesse. Pour messieurs, Spencer Breslin dans la peau de Tucker Williams aka Mega-Boy et Michael Cassidy dans celle de Dylan West aka Houdini. Courteney Cox campait quant à elle l’assistance de Zoom Marsha Holloway, Chevy Chase le créateur de costumes appelé Dr Grant ou encore Rip Torn le Général Larraby, qui avait exposé les frères Shepard au Gamma 13 censé augmenter leurs pouvoirs. Histoire de réparer sa grosse boulette, ce dernier est également celui qui a formé la nouvelle équipe Zénith, composée de notre quatuor. Thomas F. Wilson se glissait quant à lui dans le peau du professeur de Dylan et Tommy Chang dans celle du professeur d’arts martiaux.

Sorti un an après L’École Fantastique de Mike Mitchell, Zoom a inévitablement donné le sentiment de nous ressortir la même recette à quelques ingrédients près. Dans les deux cas, nous découvrions des enfants et adolescents formés à devenir des super-héros. Adapté de l’oeuvre de l’ex storyboarder de chez Disney et Sony Jason Lethcoe, Zoom a en effet essuyé les plâtres en suivant de près L’École Fantastique. Souvenez-vous : Will (Michael Angarano) était un jeune garçon tout à fait normal si ce n’est qu’il devait intégrer la prestigieuse école de super-héros appelée Sky High. Il n’avait alors aucune idée des super-pouvoirs qui le caractérisaient et devait jongler entre les super-moqueries de ses camarades et la déception de ses parents, un couple de super-héros légendaires… En résumé, les deux films sentent l’angoisse au ventre à l’idée de franchir le portail du bahut doublée d’une grande destinée prévisible à souhait. « Vous me méprisez mais je vais vous en mettre plein la vue, bande d’humains sans pouvoir »

Un casting de prodigieux archétypes

Son méchant frère Commotion l’ayant poussé à prendre sa retraite prématurément, notre Capitaine Zoom possède un garage. Le pauvre homme se fond en effet dans la masse du commun des mortels depuis qu’il a été exposé aux radiations Gamma 13, ce qui lui a fait perdre sa capacité à se déplacer à une vitesse hallucinante. Marsha Holloway incarne la parfaite admiratrice assidue et dévouée. Mais comme l’explique si justement Zoom à Princesse, elle est également une jolie femme qui n’a pas vraiment d’amis…

Âgée de 6 ans, Cindy Collins alias Princesse possède une force surhumaine et, comme son nom l’indique, se prend pour une Princesse. Raison pour laquelle elle en porte les déguisements, rose à froufrous évidemment. Summer Jones alias Wonder a quant à elle 16 ans et est vue comme un monstre par ses camarades de lycée. Ses pouvoirs ? La télékinésie et la perception des émotions d’autrui. Tucker Williams alias Mega-Boy est âgé de 12 ans et peut faire gonfler chacune des parties de son corps à volonté. Dylan West alias Houdini a 17 ans et détient la capacité de se rendre invisible à volonté. Il possède par ailleurs le pouvoir de clairvoyance. Summer sortira avec lui et intégrera l’équipe des cheerleaders tandis que Tucker rejoindra l’équipe de football. En terme de happy end à l’américaine on ne peut guère faire mieux !

Princesse et sa force surhumaine

L’heure du déshonneur

Honte sur nous qui avons passé un si bon moment en visionnant ce film avant tout destiné aux pré-adolescents… Que nous soyons immatures ou simplement nécessiteux d’un bon moment sans prise de tête, nous clamons haut et fort être tout à fait capable de revoir Zoom une fois encore. Mais pourquoi tant d’acharnement ? Quel est donc l’ingrédient qui est parvenu à nous maintenir devant l’écran ? Car il faut bien admettre que côté action, c’est assez mou du genou. Notre quatuor semble en effet s’entrainer tout du long sans réellement rejoindre le terrain tandis que la maîtrise de leurs pouvoirs respectifs demeure quelque peu hasardeuse. Même l’entrainement en lui-même, sous l’égide du Capitaine Zoom, est assez limité.

On est loin de l’apprentissage enseigné par Vulko (Willem Dafoe) à Arthur Curry, autrement dit l’art de devenir AquamanJason Momoa devait s’entrainer dès son plus jeune âge, avec pour carotte le fait de revoir sa mère (Nicole Kidman). L’ado apprenait finalement qu’elle avait été condamnée et que ses high kick sur la playa doublés du risque de se prendre une grosse fourchette entre les deux yeux avaient été motivés par un leurre… Nos super-héros en herbe semblent dans Zoom davantage débarquer au centre aéré que dans un camp d’entrainement pour la survie de la planète. Légèreté, légèreté chérie, et c’est aussi pour ça qu’on adore !

Mi-figue mi-raisin

Alors certes les effets spéciaux sont plutôt convaincants mais au bout d’un moment, ça devient lassant de voir notre écran obstrué par un gros morceau de fesse, de ventre ou d’on ne sait quoi d’ailleurs. En tant que spectateurs, nous avons par ailleurs le sentiment d’être soit chez l’assistante sociale soit à la réunion parents / profs tant nos quatre apprentis peuvent douter d’eux-mêmes et tour à tour vouloir tout foutre en l’air. Bon certes les interrogations relancent l’action mais tout le monde sait qu’au final, aucun d’entre eux ne retournera dans la case « monstre » au sein de l’école qu’il déteste. Autant rester groupé face à l’adversité et cesser tout quart d’heure d’écorché vif, d’incompris ou de lâche de côté. C’est au choix du héros.

Au-delà de l’histoire d’amour qui sent fort le téléfilm du milieu d’après-midi, Zoom a un côté tête à claque tant les mimiques de nos héros sont parfois agaçantes. « Je suis lourd et j’assume », « je suis belle et je le sais », « je suis mystérieuse et je t’em….. », « je suis beau gosse et j’en joue », etc. Tantôt attachant, tantôt irritant, notre quatuor joue des coudes pour se faire entendre face à une déferlante de Marvel et DC bien plus convaincants. Bien loin des X-Men, des Avengers ou de la Justice League, nos quatre héros n’en demeurent pas moins touchants par leur volontés de devenir à leur tour les sauveurs de notre très chère Terre. Rappelons toutefois que Tim Allen fut nommé au Razzie Award du pire acteur pour son rôle du Capitaine Zoom… On comprend mieux pourquoi ces élèves ont déçu la plupart d’entre nous par leur manque d’assurance et leurs pouvoirs vus et revus.

Le méchant Connor Shepard aka Commotion

Nous retiendrons quoi qu’il en soit l’aspect divertissant de cette Académie de super-héros destinée aux plus jeunes. Ados et adultes, assumez donc votre âme d’enfant et détendez-vous pleinement.

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