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#LesFilmsDeLaHonte : maudits par Ghost Rider

Chaque semaine, les rédacteurs de CinéSérie vous font partager l’un de leurs pires films préférés. Aujourd’hui, c’est au tour du film d’action fantastique « Ghost Rider » (2007) d’être passé au crible !

Souvenez-vous… Le scénariste et réalisateur de Ghost Rider (2007) Mark Steven Johnson nous dévoilait l’histoire du cascadeur Johnny Blaze (Nicolas Cage). Humain la journée, il devient le Rider la nuit, un chasseur de primes traquant les âmes échappées de l’enfer. Lorsque son amie Roxanne Simpson (Eva Mendes) est menacée, Johnny décide d’utiliser ses pouvoirs pour se retourner contre son Maître… Un crâne enflammé assisté d’une moto en feu elle aussi, ça ne s’oublie pas si facilement ! D’autant qu’en 2012, Mark Neveldine et Brian Taylor ont remis le feu avec Ghost Rider : L’Esprit de Vengeance. Bande de pyromanes va !

Les origines

Ghost Rider est un super-héros évoluant dans l’univers Marvel. Créé par les scénaristes Roy Thomas et Gary Friedrich et le dessinateur Mike Ploog, le personnage apparaît pour la première fois sous sa forme actuelle en 1972, dans le comic book Marvel Spotlight #5. Le nom Ghost Rider est à l’origine utilisé par un autre personnage de Marvel Comics, qui sera renommé par la suite Phantom Rider. En France, l’origine de Ghost Rider est publiée dans Strange Spécial Origines n° 235 et dans Étranges Aventures n° 40. Dans les éditions françaises, le nom du personnage était traduit, selon les éditeurs, par Le Motard Fantôme ou le Cavalier Fantôme.

Le film qui en découle est, indéniablement, bien rythmé et plutôt original. Il ne s’agit pas là d’un film dit culte mais d’un bon divertissement. Vous avez dit divertissement ? Avec de bons gros défauts et des scènes qui sonnent faux ? Certes oui, Ghost Rider rentre facilement dans la catégorie du nanar pour le plus grand nombre ! Mais laissez-nous tout d’abord vous rafraichir la mémoire…

La malédiction du Ghost Rider

À l’époque de la conquête de l’Ouest, le Diable Méphistophélès (Peter Fonda) envoie son chasseur de primes, le Ghost Rider, pour signer son contrat avec un millier d’âmes corrompues de la ville de San Venganza. Puisque la nature du contrat pourrait donner à Méphistophélès la puissance nécessaire pour ramener l’enfer sur terre, le Rider refuse de lui donner ce contrat et part en cavale. Un siècle plus tard, Méphistophélès propose à Johnny Blaze (Matt Long), un cascadeur de dix-sept ans, de guérir son père Barton (Brett Cullen) de son cancer des poumons en échange de son âme. Une goutte du sang de Johnny tombée sur le contrat fait de lui le serviteur de Méphistophélès. Le lendemain, le jeune homme découvre que son père est guéri, mais il meurt dans la même journée à la suite d’une cascade qui a échoué. Johnny accuse Méphistophélès de la mort de son père mais celui-ci lui rétorque qu’il a rempli la part de son contrat. Le Diable explique à Johnny qu’il reviendra pour lui dans le futur lorsque cela sera « nécessaire ».

Des années plus tard, Johnny (Nicolas Cage) est à son tour devenu un cascadeur professionnel, célèbre pour ses cascades ratées. Avant d’exécuter une nouvelle cascade particulièrement périlleuse, Johnny rencontre son amie d’enfance Roxanne (Eva Mendes), devenue journaliste. Pendant ce temps, Blackheart (Wes Bentley), le fils démoniaque de Méphistophélès, arrive sur Terre accompagné de ses trois subordonnés (représentant l’eau, le vent et la terre) afin de s’emparer du contrat de San Venganza. Méphistophélès réapparaît alors à Johnny et déclenche le processus de sa transformation, faisant de lui le nouveau Ghost Rider. Au lever du soleil, Johnny redevient humain et se retrouve dans un cimetière où il est recueilli par le fossoyeur (Sam Elliott) qui lui explique que Méphistophélès en a fait son homme de main…

Un film qui tient la route

Quatre ans après Daredevil (2003), Mark Steven Johnson adaptait sur grand écran le personnage du Ghost Rider. Comme nous le disions plus haut, l’intrigue est dynamique et le combat entre le Bien et le Mal alléchant. Le film tient en haleine par ses scènes d’actions et ses effets spéciaux plutôt bien réussis. Ceci étant dit, ce Marvel chaud la braise est un des moins bons films du MCU…

Alors que Blaze foire une cascade en moto, son ami lui lance l’inévitable « il y a un ange qui veille sur toi » en réponse à son « j’ai eu de la chance ». Et Blaze de rétorquer, toujours aussi inévitablement : « Ce n’est peut-être pas un ange… ». Frisson garanti, larme à l’œil ou éclat de rire général, tout dépend si l’on a saisi le nanar au vol ! En même temps faut être dingue pour sauter par-dessus des hélicos aux hélices qui tournoient, et se planter à l’arrivée au milieu de la piste enflammée (insert ?). Toujours est-il que le squelette apparaît en surbrillance sur le visage au regard lointain… Du pur nanar !

Les archétypes made in nanarland

Bien que Nicolas Cage soit plutôt convaincant en motard enflammé, le film est truffé d’actions avec la fameuse bécane aux roues de feu. Et trop de bécanes tue la bécane ! La moto va même jusqu’à rouler à la verticale sur un building en verre, ce sous le regard inquiet et fiévreux d’Eva Mendes… L’histoire d’amour sonne d’ailleurs un peu faux tant elle semble meubler le tout. Mais il fallait bien que l’actrice plantureuse tombe amoureuse du sac d’os pour plaire au plus grand nombre ! Un cavalier de l’Enfer sans cavalière, ça désespère. Puis il est excitant le Monsieur, avec ses phrases toute faites et son regard brûlant. Quoiqu’un peu vides ses orbites, mais bon…

Je suis le seul à pouvoir passer d’un monde à l’autre. Je suis Ghost Rider.

Les flammes de l’Enfer brillent ainsi de mille feux tout du long, que ce soit sur le Rider lui-même ou dans les yeux de sa belle. Et c’est justement pour ça qu’on adore ! Le Pacte avec le Diable, la malédiction qui survient la nuit venue, le squelette maudit, etc. En parlant de squelette, notre Rider est un peu too much vous ne trouvez pas, en mode motard qui fait peur ? Crâne chauve et blanc (rasé jusqu’à l’os, ça fait mal), voix d’outre-tombe, chaîne, pics sur le blouson (de cuir bien sûr) et tout le toutim, ça pique les yeux quoi ! Après on ne peut pas dire le contraire, il fallait bien respecter le personnage du comic. Sauf qu’en film, ça fait faux !

Feu les méchants

Côté archétype, on a aussi Blackheart, rejeton de Satan blanc comme un linge façon vampire. Quand il s’énerve c’est un peu beaucoup ça d’ailleurs, les yeux rouges injectés de sang et la bouche disproportionnée ouverte sur une rangée (deux rangées plutôt) de dents aiguisées et pas alignées. N’oublions pas ses trois subordonnés, représentant l’eau, le vent et la terre. En mode pierre-papier-ciseaux, on n’est pas surpris de constater que le Rider les fume un par un

Blackheart, fils de Dracula ?

Le vent n’est-il pas à même d’éteindre le feu ? Ok si on souffle sur des bougies d’anniversaire mais là, on peut dire que Mister Wind a attisé le feu jusqu’à manquer de souffle ! L’eau par contre, on est d’accord qu’elle est censée éteindre le feu… Son représentant n’avait donc aucune raison d’être à sec face au Rider fou ! Quant à la terre… On va dire que c’est la politique de la terre brûlée qui l’a emportée. Blaze le maudit a tout détruit sur son passage, ce devait être ça, l’explication scénaristique. Les méchants sont en tous les cas éliminés si facilement que cela en devient improbable ! Décevant même.

La cerise sur la moto

Et que dire du happy end… Alors que Méphistophélès propose à Johnny de lui rendre son âme et de lui retirer ses pouvoirs, ce dernier décide de rester tel quel pour faire régner la justice… On veut nous faire croire que le gars est heureux de garder à vie, toutes les nuits, le squelette qui lui sert de corps couronné de flammes incendiaires ? Tu peux dès lors oublier les réconciliations sur l’oreiller Johnny, idem pour les grasses mat’ ou les soirées télé ! Blaze a le choix mais non, il préfère rester le Rider pour toujours…

Oublie les amis, oublie la famille, oublie… L’amour. Désormais tu seras le Rider jusqu’à la fin de tes jours.

Alors, ça vous donne envie de refaire un bout de chemin avec le Rider non ? Nous oui ! C’est parti pour un tour à moto qui, à coup sûr, va nous donner chaud !

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