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#LesFilmsDeLaHonte : repêchons Les Tortues Ninja 3

Chaque semaine, les rédacteurs de CinéSérie vous font partager l’un de leurs pires films préférés. Aujourd’hui, c’est au tour des Tortues Ninja 3 d’être sauvé dans nos filets des films honteusement appréciés.

Souvenez-vous… En 1993, sortait Les Tortues Ninja 3 : retour au pays des samouraïs de Stuart Gillard. Notre homme avait également écrit le scénario de cette comédie d’aventure chargée d’action. Nous retrouvions nos célèbres tortues projetées dans le japon du XVIIeme siècle grâce à un sceptre magique. Entre paysages somptueux et costumes traditionnels, cette escapade au pays du soleil levant nous avait à l’époque bien plu. Nostalgie quand tu nous tiens… Bastons nullement prises au sérieux et vannes pas drôles ponctuaient par ailleurs ce film qui passe souvent mal lors des conversations de cinéphiles. Pour autant nous ne pouvons nous empêcher de vibrer au son de Yoshi’s Theme de John Du Prez et Ocean Music. Un bon gros plaisir coupable en résumé.

Trois fois plus de ninja

Les Tortues Ninja premier du nom sortait en 1990. Signé Steve Barron, le film nous contait les prémisses de nos héros aux bandeaux. Après un contact avec une mystérieuse substance chimique, nos quatre tortues qui vivaient alors dans les canalisations new-yorkaises se transformaient en tortues géantes. Formés par un vieux rat sage, Leonardo, Michaelangelo, Donatello et Raphael, par ailleurs amateurs de pizzas, apprenaient les techniques des guerriers ninjas afin d’affronter le terrible Shredder. Le but avoué de ce dernier était tout bonnement d’asservir le monde.

Les Tortues Ninja 2 : les héros sont de retour de Michael Pressman sortait l’année suivante. Nos quatre tortues parvenaient à découvrir l’origine de la substance ayant provoqué leur mutation. Malheureusement, Shredder la découvrit avant eux et l’utilisa pour muter et décupler ses forces.

Jamais deux sans trois

L’opus qui nous intéresse propulsait nos ninjas dans le Japon du XVIIe siècle, plus précisément dans la province de Shingu. Les quatre samouraïs poursuivaient le prince Kenshin qui s’était révolté contre son père. Arrêté et emprisonné, Kenshin saisissait un sceptre. Dans les années 90 à New York, la journaliste April O’Neil (Paige Turco) venait offrir à ses amis et à leur maître et figure paternelle le rat Splinter, le même sceptre qu’elle avait trouvé chez un antiquaire. Alors qu’elle en lisait l’inscription, elle disparut et Kenshin apparut à sa place. Leonardo, Donatello, Raphael, Michelangelo revenaient au XVIIe siècle pour délivrer April et aider la princesse Mitsu (Vivian Wu) à résister à l’invasion des troupes du roi Norinaga. Nos héros étaient aidés par un jeune pirate, Whit Whitley, l’ancêtre de Casey Jones (Elias Koteas).

Volet le moins apprécié de la trilogie, Les Tortues Ninja 3 est généralement classé comme film pour enfants. Les précédents opus étaient quant à eux beaucoup plus matures et violents. L’absence notoire de Shredder a largement déçu les fans. De son vrai nom Oroku Saki, Shredder est effectivement l’ennemi le plus acharné des Tortues Ninja et a toujours été repris comme tel dans toutes les incarnations de la bande dessinée. Chef de l’organisation connu comme le Clan des Foot, sa soif de pouvoir nourrissait les deux premiers volets, ce qui a cruellement manqué aux samouraïs.

Comique et en musique

L’autre désillusion majeure résidait dans le look général des tortues. Nos héros étaient bien plus proches du cartoon que dans les deux premiers films de la trilogie. Entre blagues enfantines et combats pris par-dessus la jambe, nous n’avons tout bonnement pas reconnu nos Ninjas favoris. Point positif, le film de Stuart Gillard commence sur une note rock avec Can’t stop rockin’ des ZZ Top. Les musiques s’égrènent ensuite au fur et à mesure de leur voyage au Japon, entre Tarzan Boy de Baltimora, Rockin’ Over the Beat de Technotronic et Ya Kid K ou encore Conga de The Barrio Boyzz. Des tunes qui hésitent entre la pop, la salsa et l’électro pour des tortues oscillant entre un public d’enfants ou d’adultes consentants. Sans oublier Turtle Jam de Psychedelic Dust feat Loose Bruce et Turtle Power de Partners in Kryme. Le rap s’empare alors de notre poste de télé pour nous donner plus envie de danser que d’admirer les prouesses acrobatiques de nos samouraïs à carapace.

Pour beaucoup, le franchise sera allée de mal en pis. Un premier film très bon, un second décevant et un ultime plus série B mignonne que troisième volet fidèle. Le méchant vilain de l’histoire était soi-disant passé de vie à trépas dans le premier film. Nous avions pourtant vu Shredder réapparaître dans le deuxième où il avait, cette fois, réellement succombé. Il fallait donc se passer de l’antagoniste principal de nos ninjas pour extraire du néant une intrigue pleine de sens.

Une histoire tirées par les écailles

En résulte le prince Kenshin et un étrange sceptre magique. Des visages de cartoon, des costumes qui laissent à désirer et un ensemble candide. Et pour enrober le tout, de l’humour en veux-tu en voilà. Une indigestion de blagues tirées par les cheveux qui, à bien y repenser, nous rendent nostalgiques de nos visionnements insouciants cocoonés dans le canapé. Nous apprécions particulièrement le décalage entre nos tortues modernes venues de NYC et les japonais ancestraux.

Que dire toutefois des fameuses batailles nippones parfaitement chorégraphiées ? Nous avons ri face à ces ennemis qui semblaient presque attendre d’être frappés, tranquillement installés sur leurs marques de comédiens. C’est pourtant rougissants que nous devons bien avouer avoir passé d’agréables moments face à cette nouvelle (et dernière) aventure mouvementée. Les tortues surjouent mais la bonne humeur est bien présente. Cowabunga donc, notre attachement aux ninjas reste intact !

Les origines

Créées par Kevin Eastman et Peter Laird en 1984 dans le comics homonyme, les Tortues Ninja ont d’emblée plu au plus grand nombre. Les auteurs avaient initialement prévu un tome unique dans un style assez sanglant et plutôt destiné à un public adolescent. Mais face au succès fulgurant, ils lancèrent une série de comic books. Plusieurs séries télévisées d’animations furent produites par la suite tandis que sept films sortirent entre 1990 et 2016.

À New York, Hamato Yoshi, un maître ninja japonais, est assassiné par son rival Oroku Saki aka Shredder. Splinter, le rat de compagnie de Yoshi, qui a appris le ninjutsu en observant et mimant son maître, réussit à s’échapper et se réfugie dans les égouts. Il fait plus tard la connaissance de quatre bébés tortues tombés accidentellement dans un liquide mutagène. Il les en retire et les recueille, s’exposant lui-même à la substance chimique. Sous l’effet du produit, les cinq animaux mutent peu à peu, jusqu’à développer un aspect anthropomorphique, ainsi qu’une intelligence et une dextérité humaine. Splinter devient alors le père adoptif des tortues, qu’il élève et entraîne aux arts martiaux afin qu’elles puissent survivre à un environnement qui ne les acceptera jamais.

De tortues à ninjas

C’est ainsi entraînées par Splinter à l’art du ninjutsu que les quatre tortues luttent contre diverses menaces qui pèsent sur la ville. Autres ninjas, mutants, extra-terrestres, criminels ou parfois même des créatures surnaturelles. Tout cela en essayant de dissimuler leur existence à la population. Splinter possédant un livre sur l’art de la Renaissance, les tortues mutantes sont baptisées de noms d’artistes de cette époque : Michelangelo (Michel-Ange), Leonardo (Léonard de Vinci), Raphael (Raffaello Sanzio) et Donatello (Donato di Niccolò di Betto Bardi dit « Donatello »).

Les tortues sont chacune spécialisées dans l’utilisation d’une arme précise : les Ninjatōs par Leonardo, les saï par Raphael, le bō par Donatello et les nunchaku par Michelangelo. Dans le comic book original, elles portent toutes des bandanas rouges qui prendront une couleur propre à chaque tortue dans les versions plus tardives (le bleu pour Leonardo, le mauve pour Donatello, le rouge pour Raphael et l’orange pour Michelangelo).

Et vous, qu’avez-vous pensé des Tortues Ninja au pays des samouraïs ?

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1 commentaire

  1. je les ai tous adoré

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