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#LesFilmsDeLaHonte : mordus de Fright Night

Chaque semaine, les rédacteurs de CinéSérie vous partagent un de leurs pires films préférés. Aujourd’hui, notre film de la honte se nomme : « Fright Night » de Craig Gillepsie ! Un film d’épouvante qui tend plus vers le comique que l’horreur, et surtout un savant mélange de clichés et de « réchauffé » ! 

Dans la lignée des films du genre vampirique, on retrouve l’incontournable pieu dans le cœur, le crucifix brandi, l’ail toutes gousses dehors, ou encore l’astre jaune venu carboniser les vilains. Dans la même veine, les actions et autres réactions sont plus ou moins prévisibles.

On craint pour les gentils en espérant – secrètement – ne pas voir disparaître le beau méchant… En résumé, on salive devant la gueule d’ange du démon ! Nos palpitants s’affolent quand le vampire montre les dents sans pour autant céder au grand frisson de la peur. Une chair de poule contenue, des chocottes retenues. Ni trop sanglant ni dérangeant, c’est entre autres pour ça qu’on adore Fright Night !

Pensée spéciale pour le défunt Anton Yelchin (Charley Brewster dans le film), tragiquement décédé en juin 2016 suite à un problème technique lié à son Jeep Grand Cherokee. Sinistre fin pour un jeune acteur de talent. Film de la honte ou pas, Anton Yelchin était promis à une belle carrière. Au casting également, Colin Farrell (Jerry Dandrige), Toni Collette (Jane Brewster), David Tennant (Peter Vincent), Christopher Mintz-Plasse (Evil Ed), Imogen Poots (Amy Peterson) ainsi que Dave Franco (Mark).

Il était une fois…

Jeune garçon de terminale nouvellement populaire, Charlie Brewster sort avec la plus jolie fille du lycée. Bien qu’il conserve des restes de timidité et de naze attitude, il snobe littéralement son pote d’enfance, Ed le geek binoclard. C’est alors que Jerry, viril et mystérieux à souhait, s’installe à côté de chez lui. Autant sa mère tombe sous le charme du nouveau voisin, autant lui reste sur ses gardes. Le gars est trop sympathique à son goût et insiste lourdement pour se faire inviter. Et pour cause… Selon Ed, Jerry est un vampire ! De disparations en preuves accablantes, c’est au tour du geek de se volatiliser. Charlie va alors tout faire pour se débarrasser du monstre sanguinaire. À commencer par approcher le célèbre Peter Vincent…

De caricatures en cas de figure

Les populaires et la blondasse moulée d’un côté, les geek et la mère esseulée de l’autre. Et au milieu ? Le bel et sombre inconnu qui séduira les uns pour mieux appâter les autres… Lorsque le geek se transforme en vampire, on rit de le voir enfin tout-puissant face au pote qui, il y a peu, l’ignorait encore. Et qu’en est-il du chasseur de vampires, aka Peter Vincent ? Plus arnaqueur que réel exterminateur, l’homme déblatère en théorie mais se pisse dessus en pratique. Grand dégingandé aux cheveux long et ensemble de cuir, le pseudo-spécialiste a tout de celui qui brûle la vie par les deux bouts. Et pour cause : l’homme cache un douloureux secret et lâchera de fait une réplique très américaine pour relancer l’action : « Allons casser du vampire ! ».

Jerry vous avez dit Jerry ?

Et oui, c’est bien le nom qu’a repris notre suceur de sang dans ce remake de « Vampire vous avez dit Vampire », réalisé par Tom Holland en 1985. Bien qu’à consonance inoffensive, ne vous fiez pas aux apparences ! L’homme n’a rien de la gentille petite souris du même nom qui embête le chat Tom. Non… Nous sommes bien au-delà de la gentille course-poursuite, du vainqueur et du perdant, de l’amitié en toile de fond. En effet, Jerry sort toujours gagnant puisque sa soif de sang ne saurait être étanchée et, comme la petite souris, sa force est décuplée.

À la fois excitant et bestial, Colin Farrell est à l’opposé de la caricature du vampire tel que les fans du genre aiment à les découvrir. Ni longues mains griffues ni gueule cassée à la Nosferatu tout au long du film ! Marcel blanc, chaîne au cou et ceinturon, le vampire nouveau est plus sexy que jamais. Et toutes rêveraient bien de l’inviter… À leurs risques et périls.

So vampirique !

Ni zombie ni loup-garou dans ce remake tourné à Las Vegas. Mais le fantasme du voisin sexy est bel et bien conservé. Côté bandes-son accompagnant son rôle, c’est chaud bouillant ! Le bonhomme est pourtant glacial, puisque mort-vivant… Mais demeure chaud la braise en toutes circonstances, même la tronche déformée et les quatre rangées de dents en avant quand sa vraie nature ressort ! C’est ainsi que l’excitation est doublée par la musique venue réchauffer une atmosphère déjà étouffante à Vegas.

Bad bad love d’Alexander Ebert en début de film vient écraser la zone désertique et semer un premier vent de panique. 99 problems fredonnée par Hugo nous rappelle qu’on est dans la mouise… Jusqu’au cou ! De jolies petites canines n’attendent en effet qu’une chose, s’y planter goulûment ! Quand la petite amie du héros tombe à son tour sous les griffes du démon, les problèmes commencent réellement… Et il y en a sang ! Non, cent… Cent problèmes et autant de solutions puisqu’on vous le rappelle : un pieu dans le cœur et retour à l’envoyeur !

À la semaine prochaine pour un nouveau « film de la honte » ! N’hésitez pas à nous partager les vôtres ou à nous en proposer dans les commentaires.

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