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#LesFilmsDeLaHonte : sauvons l’honneur de Captain America

Chaque semaine, les rédacteurs de CinéSérie vous partagent l’un de leurs pires films préférés. Aujourd’hui, c’est au tour du film aventureux « Captain America » made in the 90’s d’être passé au crible. Un navet aux allures de nanar qui aurait mieux fait de rester congelé au lieu d’être proposé sans sel et sans couverts.

Que dire d’autre, nous n’avions pas les armes pour déguster un Captain tant bâclé. Souvenez-vous… C’est en 1990 que sortait le film d’action Captain America signé Albert Pyun. 1h37 de pur bonheur avec en tête d’affiche Matt Salinger dans la peau de Steve Rogers. En plus d’être véridique ça rime, que demander de mieux ? Le film était un pur nanar en barre, une pépite de la honte comme on n’en fait plus. D’une lenteur accablante, cette version du Captain devient à peine les vingt premières minutes écoulées ennuyeuse à souhait. Notre héros manque cruellement de charisme, surjoue et apparaît bien trop peu en rouge et bleu à notre goût. Nous lui accordons donc deux étoiles seulement, une pour le bouclier, l’autre pour le poitrail. Pour le reste, Rogers peut aller se rhabiller.

Une intrigue alléchante

En 1936, l’Allemagne nazie avec l’aide d’une brillante biogénéticienne : le docteur Maria Vaselli (Carla Cassola) vient de mettre au point un sérum capable d’accroître la vitesse, l’endurance et la force des soldats. Les nazis, dans ce but, vont kidnapper un jeune garçon brillant et extrêmement intelligent issu de l’aristocratie italienne : Tadzio De Santis (Scott Paulin). Ils forcent le scientifique à lui administrer le sérum, mais une fois injecté, le sérum inflige des séquelles physiques au jeune homme, lui amaigrissant le visage et le couvre d’une rougeur inguérissable. Devant une telle horreur et venant de comprendre la gravité de son acte, la scientifique s’enfuit avec la formule du sérum. Quelques années plus tard, la généticienne ayant rejoint les États-Unis a amélioré la formule et voulant se racheter de sa faute passée décide d’en faire profiter les États-Unis et un projet est mis en route.

C’est alors qu’un jeune soldat idéaliste américain du nom de Steve Rogers (Matt Salinger) se porte volontaire pour une expérience appelée : « Renaissance », qui n’est autre que le projet en question. Devenant ainsi un super-soldat, il sera le symbole des États-Unis et du monde libre, et se verra attribué un costume et un bouclier à l’effigie des U.S.A, il devient alors le Captain America. Lors d’une opération en Allemagne, il va rencontrer son plus farouche adversaire : Crane Rouge (Redskull) qui n’est autre que De Santis vouant une haine à l’humanité. Mais, en détournant un missile de sa trajectoire, il tombe dans l’océan Arctique et est congelé. Revenant à la vie, dans les années 90, il va devoir réaffronter Crâne Rouge, cette fois-ci à la tête d’une importante société secrète.

Echec et mat

En mai 2006, le site IMDb classe Captain America 48ème pire film de tous les temps. Et pour cause, la production americano-yougoslave se trouve à des années-lumière de ce qu’ont pu plus récemment nous offrir les productions Marvel. Effets spéciaux caducs, costume qui sonne faux, bouclier façon frisbee et tout ce qui s’en suit font de ce film un petit bijou de foirages plus ou moins risibles. Et c’est aussi pour cela qu’on adore ! Notre super-héros patriotique nous divertit par sa mollesse et ses improbables mimiques. Or malgré ses ailes vissées sur sa tête, il ne nous emmène guère au septième ciel.

Avec le patron de la Cannon – l’usine à nanars musclés des 80s – Menahem Golan a la production, nous étions prévenus. Tout ceci sentait le nanar à plein nez avec à son actif des projets tels que L’Implacable Ninja (1981), Hercule (1983), Invasion U.S.A (1985), L’invasion vient de Mars (1986) ou encore Le Temple d’or (1986). Une fois de plus donc, c’est sans surprise que le Captain financé par ses soins nous offrit un merveilleux voyage au pays de la déception.

Captain fait son cinéma

Créé par Joe Simon et Jack Kirby, Captain America connut de nombreuses adaptations à l’écran après être passé entre les mains de Stan Lee. En 1944 tout d’abord, avec un Dick Purcell dissimulé sous le masque du Captain. En 1979 ensuite, avec Captain America premier et deuxième du nom, deux téléfilms portés par Reb Brown. Sautons Salinger dont nous parlons suffisamment pour en venir directement à Chris Evans, chouchou des années 2000, véritable maître à bord s’il en est.

Notre homme a tout d’abord endossé la cape dans Captain America : First Avenger (2011) suivi du Soldat de l’hiver (2014) et de Civil War (2016). Le grand spectacle le vrai, celui qui vous colle le frisson et une folle envie d’évasion. Une trilogie qui nous a tous marqués et a d’autant plus fait oublier les pâles copies sorties auparavant. Sans parler de la tétralogie Avengers et des autres apparitions de Evans dans Thor : Le Monde des ténèbres (2013), Ant-Man (2015) ou encore Spider-Man : Homecoming (2017). Ces superproductions ont fini d’enterrer les anciens Captain. Ah nostalgie quand tu nous tiens, jamais plus nous ne retrouverons la patte si caractéristique d’un Captain qui en fait trop. Ou pas assez, à vous de juger…

On rit ou on s’ennuie ?

Nanar avéré, le Captain America de Pyun est bien plus comique que dramatique. De bout en bout, nous préférons prendre le parti d’en rire tant voir ou revoir notre héros ainsi discrédité nous donnerait presque envie de pleurer. De la mise en scène au costume cheap en passant par le jeu d’acteur, on prend le risque de mourir de rire. Heureusement que les longueurs nous permettent de reprendre de temps à autre notre souffle, d’essuyer nos larmes moqueuses pour mieux nous préparer à la prochaine hilarité.

Certains d’entre vous auront plus baillé et soupiré que ri, et auront donc davantage penché pour le navet. Dialogues platoniques, action mollassonne, suspense semblant avoir été orchestré par un paresseux endormi, etc. Captain ne semble pas impliqué tandis que Crane Rouge ne fait que vociférer des ordres à ses hommes de main. Soulignons par ailleurs la passion de Pyun pour les plans serrés… On étouffe à la fin, car en plus de rire ou de bailler, on ne voit rien ! Les combats sont à titre d’exemple filmés de bien trop près pour être appréciés, sans parler du montage acéré… Au même titre que son héros qui n’en impose guère, la bande-son ne nous a là encore pas filé le frisson.

Nous retiendrons donc un début plutôt prenant suivi d’un milieu ennuyeux et d’une fin décevante. Êtes-vous de ceux qui ont ri et rient encore face à ce nanar en barre ou plutôt du clan de ceux qui se sont endormis à force d’absence de cadence ? À vos commentaires !

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